AccueilCalendrierFAQRechercherMembresGroupesS'enregistrerConnexion
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» Demande de partenariat
Ven 26 Fév - 20:51 par Invité

» 16.02.16 - LE FORUM FERME SES PORTES.
Jeu 18 Fév - 15:51 par Miss Petunia Garner

» Flash | ft. Lily-Rose Rivest
Lun 15 Fév - 21:05 par Lily-rose F. Rivest

» Never say goodbye because saying goodbye means going away and going away means forgetting (Ninette ♥︎)
Lun 15 Fév - 20:27 par Isobel W. McCoy

» Mon Voisin Du Dessus (MVDD)
Dim 14 Fév - 17:55 par Invité

» À quoi te fait penser ce mot
Dim 14 Fév - 17:55 par Invité

» Le changement, c'est maintenant !
Dim 14 Fév - 12:18 par Shivani K. Shukia

» Une rose à dix
Dim 14 Fév - 12:11 par Isobel W. McCoy

» L'horloge parlante
Dim 14 Fév - 12:10 par Isobel W. McCoy

Points confréries
Delta Upsilon — 825 pts
Kappa Pi — 777 pts
Sigma Nu — 535 pts
Delta Gamma — 510 pts
Pi Bêta Phi — 300 pts
Thêta Xi — 60 pts
Vidéo

Partagez | 
 

 I love you, goodbye ft Lily-Rose

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité
MessageSujet: I love you, goodbye ft Lily-Rose   Dim 18 Oct - 23:58





Encore une journée de cours comme les autres...Longue, épuisante et sans intérêt.
J'étais écroulé sur ma table luttant contre le sommeil et griffonnant ça et là quelques mots sur un bloc-note tagué aux trois quarts. Vagues mots, bribes de phrases, que je qualifierai plus tard de « notes » pour me donner bonne conscience.
Détrompez vous quoique j'en dise, j'aimais mes études, j'aimais les arts, je n'avais pas choisi ça par hasard, je n'aimais juste pas le fait d'avoir des contraintes, je détestais me lever le matin, je détestais suivre un emploi du temps, je détestais devoir rester assis pendant plusieurs heures d'affilé sur des chaises inconfortables sans pouvoir bouger. Tout ça avait tendance à me rendre de très mauvaise humeur et à me faire dramatiser mes journées, jurant à qui voulait l’entendre que c'était la pire journée de ma vie et que j'en avais plus qu'assez, qu''un jour j'allais tout plaquer et m'en aller sans laisser de traces...Oui j'avais une légère tendance à être une drama queen comme on dit, toujours dans l'excès, dans l'exagération, piquant des crises, pour me calmer quelques instants plus tard en me rendant compte du ridicule de la situation.

« Vous pouvez y aller, n'oubliez pas de... »

Avec un soupir, je me levais de ma chaise, n'écoutant même pas la suite de la phrase du professeur, « n'oubliez pas », j'allais oublier de toute façon, alors pourquoi perdre quelques précieuses secondes de mon temps à l'écouter, secondes que j'allais pouvoir utiliser pour prendre de l'avance dans la grande ruée vers la machine à café, là comme ailleurs, nous, étudiants en arts, étions à la hauteur des clichés.
En quelques secondes j'avais enfilé ma veste, rangé mon bloc note et j'étais sorti de la salle avec fracas, sentant les regards sur moi, peut-être qu'ils étaient simplement curieux, des regards apathiques d'élèves que j'avais réveillé mais enfermé dans ma paranoïa habituelle je me persuadais qu'ils étaient réprobateurs, choqués de mon comportement et je lâchais un très délicat « Sales cons » avant de me figer en voyant une silhouette dans le couloir.

J'entrouvris la bouche en écarquillant les yeux, ayant ainsi l'air parfaitement idiot, caractéristique des personnes trop surprises pour se reprendre, je n'arrivais pas à me rendre à l'évidence, ça ne pouvait pas être elle, dans la même fac que moi, c'était invraisemblable, elle avait disparu de ma vie, c'était son choix et j'en avais fait mon deuil.
J'avais une hallucination, c'était la seule explication valable, elle ne pouvait pas être là, pourtant je devais me rendre à l'évidence, à une heure aussi matinale j'étais bien trop clean pour halluciner. Je me passais une main sur le visage, pas sûr de savoir la marche à suivre, soufflant plus pour moi-même que pour quelqu'un d'autre, un  charmant  « Putain... ».
Décidément, j'avais le chic pour utiliser un vocabulaire très fleuri ce matin.

