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 Show me the world as I'd love to see it ❅ Alexis ♥︎

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MessageSujet: Show me the world as I'd love to see it ❅ Alexis ♥︎   Mer 16 Déc - 22:26

Show me the world as I'd love to see it
“Sometimes I believe that this less material life is our truer life, and that our vain presence on the terraqueous globe is itself the secondary or merely virtual phenomenon.”
Hazel se trouvait à Boston depuis un gros mois maintenant et doucement, elle prenait ses marques. Il était difficile pour elle de se fondre dans la culture américaine qui s'avérait totalement différente de la culture lapone, mais c'était le challenge qu'elle se fixait, et ce, depuis son départ pour ce pays si grand, si envié par l'Europe entière très certainement. Elle connaissait l'Amérique à travers les livres et aujourd'hui, elle avait la chance d'y vivre. Pourtant, certains comportements, certaines façons de penser la laissaient totalement perplexe, au point de parfois l'effrayer un peu. En Amérique, le temps passe vite, le mode de vie est rapide et parfois déroutant. Souvent dépassée, Hazel essaie, toutefois, de garder la tête sur les épaules, pour se montrer à la hauteur de ses espérances, mais aussi de celles de ses parents. D'après les guides, Boston est une ville attachante et très agréable avec un Downtown très américain. Riche de son histoire, on peut admirer de beaux vestiges de la ville coloniale. La jeune Lapone ne savait que très peu sur ce pays plein de secrets et ne demandait qu'à le découvrir. Elle remarquait que pour chacun des habitants de cette ville, qui connaissait un minimum l'histoire de son propre pays, Boston restait le berceau historique des Etats-Unis. Elle voulait aussi comprendre pourquoi, elle était désireuse d'en savoir plus, mais le manque de temps et d'informations faisaient office de barrage ; alors elle se contentait de découvrir petit à petit. C'était long, c'était parfois même énervant, mais avait-elle vraiment le choix ?

La Suédoise envie les personnes comme Harper ou ses amies qui n'ont pas de problème à se faire une place dans la société estudiantine, mais aussi plus urbaine. Elle aimerait en faire de même, mais peut-être n'aiment-elles pas la même chose. Hazel a toujours cette impression d'être un extraterrestre venu d'une autre planète appelée Laponie. Une région pas toujours connue et critiquée par une culture incomprise. Dans les yeux de certains, Hazel a l'impression d'être un phénomène de foire alors que, pour rien au monde, elle ne voudrait renier ses origines. Elle aime la Suède, elle aime la Laponie, la Finlande. Elle aime aussi la neige, les aurores boréales et est habituée au froid. En Laponie, la technologie n'est pas aussi poussée qu'en Amérique et même si la mondialisation touche aussi la Finlande ou la Suède, les habitants de cette région préconisent surtout la beauté et les trésors qu'offrent le paysage et la nature de leur région. Hazel ne fait pas exception à la règle et même si elle trouve la nouvelle technologie fascinante, à ses yeux rien n'est plus beau qu'un coucher de soleil, que de vastes étendues immaculées de blanc entrecoupées de pins verts et vaillants. Elle aime ce soleil si avare et pourtant encore présent, créant une lueur afin de ne pas oublier que l'après-midi bas encore son plein. Elle aime les longues balades dans la neige, le silence reposant de la nature totalement endormie sous le froid qu'offre la Laponie durant ces six longs mois d'hiver.