Est-ce que je devais aller l'aborder ou non ? C'était le débat qui faisait rage dans mon esprit, la revoir éveillait en moi d'anciens sentiments que je m'étais appliqué à faire taire, avec l'aide de mes si chères substances illicites, le manque, la tristesse, le besoin de m'excuser, tout revenait, alors que la raison me disait de la laisser en paix, qu'elle avait  déjà assez souffert comme ça.
Si seulement j'avais été le genre de personne qui écoutait sa raison...Mais ce n'était pas le cas.
Après seulement quelques secondes d'un long conflit interne qui m'avait pourtant paru durer une éternité je me décidais à aller la voir, c'était plus fort que moi, un véritable besoin.

« Lily ? »

J'essayais tant bien que mal de garder une voix ferme et forte, mais je savais que ce n'était pas une réussite parce que juste en prononçant ce simple prénom je revoyais des images qui se superposaient dans mon esprit, l'odeur de l'hôpital, la souffrance, le silence et ma culpabilité


Codage par Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Présidente des Delta Upsilon
Disponibilité pour RP : Yep
Featuring : Hannah Glasby
DC : Carry Chainsaw
Abigail m. O.hara

Messages : 205
Who I am? :

Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 20
MessageSujet: Re: I love you, goodbye ft Lily-Rose   Mar 20 Oct - 11:05




Loving can hurt...
Jude & Lily-Rose
« I love you, goodbye...»Le réveil sonna. Violemment. Trop. La jeune fille ouvrit les yeux et tendit son bras encore mou vers l'horrible appareil bruyant. L'éteindre. À tout prix. Avec un peu de mal, elle finit par y parvenir avant de se redresser légèrement et finir par s'asseoir complètement sur son lit. Elle était fatiguée. Crevée même. La nuit avait été terrible, pour peu qu'on puisse parler de nuit. Elle avait dormi trois heures. Trois putains d'heures pour relire ses cours et faire son travail. Trois putains d'heures de sommeil agité à cause des rêves d'autres personnes. Ceux de ses parents. Tu feras de grande chose ma fille. Un vrai médecin de renom, on en est certain... Ça pour en être certains, ils l'étaient. Tout le contraire d'elle. Elle savait que ça allait être compliqué mais jamais elle n'avait imaginé que ça pouvait l'être à ce point. Elle soupira. Une fois, puis deux à très peu de temps d'intervalle. Si elle continuait, elle allait être en retard, et c'était bien ce qu'il fallait éviter.

En un temps record, elle s'était préparée et avait effectué le trajet confrérie-université de sorte à ne pas arriver à la bourre. Franchement, à la réflexion, elle ne savait pas ce qu'elle aurait réellement préféré. Jamais une heure n’était passée aussi lentement de toute sa vie. Ça avait été d'un ennui tel qu'elle aurait presque du rester coucher pour rattraper son manque de sommeil... De ses yeux gonflés, elle regardait l’heure toutes trois secondes et demie, en ayant cette horrible impression qu’il s’était écoulé cinq ou peut être dix minutes. De la torture, voilà ce que c’était. Et puis, elle n’était pas du tout concentrée. Elle n’écoutait pas. Elle pensait à tout autre chose qu’au cours magistral qu’elle était en train de suivre et aux conneries que pouvaient balancer les « doublant »… Hier, une fois de plus, il l’avait contacté.  Il lui avait parlé de son arrivé dans la confrérie, lui posant des questions cette fois ci. Léger changement, même s’il semble insignifiant. Il n’était pas là. Pas près d’elle. Il ne savait pas tout. D’un côté, cela la rassurait, mais un coup d’œil sur l’amphi’ lui suffit pour se rappeler qu’elle était parfaitement ignorante comparée à lui.

Puis, la délivrance. Lorsque la sonnerie retentit, Lily-rose se redressa, étira les muscles de son dos meurtris par sa position affalée et se leva pour ranger le peu d’affaire qu’elle avait sorti. Encore une fois, elle était une des dernières à sortir. Trop lente. Trop fatiguée. Les couloirs étaient bondés et elle savait déjà que se faufiler jusqu’à son prochain cours allait être compliqué. Elle soupira. Longuement. Puis, recalant une mèche de ses cheveux blonds derrière son oreille, elle se lança au milieu des autres, aussi prudente que si elle traversait un pont en lambeau. Elle voulait éviter d’être percutée ou quelque chose d’autre dans le genre. Un café renversé sur son pull, pouvait vite arriver et elle n’avait pas vraiment envie de retourner à la confrérie pour une histoire de tâche. Attentive à un peu tout le monde, elle ne l’avait pas vu lui. Elle ne l’avait pas remarqué, ne l’avait pas vu s’approcher. Pourtant comment avait-il pu lui échapper ?