Une association pour les étrangers était mise en place au sein de la ville et sans aucune hésitation, Hazel s'y était inscrite. Depuis lors, elle pouvait partager avec d'autres son pays qui lui manquait tant. Elle était toujours enjouée à l'idée de pouvoir casser les aprioris sur leur culture incomprise. Dans cette association, les personnes étaient curieuses de découvrir d'autres pays, d'autres régions tout comme Hazel et même si elle ne connaissait pas encore beaucoup de monde, elle aimait y passer du temps quand ses études le lui permettaient. En cherchant des activités à proposer, Harper et Lee leur avaient parlé d'une idée qui serait de trouver une sorte de cobaye à qui il fallait faire aimer son pays. Il n'était pas simple pour Hazel, voulant aller au-delà d'un restaurant lapon, qu'elle était d'ailleurs certaine de ne pas trouver dans cette ville. Elle voulait mettre les bouchées doubles et prouver que la Laponie était terriblement envoutante et qu'il s'en dégageait un charme irrésistible venant hanter l'imagination et la mémoire de chacun qui ose y mettre les pieds. Le plus difficile pour Hazel, qui ne connaissait pas encore beaucoup de monde à Boston, fut de trouver ce cobaye à qui elle n'aurait pas l'impression d'empiéter sur un temps si précieux après lequel courraient les américains. Elle avait longtemps réfléchit jusqu'à ce que Harper lui propose Alexis. Il était probablement l'un des seuls qu'elle connaissait, même si elle était loin de pouvoir réciter l'anamnèse de ce garçon. Elle l'avait vu plusieurs fois, lorsqu'elle se rendait chez eux pour travailler. Elle l'avait aussi rencontré dans cet avion, sans pouvoir lui parler. Elle en avait rêvé, elle avait même espéré et ce, juste parce qu'il avait osé la regarder, ou peut-être juste la voir. Les courts instants qu'elle avait pu passer avec lui avaient été ceux auxquels elle avait le plus repensé et aujourd'hui, Harper lui proposait de lui faire découvrir la Laponie. A côté de ça, Hazel savait qu'il avait été élu le garçon le plus beau. Elle même avait voté pour lui, mais contrairement à Shivani, elle n'éprouvait pas la même fascination. Hazel voulait aller au-delà du physique qu'il dégageait. Elle voulait apprendre à le connaitre, peut-être même le surprendre sans pour autant être une jolie brune aux yeux de biche qui avait un don pour dandiner son corps sur le rythme des musiques bollywoodiennes. Contrairement à Shiva', Hazel était très simple et la seule chose qui faisait d'elle quelqu'un sortant de l'ordinaire, c'était peut-être le fait qu'elle venait de Laponie et qu'elle avait une toute autre façon de penser. Elle ne voyait pas en lui un garçon qu'elle voulait mettre dans un lit, avec qui elle passerait un moment qu'on pourrait parfois qualifier de sensationnel, tout ça parce qu'il restait ce monsieur "belle-gueule" aux yeux de beaucoup de filles. Finalement, à force d'y réfléchir, elle avait accepté de se lancer dans l'aventure, avec l'espoir qu'il accepte de lui consacrer une petite heure, voir même une petite demi-heure.

En début de soirée, Hazel avait quitté sa chambre de confrérie, non sans oublier sa veste. Le froid hivernal américain se faisait ressentir, beaucoup plus doux que ce qu'elle vivait en Laponie. Elle avait pris le chemin pour se rendre chez les Hoffman en espérant qu'Alexis serait encore là pour jouer le rôle de cobaye dont elle avait besoin. Le doigt appuyé sur la sonnette, elle s'était reculée en attendant qu'on vienne l'ouvrir. Elle avait espéré tomber sur Harper ou mieux encore, sur Alexis, mais au lieu de ça, la rouquine faisait face à Aurore, leur demi-soeur que la jeune demoiselle ne connaissait que très peu –"Bonsoir Aurore. Est-ce qu'Alexis est là, s'il te plait ?" Un petit accent suédois était perceptible dans la demande d'Hazel à cette autre petite rousse d'un tout autre genre. Un tantinet farouche, Aurore hurla dans toute la maison après le Delta Upsilon, comme le lui avait demandé Hazel qui restait sur le pas de la porte. Elle attendit que le jeune homme se montre pour laisser un sourire inquiet prendre le dessus sur une expression faciale habituellement si paisible et si douce. –"Salut. Je suis désolée de te déranger en soirée, mais j'ai besoin de ta présence pour quelque chose que j'ai réalisé. Harper m'a dit que ça pourrait t'intéresser et je crois que t'es aussi le seul dans les personnes que je connaisse, qui pourrait être séduit ou touché par ce que j'ai fait. Si t'as autre chose de prévu ou si tu dois travailler, c'est pas grave tu sais, je comprendrais, mais je voulais au moins te le proposer parce que c'est aussi important pour moi, je crois." Anxieuse, Hazel se mordit la lèvre inférieure en attendant la réponse d'Alexis qui, finalement s'avérait positive, à son plus grand soulagement. -"Par contre, il faut que tu prennes une veste avec laquelle tu n'aurais pas trop froid. Je m'en voudrais que tu attrapes la crève ou autre chose."