« Lily ? »

Instantanément, elle fut  parcourue d’un frisson, qui prit naissance à la base de sa nuque jusqu’au plus bas de sa colonne vertébrale. Hésitation. Surprise. Incrédulité. Trop étonnée pour raisonner correctement, elle était incapable d’en avoir la certitude. Était-ce vraiment lui ? Cette voix lui semblait trop familière pour que ça ne soit pas le cas. L’accident avait causé la perte de nombreux souvenirs, mais pas le concernant, pas ce genre de détail. Une seule façon de savoir. Elle se retourna.Et il était là, devant elle, exactement comme dans ses souvenirs, peut-être plus grand, ou bien étaient-ce ses cheveux qui avaient changé ? Elle n’était pas en mesure de savoir réellement.. Elle était trop mal à l’aise. Bêtement figée. Les yeux écarquillés, remplis d’un étrange mélange de joie, cachée par la surprise et l’envie de fuir. Parce que oui, elle était mitigée entre l’envie de rester, de le prendre dans ses bras, et celle de prendre ses jambes à son cou et détaler. Jude était réellement là. Matériellement parlant. Elle pouvait le toucher, le voir de ses propres yeux. Il était là. Un fantôme de son passé refaisait surface. Comme tous les souvenirs qu’elle avait essayé d’enfouir au fond d’elle. Ses yeux devinrent humides mais rien n’en sortit.

« J… Jude ? »




© 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Invité
Invité
MessageSujet: Re: I love you, goodbye ft Lily-Rose   Sam 24 Oct - 4:38





On pose souvent des questions idiotes dans la vie, stupides, ridicules, superflues, parce qu'on a peur, ou bien parce qu'on a besoin de temps pour trouver les bonnes choses à dire, le bon geste à faire...Gagner du temps...
Et c'était exactement ce qu'il venait de se passer pour moi alors que je me retrouvais presque nez à nez avec Lily, un fantôme tout droit surgit d'un passé que je luttais pour oublier. Non je n'avais pas eu de mal à la reconnaître, bien sûr que je savais que c'était elle en face de moi, il me fallait juste cinq minutes, cinq petites minutes supplémentaires pour reprendre mes esprits et savoir ce que je devais faire.
Parce que la tempête faisait rage en moi, je voulais la prendre dans mes bras, l'emmener plus loin, m'excuser, m'expliquer, lui parler, lui demander des nouvelles...

C'était trop, trop pour moi, trop d'un seul coup, je sentais de légers tremblements dans mes mains, j'avais besoin d'une clope, de n'importe quoi et de sortir, surtout de sortir...
C'était débile d'être allé la voir, après tout elle m'avait repoussé pendant tout ce temps, ce n'était pas pour partager un petit moment biscuits et tasses de thé avec moi comme si rien ne s'était passé ensuite , comme si le temps ne s'était pas écoulé.
C'était bête d'être allé vers elle et pourtant lorsqu'elle prononça mon prénom, des larmes avaient perlées au coin de mes yeux contre ma volonté, je détaillais son visage, me rappelant les nuits que j'avais passé éveillé, à réfléchir,  essayer de comprendre, à imaginer des milliers d'excuses, des phrases, de mots qui n'avaient jamais quittés mon esprit, qui n'avaient jamais vu le jour sur le papier...
Je me rappelais la nuit où, encore perdu au beau milieu de mes insomnies, j'avais décidé de renoncer à elle, d'arrêter de me battre, puisqu'elle avait décidé de renoncer à moi, la nuit où j'avais décidé que je ne pouvais plus supporter les silences ou je ne pouvais plus supporter de n'avoir comme seule réponse que le simple écho de mes mots, la nuit où j'avais signé un pacte avec le diable et décrété que c'était terminé et où je m'étais perdu à travers les drogues pour oublier

"Ouais...C'est moi"

Est-ce qu'on avait déjà vu plus nul comme manière de rependre contact ?
J'en doutais...Mais j'étais toujours incapable de savoir quoi faire et puis, impulsivement, parce que c'était ce dont je rêvais depuis tant de mois, je l'attirais dans mes bras, respirant son odeur, me shootant aux souvenirs qu'elle m'évoquait, à nos souvenirs.

"Tu m'as manqué..."

Et c'était vrai, jusque là j'avais toujours ris des personnes qui disaient avoir été en manque de quelqu'un, je considérais que c'était stupide, que les humains étaient interchangeables entre eux, et puis j'avais dû avancer sans elle.

"Je suis désolé"

C'était tout, tout ce que je voulais qu'elle sache, tout ce que j'avais toujours voulu qu'elle sache au fond, elle pouvait bien me frapper ensuite, me repousser, m'insulter, me traîner dans la boue, m'humilier devant tout ces gens qui me méprisaient déjà, tant qu'elle savait.


Codage par Emi Burton
Revenir en haut Aller en bas
avatar
Présidente des Delta Upsilon
Disponibilité pour RP : Yep
Featuring : Hannah Glasby
DC : Carry Chainsaw
Abigail m. O.hara

Messages : 205
Who I am? :

Date d'inscription : 16/09/2015
Age : 20
MessageSujet: Re: I love you, goodbye ft Lily-Rose   Sam 7 Nov - 19:34




Loving can hurt...
Jude & Lily-Rose
« I love you, goodbye...»Soupirer, était presque devenue pour elle, une habitude. Au réveil, au coucher, à la traversée d'une rue, ou et surtout, à l'entrée dans un amphithéâtre. Elle soupirait à tout bout de champ et parfois pour presque aucune raison apparente, et aujourd'hui, elle n'était pas au bout de ses peines. Presque en retard, elle avait soupiré. Arrivée à l'heure, elle avait soupiré. D'ennui, elle avait continué de soupirer pendant une longue heure. À la sonnerie, elle avait soupiré encore, pensant à la journée qui l'attendait. Elle avait également soupiré en rangeant ses affaires et en descendant les marches de l'amphithéâtre. Elle s'était cependant retenu en saluant le professeur mais n'avait pas pu s'empêcher de s'agacer à la vue de tout ce monde dans le couloir. Le brouhaha incessant que toute cette agitation produisait lui donnait mal à la tête à la longue. Et puis, elle n'aimait pas ça. La foule, les bousculades, l'inattention des autres. Elle ne se sentait déjà pas à l'aise en groupe, mais alors avec tous ces gens qu'elle ne connaissait pas et parmi lesquels il pouvait se trouver, elle n'était vraiment pas bien. Tracer jusqu'à son prochain cours, voilà ce qu'elle s'était fixé pour objectif. Alors, elle se lança. Parce qu'il le fallait.

Faire attention. Faire attention à ne percuter personne. Faire attention à ne pas se faire percuter par quelqu'un. Ne rien faire tomber, ne pas se perdre surtout. Et juste aller le plus vite possible, rien de plus. Elle pressait de plus en plus le pas, pour disparaitre de cet endroit et aller en cours. Même si elle n'était pas pressée plus que ça, dans son état actuel, c'était ce qu'elle pouvait vouloir le plus. S'asseoir sur une chaise et passer inaperçue, comme elle savait si bien le faire. Pourtant, elle n'eut pas le temps de s'éclipser parce qu'elle fut stoppée dans son élan. Stoppée par une voix, familière, trop, pour que cela ne l'interpelle pas. Elle s'était figée, car trop surprise pour faire un pas de plus. Les couloirs se vidaient progressivement, mais elle était beaucoup trop sous le choc pour le voir. Ils allaient finir par se retrouver seuls. Et ça risquait d'être encore plus gênant. Au son de son prénom, elle n'avait pas pu faire autrement et s'était retournée, trop lentement pour rester naturelle.

Il était bel et bien là, et l'envie de pleurer se fit très intense pourtant, aucune larme ne coula de ses yeux. Le choc. Voilà l'émotion qui la dominait le plus. Elle ne s'y attendait pas. L'idée ne lui avait jamais traversé l'esprit. Le voir là, dans la même ville, dans la même université, dans le même couloir. C'était incroyable, mais elle n'était pas sûre de le prendre bien et dans le côté positif. Elle avait envie de s'enfuir. Loin. Le plus loin possible. De se cacher, et d'oublier. De s'efforcer à oublier une nouvelle fois, comme elle l'avait fait presque un an auparavant. Ne plus y penser, revenait à essayer de ne plus souffrir parce que c'était ce qu'elle voulait. Ne plus se rappeler, ne plus se souvenir, ne plus savoir. Ignorer. Parce que oui, c'était bien ce qu'elle avait fait dans une hypocrisie totale. Faire semblant que rien n'était arrivé, mais la preuve était là, face à elle, à un ou deux pas... Celui avec qui elle s'entendait le mieux, celui à qui elle pensait d'une manière différente, celui qu'elle avait eu le plus de mal à laisser derrière elle était revenu. Et hésitante plus que jamais, comme si c'était une épreuve, comme si c'était dur, elle avait prononcé son nom, s'y prenant à deux fois et du bout des lèvres. Elle n'en revenait pas. Et pourtant, c'était bien lui. Les larmes aux coins des yeux, il avait eu inévitablement plus de mal qu'elle a les retenir. Le rouge lui monta aux joues. Elle était embarrassée, heureuse, triste, dégoutée, apeurée, réconfortée, à la fois. Incapable de faire le point, tout s'embrouillait dans sa tête, et ça n'était pas l'élan d'affection du jeune homme qui allait l'aider.