Sur le chemin, elle se retint de lui en dire de trop, même si elle craignait qu'il prenne tout ça pour un rencard, pour un moyen de le séduire ou autre-chose du genre. Elle avait fait ça en toute objectivité, en mettant sa fascination de côté, avec pour seul but de faire découvrir son pays à quelqu'un qui pourrait être intéressé. Hazel y avait mis du sien et elle espérait vraiment que le tout plaise, même si c'était loin de la réalité. Elle lui avait fait part de son goût pour l'hiver, pour Noël, pour les fêtes de fin d'année et tout ça malgré qu'elle les passerait toute seule et loin de sa famille. Une pensée qui lui pinçait le coeur, mais qui était pourtant bien réelle. Devant un batiment, elle s'était arrêtée une fraction de seconde, puis avait entrainé Alexis à l'intérieur de celui-ci. Un long couloir séparant deux grands lofts fermés s'était présenté à eux et dans ce même couloir, elle s'était définitivement stoppée devant une porte fermée. –"Attends moi là cinq secondes, je viens te chercher après" La jeune Lapone s'était glissée entre une fine fente de la porte pour s'assurer qu'il ne puisse encore rien voir. Elle s'était juste contentée de mettre le tout en route, puis avait invité Alexis à entrer à son tour. La pièce manquait de meuble et d'aménagement, mais c'était ce qu'elle avait cherché. Les murs blancs ordinairement étaient tous recouverts d'images provenant d'un paysage lapon filmé et affiché à l'aide de plusieurs rétroprojecteurs. Tantôt des arbres enneigés, tantôt des plaines recouvertes d'un épais manteau blanc et surplombée par un coucher de soleil représentant le soleil de minuit, bien visible grâce au peu d'éclairage qu'offraient les bougies disposées le long de l'appui de fenêtre. L'ambiance était fraiche, mais chaleureuse. Un canon dirigé vers le haut laissait la neige artificielle retomber dans toute la pièce. Au milieu du loft, un amas de coussins étaient installés et lorsqu'on relevait les yeux vers le plafond, un autre rétroprojecteur projettait un ciel étoilé rythmé par la danse endiablée d'aurores boréales, comme on pouvait le voir en Laponie. –"Pour l'association où je suis, on pouvait faire connaitre son pays. C'était important pour moi de le faire parce que je n'aurais plus l'impression d'être l'esquimau qui vient du Pole Nord. Je ne te vise pas du tout en disant ça, mais je ne me voyais pas me donner autant pour des imbéciles, donc je me suis dit que quelqu'un comme toi pourrait avoir la chance d'en profiter. Evidemment, c'est loin de la réalité, mais j'ai vraiment donné de mon mieux pour y arriver." Les pommettes rougissant légèrement, cependant elle n'avait pas eu trop de mal à dire ce qu'elle pensait vraiment –"et je jure que c'est pas parce que t'as été élu l'homme le plus beau du campus que je le fais…" Alors que la neige artificielle continuait à tomber et se poser sur ses longs cheveux roux, elle se dirigea vers son sac, un peu plus loin, pour prendre une lettre et la tendre à Alexis -"Je me dis que tu le sais surement, mais le père Noël c'est un peu notre star. Mes parents, à Noël, ils nous offrent toujours une lettre reçue du père Noël. Mais le vrai père noël, celui de Rovianiemi et même si chez vous c'est un truc pour les enfants, je voulais te faire redevenir enfant l'espace d'une minute en demandant une lettre écrite de la main de ce vendeur de rêves pour les enfants. Elle est personnalisée rien que pour toi, mais comme je ne te connais pas vraiment j'ai dû demander un peu d'aide à ta soeur. C'est un peu con et enfantin, mais je voulais partager ça avec quelqu'un." Elle se sentait un peu bête de lui donner ça, mais il était vrai qu'en Laponie, le père noël existait vraiment alors que dans le reste du monde, ce n'était qu'une légende qu'on racontait aux enfants. Elle sentait son petit coeur battre la chamade dans sa poitrine, par peur de la réaction d'Alexis. Peut-être qu'elle en avait trop fait, mais au fond elle voulait juste reproduire ce qu'elle vivrait si elle se trouvait aujourd'hui en Laponie. -"Est-ce que… tu veux profiter un peu de tout ça ou alors tu préfères retourner chez toi ? Je ne serais pas vexée, je le promets".

Ode à Sashou /SBAFF/:
 

© Starseed
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MessageSujet: Re: Show me the world as I'd love to see it ❅ Alexis ♥︎   Sam 16 Jan - 18:26

Hazel & Alexis : Show me the world as I'd love to see it



Alexis, il regrettait New York. Souvent. Non pas que Boston ne lui plaisait pas comme ville, au contraire. C’était vivant, il pouvait revoir des potes de longue date, il vivait avec sa mère. MAIS il ne vivait pas que avec sa mère. Cette dernière avait rencontré quelqu’un, il y a de ça quelques années, et même si Alexis était heureux de revoir sa mère sourire, épanouie avec un autre homme, il ne comprenait pas c’était quoi l’accident qui s’était produit avec la fille de son beau-père. Cette catastrophe, du nom d’Aurore, du haut de ses seize bougies, était la gamine la plus insupportable au monde. Autant à New York, Alexis avait la paix, autant à Boston, il devait sans cesse redoubler d’efforts pour échapper à cette poupée à tête chercheuse fonctionnant à l’énergie solaire. Et ce n’était pas faute d’être souvent épaulé par sa très chère sœur Harper. Mais, il fallait bien admettre que la petite Aurore était elle aussi pleine de ressources pour faire chier son monde. Pour on ne savait quelle raison, elle avait jeté son dévolu sur le jeune homme, qui était censé avant tout être son demi-frère. Et même s’ils n’avaient aucun lien de sang, cela ne changeait rien pour Alexis, c’était de la famille et donc c’était dégueulasse. En plus c’était une pimbêche, alors ça passait encore moins.

Aujourd’hui encore, il devait se la farcir, n’ayant malheureusement rien de prévu, aucune excuse, et ayant déjà fais trois fois le tour du pâté de maison en courant pour son sport matinal. Bref, une journée aussi creuse que la tête d’Aurore. Il avait bien trouvé deux-trois films à mater, mais elle toquait sans arrêt à sa porte pour savoir ce qu’il faisait, si elle pouvait entrer, bref, il n’avait donc plus aucune envie de faire quoique ce soit, et priait purement et simplement pour que quelqu’un vienne le sauver. Il ne voulait pas non plus déranger sa sœur, qui bien trop souvent venait à sa rescousse, et choisit donc de résoudre le problème lui-même en verrouillant la porte de sa chambre à clé, se calant sur son lit son casque BEATS sur les oreilles, la musique à fond, pour ne plus à avoir à entendre cette voix stridente appeler « ALEXIIIIIS » derrière la porte. Ça pouvait être vache, et au fond il lui arrivait de s’en vouloir d’être aussi méchant avec elle, n’étant pas dans ses habitudes d’être aussi froid, mais il fallait le voir pour le croire, et même la personne la plus patiente ne pouvait pas tenir face à duracell +.

La journée se passa donc comme ça, lui à l’éviter, elle à tenter par tous les moyens de l’approcher. Et il crut devenir dingue, jusqu’au moment, où –alors qu’il trainait sur Youtube- la sonnette de la maison familiale retentit. Il failli décoller au quart de tour pour aller ouvrir, mais la petite peste s’en chargea à sa place, et ne voulait pas forcément être en sa présence, il resta sagement dans sa chambre.

- Alexis c’est pour toi !

Autant, il lui avait bloqué la porte avec le pied toute la journée, autant là, en entendant ça, il lui ouvrit pour la première fois de la journée la porte, dans la volée, non sans précipitation, et dévala les marches quatre à quatre, bien trop pressé de savoir qui venait le tirer de son ennui profond. Et il ne fut pas déçu.

- Oh non, tu tombes à pic, franchement tu me sauves, si tu savais la journée de merde que j’ai passé, j’attendais que ça, qu’on me propose quelque chose. Puis en plus, si c’est important pour toi, je ne peux pas refuser !

En vrai, Alexis était surexcité. Il avait légumé toute la journée, il pouvait enfin se dégourdir les jambes, et la curiosité lui redonnait de l’énergie. Suite au conseil de la demoiselle, il alla piocher dans sa penderie une veste chaude, une écharpe et rejoint la jolie demoiselle sur le pas de la porte.

- Je soooors !

Hurla-t-il dans la maisonnée, pour prévenir afin qu’on ne le cherche pas désespérément.

- Je peux venir ?

Evidemment, il ne fallait pas s’attendre à mieux de la part de la rouquine.

- Non, tu ne peux pas. Au revoir.

Il ferma la porte à la va-vite.

- Je dois passer pour le méchant, mais elle m’a pas lâché de la journée, j’en peux plus, t’es ma bulle d’oxygène ce soir, tu ne t’imagines pas à quel point.

Puis, comme il appréciait beaucoup la demoiselle, ce ne pouvait être qu’un bon moment qu’il passerait en sa présence. Il la suivait donc, sans trop poser de questions, ne voulant pas trop gâcher la surprise, et se contenta juste de lui demander comment elle allait, si elle passait de bonnes vacances. Bref, une conversation basique, pas de quoi casser des briques. Elle lui parla de Noël également, de son manque de la Laponie, chose qu’il pouvait aisément comprendre, mais il ne savait pas quoi dire pour y changer, et de toutes façons, ils étaient arrivés face à un grand bâtiment. Sa curiosité ne fit qu’accroître, surtout quand Hazel lui demanda d’attendre. D’un naturel patient, il était pourtant impatient. Heureusement, ça ne dura pas bien longtemps, et la jeune fille l’autorisa enfin à entrer dans cette petite pièce, qui pourtant semblait être bien plus.

Alexis mit bien cinq minutes à se rendre compte de ce qu’il se passait. Figé au milieu de la pièce, il observait le tout. Quatre murs, ou plutôt quatre ouvertures vers un monde qui n’était pas le sien. Un ciel étoilé, et de la neige. Il avait voyagé, en passant une porte. Même si ça pouvait être cliché, un Delta Upsilon ne pouvait rêver mieux qu’être en contact avec la nature, et toute cette mise en scène lui fit oublier qu’il était dans une pièce vide d’un bâtiment quelconque de Boston. Non, là il s’était transplané en Laponie, avec Hazel.

- C’est… euh… Ouah ?

En fait, Alexis était totalement subjugué, mais à la fois intrigué par tous ces efforts mis en œuvre par la jeune fille. Il n’avait jamais vu quelque chose d’aussi beau et envoûtant. Pourtant, dans le fond, c’était simple. Juste des images projetés, mais il était littéralement immergé dans l’univers d’Hazel, et s’installa sur un des énormes coussins admirant les aurores boréales, chose qu’il ne verra sans doute pas tout de suite pour de vrai.

Hazel lui expliqua alors sa motivation, et pour le coup Alexis trouvait ça vraiment réussi.

- Déjà, je tenais à te dire que je suis honoré de ne pas être un de ces imbéciles dont tu parles.

Il laissa échapper un léger rire, elle avait une façon adorable de dire les choses.

- Ensuite, d’avoir eu la chance d’être choisi comme cobaye, pour voir une telle chose. Si tu veux tout savoir, tes efforts ne sont pas vains, tu t’en es superbement bien sorti.

Il était touché par la jeune fille, qu’elle ait pensé à lui, surtout. Il n’aurait pas imaginé, en partant avec elle, participer à une expérience aussi douce et magique à la fois, qui lui faisaient bien vite oublier toute la journée morose qu’il avait passée. Tout ce qu’il avait envie, c’est passer du temps avec Hazel, ici, dans ce petit monde qui était le leur maintenant, et parler de la Laponie.

- En revanche, tu m’as donné envie de vraiment y aller, dans ton pays, c’est le paradis sur terre, tu dois promettre de m’y emmener pour de vrai un jour par contre. Tu te sens capable ?

Il disait ça sur un ton qui se voulait sérieux, pour la déstabiliser un peu, non pas à fin méchante, ni moqueuse.

- Je rigole, tu n’es pas obligée d’emmener un casse-pieds comme moi. Mais je dois t’admettre que je suis hyper curieux maintenant, et pour un Delta Upsilon, t’as tapé dans le mille.

La conversation déboucha ensuite sur le statut d’Alexis, élu plus bel homme du campus. Prix dont il était fier, mais dont il n’imaginait pas vraiment parler avec Hazel, pourtant voilà, elle voulait lui justifier qu’il n’était pas là pour ça. Ce qui au fond le rassurait, beaucoup de filles auraient eu tendance à n’avoir que ça en tête.

- C’est une honte ça, ne pas me choisir pour un tel critère !

Il prit un ton faussement choqué, avant d’exploser de rire, trouvant la jeune fille à ses côtés craquante de penser ainsi.

- Non mais je te taquine, ça me touche. Je dois bien te dire que j’ai une sainte horreur des filles qui m’utilisent juste pour ça, ce qui n’est pas ton cas, et tu ne t’en rends peut-être pas compte, mais c’est hyper important pour moi. Alors merci.

Il lui adressa un sourire sincère, puis continua à l’écouter. Elle se leva, et lui tendit une lettre. Il l’interrogea du regard, ne comprenant pas tout de suite de quoi il pouvait bien s’agir. Mais quand il comprit, il ne put s’empêcher de penser encore à quel point il avait de la chance d’être là avec une fille aussi unique. La première fois qu’il rencontrait une fille pareille, d’ailleurs. Elle était si simple, et avait ce côté insouciant auquel il ne pouvait résister. Il lui ébouriffa d’ailleurs sa douce chevelure, qui commençait à devenir blanche.

- Ce n’est pas du tout con et enfantin. C’est une chance, personne ne peut se vanter ici d’avoir une lettre cent pour cent vrai père Noël. C’est un super cadeau. Original, qui plus est. Donc tu n’as pas à faire ta timide, je ne vais pas te manger. J’aime beaucoup. Et puis ton but c’était de me faire découvrir la Laponie, et ça fait partie de son patrimoine, donc voilà on ne pouvait pas passer à côté. Je vais pouvoir me vanter auprès du gnome et Harper. Tu l’as déjà vu en vrai, le père Noël ?

Il lui demanda, alors que lui avait l’habitude de gens peu payés, très mal fringués, en père Noël, moins bien réalisés tu meurs. Au fond, c’était un peu un rêve de gosse, de rencontrer le père Noël, et ce même si à leur âge il n’y croyait plus, mais ça faisait partie de leur enfance, et au fond tout le monde continuait à croire un tout petit peu.

- Oh non, je ferais tout à l’heure actuelle pour ne plus avoir à retourner chez moi, puis j’aimerais vraiment profiter encore de cet endroit.

Il regardait encore une fois tout autour de lui, toujours aussi émerveillé par cette pièce et ce paysage de rêve.

- D’ailleurs, vu qu’on est aussi bien installés ici, comme des rois, que dirais-tu qu’on se commande deux trois trucs à manger, puis qu’on apprenne un peu plus à se connaître ? Après tout, je sais que tu es une jolie petite lapone très fière de son pays, mais je ne sais pas vraiment qui tu es. Et tu as réussi à m’intriguer, donc profitons d’être là rien que tous les deux, sans personne pour nous déranger, pour ce faire.

Et c’était rare qu’une fille intéresse réellement Alexis. Au fond, il avait connu tellement de névrosées perverses, qu’il n’accordait plus d’attention à la gente féminine, mais là il avait découvert une perle rare.

- Si tu préfères, on peut même regarder des films, des vidéos débiles sur Internet, se faire des quizz, jouer à un jeu, parler de tout et rien, moi je m’en fiche, je suis pas difficile.

Et c’était bien ça qui le rendait facile à vivre, il était peu exigent.

- D’ailleurs, commençons : qu’est-ce qu’on commande, quel est ton plat préféré ? Je suivrais, sauf si c’est à base de viande, pour ma part je suis végétarien.

Il balançait ainsi la première chose sur lui. Quelque chose que peu de personnes savait au fond, puisqu’il ne se présentait jamais à une personne à leur première rencontre : coucou je suis Alexis, végétarien de 20 ans. Il fallait déjà être un peu plus concerné dans sa vie pour le savoir. Et voilà, Hazel venait de franchir le pas.


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