En une fraction de seconde, elle se retrouvait dans ses bras. Le cahier qu'elle tenait dans sa main avait chuté, et les feuilles s'étaient sans doute éparpillées, mais c'était le cadet de ses soucis. Elle n'avait pas eu le temps d'y penser, d'y réfléchir. C'était allé trop vite, c'était trop beau, trop bon, pour ne pas en profiter. Pourtant, elle ne voulait pas. C'était trop soudain, trop surprenant pour elle. Son cœur battait la chamade, tellement qu'elle l'imaginait sortir de sa poitrine où simplement s'arrêter. Mais elle s'était laissé aller, pendant quelques secondes parce qu'à elle aussi, il lui avait manqué. Et pas qu'un peu ... Alors, peut-être bêtement, elle avait passé ses bras autour de lui, et l'avait serré, faiblement, presque imperceptiblement. Mais l'important, c'était qu'elle savait. Puis, la larme coula, parce que c'était bien trop pour elle. C'était bien trop pour la fille fragile qu'elle était. C'était trop compliqué de gérer cet afflux de sentiments.

« Je suis désolé. »

Elle écarquilla les yeux et comme d'un coup, comme ça, comme si ça venait de lui tomber sur le coin de la figure, elle se rendit vraiment compte de la situation. Il était désolé. Mais elle aussi. Surement plus que lui.

« On se demande si c'est vraiment à toi de dire ça ... »

Et c'était vrai. Elle avait cherché à se convaincre qu'il l'avait abandonné, mais elle savait parfaitement que c'était elle, qui l'avait fait. Elle avait tracé un trait sur la personne qu'il était, sur ce qu'il représentait pour elle, et sur tous les moments qu'ils avaient pu passer ensemble, même les plus banals. Cette fois, c'était fini. Comme si le vase était rempli, les perles salées pointèrent et coulèrent sur ses joues. Elle s'écarta doucement de lui et détourna le regard. Elle ne voulait pas le voir. Ou plutôt, elle ne voulait pas que lui, la voit dans cet état. C'était beaucoup trop honteux. Elle se sentait mal à l'aise. Et puis, elle remarqua ce silence pesant. Il n'y avait plus qu'eux deux, seuls dans cet immense couloir. Elle ne savait plus où se mettre et pour trouver une excuse, elle s'accroupit pour ramasser ses affaires. Reprendre ses esprits. Se reprendre soi-même. Les yeux rivés au sol, elle reniflait légèrement, plutôt souvent. Puis, elle n'avait pu s'en empêcher.

« Jude .. Pourquoi ? Qu'est-ce que ... Qu'est-ce que tu es venu faire ici ? »

C'était fait exprès, ou du moins, c'était ce qu'elle croyait. Il devait parfaitement savoir qu'elle se trouvait ici, avec Héloïse. Ça n'était un secret pour personne, pour une fois qu'elle ne cachait presque rien. Lui, il savait tout, et c'était bien là le problème.

« Je devrais ... Je devrais aller en cours ... Je ... »

Elle se sentait profondément stupide à ne pas savoir quoi dire et à feindre d'organiser ses affaires, à même le sol. Elle se sentait stupide à vouloir, le fuir, s'éloigner une nouvelle fois, comme si une n'avait pas été suffisante. Elle ne savait pas et n'arrivait pas à réfléchir... Il venait de chambouler tout son univers. Tout ce qu'elle avait peiné à créer malgré les évènements passés, venait de disparaitre, parce qu'il était là et au fond, ça n'était peut-être pas plus mal...

Info:
 



©️ 2981 12289 0
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé
MessageSujet: Re: I love you, goodbye ft Lily-Rose   

Revenir en haut Aller en bas
 
I love you, goodbye ft Lily-Rose
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Boite mails de Lily-Rose Donowho
» Les Pantins, euh Liens, de Lily-Rose ♥
» Lily-Rose Donowho
» Lily-Rose, Love burns brighter than sunshine.
» Lily Potter • Chaque jour est une nouvelle aventure.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Life in Boston rpg :: Corbeille :: Archives :: Rp's terminés & Abandonnés :: Rp's abandonnés-
Sauter vers: