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 Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]

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MessageSujet: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Lun 20 Juil - 23:19


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes


Il est encore tôt quand Seung Joo ouvre les yeux. Il ne fait pas complètement jour et pourtant, il doit se préparer. Il repousse doucement ses draps et se lève de son matelas, posé à même le sol. Il a toujours eu l'habitude de dormir ainsi alors un lit, trop cher à l'achat, est une option pour lui. Au passage, il ouvre la fenêtre pour faire entrer l'air frais. Il dort les volets ouverts, parce qu'il a peur du noir. Ça lui rappelle la cave où sa grand-mère l'enfermait alors il ne supporte plus. Il file sous la douche pour bien commencer sa journée. Il sait que ça ne va sans doute pas être facile mais il s'en fiche, c'est comme ça depuis un an. Et honnêtement, c'est toujours mieux que la vie qu'il avait avant.

De la Corée, il n'en garde pas beaucoup de bons souvenirs. Ceux qu'il a, ce sont ceux du début de sa vie, jusqu'au début de son adolescence. Seung Joo, il n'est pas du genre à toujours ressasser son passé, parce qu'il fait partie de lui mais qu'il le sait inchangeable. Cependant, il pense parfois à ses parents qui l'ont laissé il y a plus de 10 ans maintenant. Et s'ils n'étaient pas morts ? S'ils étaient revenus ? Qu'est-ce qu'il lui serait arrivé ? Il n'en a aucune idée, mais quand il y pense, il se dit simplement que ça aurait été le destin. D'aussi loin qu'il se souvienne, sa mère ne lui a jamais sourit avec bienveillance. Son père n'a jamais été fier de lui. Il ne le méritait pas, n'est-ce pas ? Ils sont partis avec les réponses à pas mal de question et Seung Joo doit vivre avec.

Seung Joo, il est du genre pressé le matin, dans le bus. Il a peur que quelqu'un l'accoste, lui parle, lui demande quelque chose. Il reste tête baissée, parce qu'il n'a pas envie de parler. Souvent, il essaie de se fondre dans la masse, en s'habillant le plus banalement possible. Il cherche les bus désert, mais ceux-là ne courent pas la ville. Il sait que c'est simplement un mauvais moment à passer, avant qu'un autre n'arrive. Dans sa poche, Seung Joo a toujours une petite photo d'un jour spécial pour lui. Pour une fois, ses parents n'avaient pas pu le faire garder, alors ils ont dû l'emmener en vacances avec eux. Sur la photo, on le voit content de bouger enfin, de ne plus être enfermé dans la vie qui était la sienne. Il dit au revoir à son voisin, quand même un peu triste de devoir le laisser. Il ne sait pas à l'époque que la prochaine fois, ça sera un adieu.

Si Seung Joo a toujours cette photo sur lui, c'est pour toujours se rappeler qu'il a choisi de changer à nouveau de vie, mais que tout peut basculer en un rien de temps. Seung Joo, il n'est pas spécialement pessimiste, simplement réaliste. Il a pris les choses en main pour lui, mais il n'oublie pas que si le destin s'en mêle, ça sera plus fort que lui et il ne pourra pas se battre. Arrivé à son arrêt, le jeune brun se lève et file rapidement vers la porte de sortie. Il ne fait pas attention à la voix qui l'appelle jusqu'à ce qu'une main se pose sur son épaule, le faisant sursauter.

- Jeune homme, vous avez oublié ça. Passez une bonne journée.

L'homme en face de lui sourit et Seung Joo récupère sa casquette en marmonnant un « merci » timide. Il ne la met pas uniquement pour se cacher du soleil, mais aussi pour cacher son visage. Il n'aime pas quand les élèves le dévisagent alors qu'il est en train de nettoyer des bâtiments par exemple. Le jeune garçon la place sur sa tête et entre dans l'école. Doucement, les élèves vont commencer à se réveiller, pendant que lui file en cuisine pour qu'ils puissent manger. Pour le moment, il aime plutôt bien, parce qu'il est derrière à sortir des trucs du frigo, à trier, ouvrir, c'est tranquille.

Mais Seung Joo, il a d'autres tâches dans la journée, il n'a pas le temps de se tourner les pouces. Alors que certains s'en vont déjà pour prendre le repas de midi, il est entre les bâtiments pour ramasser les déchets qui traînent. C'est fou ce qu'il peut trouver, même au pied d'une poubelle. Personne ne fait le moindre effort, il faut croire, et souvent il se surprend à vénérer les Delta Upsilon qui eux, ne jette rien par terre. Alors qu'il va ramasser un papier, casquette bien placée sur la tête, une canette roule jusque ses pieds. Si elle roule, c'est que quelqu'un y a touché. Il lève les yeux, hésitant, pour voir qu'effectivement des élèves sont près de lui. Il ne réagit pas dans un premier temps, se demandant s'il doit dire quelque chose ou non. Et puis finalement, quelqu'un d'autre choisit à sa place.

- Qu'est-ce que t'attends pour ramasser ? Le dégel ? Bah vas-y !!

Ce n'est pas la première fois qu'un petit coq essaie d'amuser sa basse-cour en se moquant de lui. Seung Joo, il a appris à ne pas répondre, parce qu'il sait qu'il aura toujours tort. Alors il se baisse pour ramasser la canette, sans rien dire. Sauf qu'une autre vole devant ses yeux pour aller plus loin.

- T'en as oublié une là. Heureusement que des gens comme nous donnent du travail à des gens comme toi !

D'abord assis sur un espèce de petit muret, le garçon descend de là où il est, suivi des autres. Ils sont 5, deux garçons et trois filles. Celle-ci rigolent, pouffent plutôt. C'est le chef qui doit faire son hargneux. Il avance avec toute l'arrogance qui lui est habituelle. Seung Joo, il ne le connaît pas, mais il peut deviner que ce n'est pas le petit gars qui habite le même quartier que lui. Lui, c'est belle maison et domestiques à souhait. Qu'il ne doit même pas considérer comme des êtres humains. Arrivé à sa hauteur, le garçon le toise et Seung Joo baisse le regard, il n'arrive pas à faire autrement.

- Tu m'regardes même pas ? T'as bien raison, reste à ta place. T'es comme c'que tu ramasses, un déchet. Trop dégoûtant pour qu'on te jette un regard.

Seung Joo, il n'aime pas qu'on se moque de lui. On l'a souvent rabaissé mais en arrivant en Amérique, il s'est promis de ne plus laisser faire. Il sert ses poings pour rassembler son courage et lève la tête. Il n'est pas très assuré mais au moins, il essaie.

- Ra...ramasse canette, je suis… pas ta chi...chien.

Immédiatement, l'autre rit aux éclats. C'est marrant ces moustiques qui essaient de jouer aux molosses. Dommage que ça ne marche pas.

- Mon chien ?! Heureusement, j'ai un peu de respect pour mon chien. Toi, j'en ai pas. Apprends à parler correctement aussi. J'te jure, une plaie pour te comprendre. Ils font même pas d'effort ces sales jaunes, non mais où va le monde. Maintenant, j'ai dit RAMASSE.
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Président des Sigma Nu
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Who I am? : Un opportuniste, qui profite de la vie, et le chef des Sigma Nu, accessoirement. Et Cornerback chez les YB, alors si tu me cherches, j'te plaque Wink
People around me : La famille, les amis, les ennemis, bref la smala au complet.
Social Network : J'suis pas Facebook, Instagram et compagnie. Les selfies c'est réservés aux narcissiques, et encore selfie, si c'est égal à se prendre en photo que l'menton... Mais j'ai un casier.
CellPhone : J'te préviens, ce numéro est à joindre en cas d'urgence, ou si on a un minimum de choses en commun. Ceux que j'aime pas, je réponds pas Very Happy
Relations : - Ami d'enfance de Gwen Foster
- Protecteur de Seung Joo, tu touches un d'ses cheveux, t'es mort, pigé ?
- Sous le tutorat d'Hanaé Nguyen
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Mer 5 Aoû - 2:03

HRPG:
 


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes
featuring. Seung Joo <3

A vouloir se faire bien voir, on oublie souvent qui on est. Et même si je n’ai jamais cherché à jouer la comédie, j’ai toujours voulu qu’on me perçoive comme un gars a qui on doit un minimum de respect, et qui n’est pas perçu comme le dernier des faiblards, et pour ça pas de miracle, il faut savoir s’imposer, se faire entendre et parfois montrer les crocs. Ce qui m’aura valu de parfois être vu comme une grosse brute épaisse sans cœur, mais qui pourtant sait faire la différence entre qui mérite de se manger une branlée, et qui ne le mérite pas. Je suis loin d’être un enfant de cœur, qu’on se le dise, j’éprouve rarement de la compassion, et je m’en fiche pas mal des problèmes des autres. Cependant, s’il y a bien une chose qui m’énerve par dessus tout : c’est qu’on s’en prenne aux autres, comme ça, sans motif, histoire de cogner un peu. Vous savez les cas d’humiliation, s’acharner sur un pauvre type qui a rien demandé, tout ça… C’est bas, lâche, et inacceptable. Alors oui, je suis pas un ange, mais pour moi c’est intolérable et c’est la raison pour laquelle les Pi Beta Phi et moi on n’est pas fait pour s’entendre. Moi je cogne du poing sur la table pour me faire entendre, eux sur les autres pour montrer qu’ils sont les plus forts. Généralement, ils sont toujours dans les coups fourrés, comme aujourd’hui. Alors que ça faisait longtemps que je n’avais plus eu à faire à ce genre de connards stupides, aujourd’hui j’y ai été confronté à nouveau. Pour le meilleur et pour le pire.

La journée avait pourtant bien commencé, ou du moins comme une journée des plus normales. Se lever tôt pour aller en cours… De loin mon activité favorite dans ce bas monde. Pourtant, je n’ai jamais de mal à m’extirper du lit le matin, ce qui peut sembler incompatible avec mes nuits quasi-blanches en pleine semaine. Et ce matin ne déroge pas à la règle, alors qu’il y a génocide de réveils dans toutes les chambres voisines, le mien n’a même pas besoin de sonner et me voilà déjà à scruter mon emploi du temps du jour pour savoir quelle merde j’allais devoir supporter cette matinée. Et bingo ! Des maths. La matière que j’aime le moins, et ce malgré une prof qui est particulièrement cool avec nous. Y avait pas à dire, humainement elle était sympa, pas trop chiante, puis plutôt pas mal à regarder, mais dès qu’elle ouvrait la bouche j’avais l’impression qu’elle me vomissait dessus. Et vas-y que je te parle de trigonométrie avec les dérivés, et les théorèmes à la con… Je n’ai jamais aimé, ni même cherché à comprendre cette matière, à mon sens une énigme qui ne se résous pas, et qui sert à rien qui plus est. Jamais connaître la limite d’une fonction ne m’aidera à survivre dans les années à venir. Pourtant, je n’ai pas le choix que d’aller subir ça, et c’est sans m’intoxiquer au petit-déjeuner de la cantine, que je me rends dans la salle de classe. Toujours vide à mon arrivée, pour être sur d’avoir la place du fond, collé à la fenêtre, je m’installais comme à mon habitude et m’affalais sur mon bureau. Plus que deux heures, et c’était la pause. Un petit somme allait sans doute m’aider à tenir le coup.

« - Miller, debout ! »

Une voix aigue me tira de mes rêveries, ou plutôt du sommeil que je n’avais pas vraiment vu venir. Alors qu’au début, j’avais eu des difficultés à trouver une position viable sur ce siège qui détruit le cul, vu la tête du prof, il était clair que j’avais vraiment fini par m’assoupir. Et ça n’était pas la prof de maths, partie depuis cinq bonnes minutes, c’était le couillon d’après, qui était venu préparer la salle pour son prochain cours. Et la seule chose qu’il avait vu en arrivant, c’est une pauvre loque au fond de la salle qui n’avait même pas entendu la sonnerie de dix heures. Pourtant, alors que j’aurais pu être comme un Theta Xi complètement apeuré, je le regardais comme s’il était le seul et unique coupable dans l’affaire. D’autant que je n’aimais pas beaucoup qu’on m’interrompe pendant que je dormais, même si j’étais vraiment du matin.

Petit regard noir, je jetais un œil mauvais au prof qui me sommait de dégager, avant de regarder un petit coup par la fenêtre qui donnait une vue dégagée sur la cour, et en l’occurrence ce que je voyais ne me plaisait guère, au point de me faire déguerpir fissa vers la sortie, non sans lancer un « salut » provocateur au prof. Ce à quoi je venais d’assister ne me plaisait guère. Et pourtant, ça pouvait très bien ne pas être ce à quoi je pensais mais vu le groupe de glandus que je venais d’apercevoir, il y avait de fortes chances que ça soit ce à quoi je pensais.

Il y a peu, un jeune homme venu tout droit de Corée, avait été engagé pour être le nouveau concierge au lycée, et honnêtement je m’en fichais pas mal de ce gars. Invisible, qui fuit les regards, mais pas désagréable pour un sou : il ne vient pas chercher la merde. D’autant qu’à ce qu’il paraît, il patauge encore pas mal en anglais. Mais là n’est pas le plus important, tant qu’il m’emmerdait pas, j’avais aucune raison de lui faire la misère. Seulement, je n’étais pas le seul élève dans ce lycée, et un groupe que je ne connaissais que trop bien adorait ce genre de mec : faiblard, timide et qui ne sait pas se défendre. Et aujourd’hui était sans doute le jour où ils avaient choisis de chercher la merde, et ça ne me plaisait pas. Alors non je ne me la joue pas à la Captain America, mais énervé à cause du prof, j’avais envie de cogner et ces trois couillons étaient la cible idéale. Et ils le méritaient. Raison de plus.

Sur place, ils commençaient à tout doucement s’approcher de lui, et au début je ne faisais qu’observer pour voir de quoi ils étaient capables. L’un d’eux jette une canette à tout hasard et somme au concierge de la ramasser. Etait-il tellement con pour ne pas savoir faire la différence entre un chien et un humain ?

«- Ra...ramasse canette, je suis… pas ta chi...chien.»

Ca par contre, c’était pas une bonne idée mon p’tit gars. Autant j’apprécie ta volonté de ne pas te laisser faire, autant avec ces trois marioles ça va plus passer pour une tentative de suicide.

« - Mon chien ?! Heureusement, j'ai un peu de respect pour mon chien. Toi, j'en ai pas. Apprends à parler correctement aussi. J'te jure, une plaie pour te comprendre. Ils font même pas d'effort ces sales jaunes, non mais où va le monde. Maintenant, j'ai dit RAMASSE. »

M’ouais quoique, ça non plus c’était pas une bonne idée connard. Avant qu’ils ne décident d’aller plus loin, genre lui foutre la pâté du siècle, je sortais de l’ombre en m’annonçant gaiement.

« - Tiens, tiens, tiens, mais qui voilà, mes trois putes préférées. »

Ironie, je les portais tellement dans mon cœur, qu’à leur enterrement il était clair que j’allais danser sur leurs tombes, même si je devais être réduis à circuler en déambulateur.

« - Ca va, vous vous amusez bien ? Je vois que oui. Je jette un regard plein d’amour au chef des trois, celui qui se prend pour Goliath. Tu sais, quand on est poli, on dit « s’il te plait », je pensais qu’avec tout le fric que tes parents gagnent, ils avaient au moins su te payer une éducation, mais même pas. Comme c’est triste. »

Réaction immédiate, les voilà qui fulminent, et moi qui prends ça totalement à la légère. Ils se retiennent, ça se voit, même si je sens bien que ça ne va pas durer longtemps.

« - T’as perdu ta langue ?
- C’est marrant, c’est qu’on se sert sacrément bien les coudes entre jaunes, tu veux la ramasser à sa place ? Il fallait le dire tout de suite. »


Bon, lui il cherche clairement la merde. Impulsif de nature, pas vraiment du genre à réfléchir avant d’agir, c’est mon côté colérique qui ressort, et qui me pousse à l’attraper par le col de la chemise du super uniforme sollicité par notre chère directrice. Sans remords, ni regrets pour la pauvre fille au pressing qui va devoir la réparer derrière. Ses potes s’affolent, prêts à débouler sur moi comme deux chiens enragés.

« - Le jaune, il t’emmerde. Je tire aussi fort que je peux le gars, qui finit nez contre la canette. TOI, ramasse, avant que je t’en colle une… »

Seul avantage de mon caractère de merde, c’est d’avoir une réputation de mec assez violent. Tant pis si je passe pour celui qui pète des nez, tant que ça fait un minimum effet… Bon, lui, il capitule pourtant pas, il se défait de mon emprise et donne un coup de pied dans la canette qui valse un peu plus loin. Comme dans les séries américaines, les deux acolytes veulent intervenir, mais il s’interpose.

« - Laissez tomber, ils n’en valent pas la peine… »

Avant de se barrer, tous les trois. Comme ça. Comme des lâches. Ou plutôt comme de gros peureux. Seul à seul avec le concierge, dont j’ignore totalement le nom alors qu’il ne doit pas être bien plus vieux que moi, je me tourne vers lui.

« - La prochaine fois, hésite pas, t’as un balai en main, frappe-le avec, c’est pas mal comme arme de dernier recours. »

Suggestion dans le vent, pas sur qu’il ait vraiment le cran pour le faire, mais ça restait un conseil comme un autre.

« - C’est la première fois qu’ils viennent te voir ces trouducs ? »

Inconsciemment, j’ai besoin de savoir si c’est la première fois qu’on vient l’emmerder ou pas. Pourquoi ? Aucune idée. Mais je ressentais le besoin de le savoir.
© Sashette


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SIGMA NUENZO MILLER
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Mer 5 Aoû - 22:16


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes


- Tiens, tiens, tiens, mais qui voilà, mes trois putes préférées.

Seung Joo, il ne s'attend pas à ce qu'une nouvelle voix entre dans la danse. Il ne comprend d'ailleurs pas tout, surtout le mot « putes » mais il se tait. Il paraît que la première chose qu'on apprend dans une langue sont les insultes. Si ça avait été son cas, il l'aurait sans doute senti passer. Sa grand-mère lui aurait sans doute fait comprendre d'une manière tout à fait… douce que ce ne sont pas des mots que l'on doit dire, encore moins en public. Le garçon est sur le point de baisser à nouveau la tête à l'arrivée de cet inconnu mais il se force à la garder plus haute. Ne pas se laisser faire, c'est l'objectif, sauf qu'il n'est pas assez fort et heureusement pour lui que quelqu'un vole à son secours.
Il regarde ce qu'il se passe et il ne comprend pas tout. Seung Joo, il la sent, cette électricité entre le groupe et le garçon tout seul. Il se demande s'il se connaissent déjà et en fait, il a l'impression que oui. Personne ne vient affronter des inconnus, pas vrai ? Encore moins pour lui. Pendant que que le nouvel arrivant parle, les autres se taisent. Oh, ça ne sent pas le respect, même Seung Joo peut le sentir. Puis finalement si, il reprend la parole.

Seung Joo, il n'a qu'une envie : s'enfuir. Mais il ne le fait pas. Pourquoi ? Pour le jeune homme qui est venu s'interposer. Ça ne se fait pas et on lui a toujours appris à remercier les gens, même si le groupe n'est pas encore parti. Qui sait ce qu'ils auraient fait s'il avait continué à dire non ? En supposant qu'il aurait continué à tenir tête. Néanmoins, sans partir, Seung Joo se recule légèrement. Le petit hargneux chef de groupe a l'air de cracher ses mots et notre petit concierge comprend qu'il vient d'insulter gratuitement sur l'apparence. Il ne connaît peut-être pas les insultes mais des « sales jaunes » il en a entendu plus d'une fois. Il a fini par demander à quelqu'un, un jour, ce que ça voulait dire, parce qu'il ne voyait rien de jaune autour de lui. Puis finalement, il aurait préféré ne pas savoir.

Sans qu'il ne puisse bouger, son sauveur se jette presque sur le petit con de première. Il le tire par la chemise et Seung Joo se sent coupable d'avoir engendré ça. Il n'aime pas la violence, il la hait même. Puis voilà ce que ça donne. Oh, il n'accuse pas du tout son sauveur, c'est l'autre qui a cherché de toute façon. Il voit les autres prêts à porter secours à leur chef et il s'en veut parce que seul contre plusieurs, c'est injuste. Puis finalement, il n'y a aucun coup de porté. S'il y en avait eu… Seung Joo n'aurait sans doute pas bougé.  Ce n'est pas tellement un lâche, mais comment se battre quand on est déjà pas capable d'être un homme ? Sa grand-mère lui a dit qu'il n'en serait jamais un, malgré son âge. Au final, ils s'en vont tous sans demander leur reste.

Puis c'est là que l'inconnu lui parle. Seung Joo, il a un peu peur. Il a pris sa défense et il lui est reconnaissant, mais il ne le connaît pas du tout. Et s'il lui veut du mal aussi ? Peu probable mais toujours possible. Il a montré qu'il pouvait être violent, alors qu'il ne semble pas l'être plus que ça quand il est calme. Logiquement, c'est à Seung Joo de sa place d'adulte et d'employé de l'école de dire stop à la violence et d'aider les élèves en difficulté. Là, il n'a rien fait à part s'attirer des ennuis et d'en attirer à quelqu'un qui n'a rien à voir dans l'histoire. Seung Joo regarde son balai sans vraiment comprendre. Enfin si, il comprend, mais il sait qu'il n'a pas le droit, ce n'est pas bien.

- Une arme ?

Seung Joo, il est conscient que c'est une des rares choses dont ses parents ou sa grand-mère ne se sont jamais servi contre lui. Pourtant, il en a reçu des coups sur la tête ou même sur le corps, à croire qu'Ils préféraient autre chose pour faire plus de dégat. Il ne se voit absolument pas taper sur un élève pour le faire déguerpir, ce n'est pas son genre. Enfin c'est quand même gentil de lui dire ça, alors qu'il n'a demandé aucun conseil. Puis une autre question vient : est-ce que c'est la première fois ?
A bien y réfléchir, non. Seung Joo, en un an, a bien eu le temps de croiser plein d'élèves hautains et cons. Du mépris, il en a vu. De l'indifférence aussi, mais c'est ce qu'il préfère. Rare sont ceux qui se sont arrêtés un jour pour lui souhaiter une bonne journée ou ne serait-ce pour éviter de piétiner le par terre de fleurs qu'il est en train d'arranger. Des insultes, il en a entendu plus d'une sans les comprendre, et le manque de respect aussi. Après est-ce que ce sont ces… quel mot il a dit déjà ?

- Qu'est-ce est trouduc ?

Enfin même s'il ne connaît pas le mot, il a bien compris de qui on parlait. Seung Joo, il cherche alors dans ses souvenirs. Il les a déjà croisés, oui, c'est sûr. Mais est-ce qu'ils s'en sont déjà pris à lui avant ? Il ne sait pas trop mais il veut trouver la réponse. Puis finalement il baisse la tête en même temps que les bras.

- Je ne sais pas. Je ne regarde pas visages élèves. Eux, pas eux ? Je ne sais plus. Pas premiers et pas derniers.

Il essaie quand même d'en dire le plus possible parce qu'il craint qu'on ne lui tombe dessus. S'il n'avait pas de réponse aux questions qu'on lui posait… Et si la réponse ne plaisait pas, qu'elle soit vraie ou non, même tarif. Il ne pense pas non plus le jeune homme capable de le frapper parce qu'il ne sait pas répondre à sa question mais c'est plus comme un réflexe en fait. Il ne pouvait pas fuir alors à défaut, il a appris à se protéger un peu.
Néanmoins, au bout de quelques secondes, il relève la tête. Aucune punition ne vient et il se fait violence pour ne pas se montrer plus victime qu'il ne l'est déjà. Parfois, il s'énerve. Il se dit que sa grand-mère avait raison de s'énerver sur lui et qu'il ne deviendrait jamais un homme en ayant peur de tout.

- Tu connais garçon ?

Seung Joo, il ne sait pas ce qu'il espère. Ne plus croiser ces gens ? Sans doute. Sauf qu'il y en aura d'autres. Il faut bien qu'il travaille pour vivre. Alors son souhait, ça serait sans doute de savoir se défendre, de savoir ne plus se laisser faire, au moins répondre, ou signaler les incidents pour que Miss Garner renvoie les coupables. Quoi que, Garner lui fait sans doute plus peur que les autres élèves. Seung Joo finit par se rapprocher quand même et par regarder l'inconnu dans les yeux, pas très longtemps.

- Merci…

Il cherche un instant le nom du garçon mais il ne le connaît pas. Aucun nom n'a été prononcé par personne. Ce n'est pas grave, le jeune homme en face de lui sait qu'il lui parle à lui. Seung Joo, il est quand même gêné d'avoir été vu dans un moment de faiblesse, dans un moment où il baisse la tête plutôt que de la lever fièrement. Puis surtout, il s'en serait voulu si ça avait tourné mal. Juste pour lui, ça n'en vaut pas la peine, comme l'ont dit les jeunes avant de déguerpir. Il hésite avant de le dire mais il se lance.

- Pas obligé faire ça, tu sais. Gentil mais pas la peine.

On le lui a toujours dit, alors Seung Joo, il pense tout simplement que c'est vrai.
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Sam 12 Sep - 12:56


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes
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Mon but n’est absolument de passer pour un justicier. Je sais que je n’en suis pas un, et ce n’est pas une image qui me colle vraiment à la peau, disons. Des emmerdes, j’en ai déjà crée, et j’en crée encore, je suis loin d’être un ange tout droit descendu du ciel, l’auréole encore fraichement luisante au-dessus du crâne. J’en ai conscience. J’ai plus tendance à dire que je suis un petit diablotin. Et pourtant, malgré tout ça, envers et contre tout, je reste humain. Compatissant, peut-être pas, on a chacun ses problèmes et je ne m’amuse pas à plaindre les autres. Chacun sa merde. Cependant, je ne me comporte pas comme un bourreau, et je n’ai jamais harcelé ou martyrisé quelqu’un, comme ça sans raison. Jamais comme le faisait la bande de décérébrés face à moi. Des petits malins qui pensent qu’ils sont au-dessus de tout le monde, et que de ce fait tout le monde leur doit obéissance absolue. Je n’exige rien de personne, et eux, ils veulent tout, de tout le monde. La pitié, ils ne la connaissent pas, le respect, non plus. Comment est-ce possible d’être méchant gratuitement ? Question qu’il m’arrive de me poser. Souvent. Quand j’assiste à ça. Rien de moins que des lâches, qui ont rien dans le slip, accompagnés de greluches pas plus intelligentes qu’eux, et ne font que couiner pour signifier qu’elles trouvent ça « trop drôle ». Dans quelle société vit-on ? C’est à se demander.

Et en voyant le triste spectacle face à moi, je ne peux pas rester les bras ballants alors qu’à tout moment les coups pouvaient voler, et la violence gratuite, c’est moche.

M’annonçant gaiement, je remarque que c’est des récalcitrants, ceux du genre à ne jamais comprendre la leçon et qui continuent, parce qu’au fond, ils prennent pied à massacrer les autres, sans vergogne. Grands sourires hypocrites sont échangés, ainsi que quelques amabilités, histoire de leur faire comprendre que leur petit manège s’arrête là. Maintenant que je suis arrivé, ils ont plutôt intérêt à déguerpir et vite. Bien sur, je ne fais pas le poids face à eux. Je suis un, et pas franchement costaud. Pourtant, mes petites menaces font effet, ils ne sont visiblement pas au taquet aujourd’hui. Ils abandonnent bien trop vite, mais d’un côté ça m’arrange, même si lui arranger le portrait aurait pu me faire le plus grand bien. Histoire que pendant quelques semaines, il se balade avec une gueule de con. Quoiqu’il se la trimballe déjà tous les jours… Mais bref, la tempête se calme peu à peu, et j’en profite pour faire connaissance avec la victime du jour, qui est tout sauf un élève. Chose nouvelle, d’ailleurs. D’habitude, c’est toujours une pauvre pomme cueillie chez les Theta Xi qui se retrouve roué de coups, là ce n’était que le concierge, qui n’avait sans doute strictement rien demandé, en plus de quoi il a l’air du genre assez farouche. Comme un animal sans défense, qui craint d’être blessé. J’ignore la raison de ce comportement surprenant, mais je ne dis rien à ce sujet, et me préoccupe plutôt de lui, et de son balai. Oui, parfaitement, son balai. Le manche est plutôt solide, et je pense qu’un bon coup dans les dents ça ne doit pas faire du bien, ce pourquoi je lui suggère de ne pas hésiter à s’en servir contre ses truands si jamais ils venaient à refaire surface. Chose qui n’a cependant pas l’air évidente pour lui.

« - Oui. Enfin, le mot « arme » est peut-être abusé, mais si jamais ils venaient à donner des coups, c’est un bon moyen de se défendre. Et même si t’es du genre à pas aimer la violence, parfois faut pas hésiter à donner la raclée, surtout à ceux qui méritent, comme eux. »

Et des raclées, ils n’avaient pas l’air d’en avoir vu passer beaucoup dans leurs vies. Du genre, réprimandes de la part de leurs parents, fessées pour ne pas avoir été sage. Non, eux, c’est typiquement le genre à avoir tout eu sur un plateau d’argent. Je claque des doigts, et j’obtiens mon du sans attendre. Pourtant, c’est ça qui forge. Je ne dis pas que mes parents étaient des malades mentaux, mais ils savaient imposer les limites et c’est grâce à eux que je ne suis pas devenu comme eux. Je suis peut-être parfois un trou du cul, mais un trou du cul humain. Quoique non, dis comme ça c’est étrange.

« - Trouduc ? C’est pas vraiment une injure, mais c’est plus une façon d’appeler les gens quand ceux-ci sont des moins que rien. Tu ne connaissais pas ? Tu es arrivé il y a longtemps ? »

Apparemment, non, mais je pose la question tout de même. En tout cas, ma perspicacité légendaire m’aura au moins mis sur la piste : il n’est pas américain. Je mérite une médaille pour cette trouvaille, par ailleurs.

« - Je ne sais pas. Je ne regarde pas visages élèves. Eux, pas eux ? Je ne sais plus. Pas premiers et pas derniers. »

Réponse à ma question : sont-ils déjà venus t’importuner dans le passé ? Et malheureusement, il n’y avait pas qu’eux, et ça me chagrine de voir qu’un pauvre mec comme lui, qui en plus avait l’air aussi doux qu’un agneau, puisse se faire maltraiter, pour rien je suppose. Pourtant, même si je venais d’agir, empêcher ça était hors de mes capacités. Je suis pas Dieu non plus, et ce même si je voulais sincèrement que certaines choses changent.

« - Quoiqu’il en soit, si jamais t’as un malin qui veut jouer au plus fort, tu peux venir me voir, j’ai horreur de la racaille, ça fait tâche dans le paysage. »

De toutes façons, un proverbe à la con disait : si tu devais peindre tous les cons en rouge, la Terre deviendrait un champ de coquelicots. Et bien peu importe celui qui a un jour prononcé ces mots, il ne pouvait pas avoir plus raison. Et si je devais suivre à la lettre ses fameux conseils, le lycée serait infesté. Idée à creuser, ça tiens.

« - Pas plus que ça, je les vois souvent fureter de ci et là, chercher les problèmes à ceux qui ont aucun moyen de se protéger. C’est un passe-temps, selon eux, drôle de choix, pas vrai ? »

Quoique je ne suis pas mieux loti. Mon hobby étant de proposer des gages, et m’éclater à longueur de journée.

« - Merci…..
- Enzo. Moi c’est Enzo. Toi ? »


Je ne relève pas son merci, et ne prends pas la peine de lui dire « de rien » jugeant que c’était inutile de me remercier. D’ailleurs pourquoi devrait-on remercier quelqu’un qui fait juste son devoir ? C’est pas ça que dit le texte : aider ton prochain ? Comme quoi c’était un crime de ne pas porter de l’aide à personne en difficulté ? Quoique me direz-vous, ça paraît tellement surprenant que les gens se soucient des autres, qu’au final ça devient comme un miracle inespéré. Triste, triste.

« - C’est vrai que je suis pas obligé. J’aurais très bien pu juste regarder la scène, voire filmer avec mon téléphone. Mais je suis pas comme ça, du coup si je me sens obligé. Puis ça en vaut la peine, tu ne finiras pas ta journée à l’infirmerie, c’est plutôt cool, non ? »

Sentir les médocs, se taper l’infirmière insipide toute l’après-midi… Bouah, rien qu’à y penser ça me fout des frissons. Personne n’aime se rendre là-haut, c’est une infirmerie que parce que ça porte ce nom, sinon quand on a un vrai problème ils sont jamais fichus de te filer la bonne pilule, ou alors ils t’allongent sur leurs matelas miteux dans l’espoir que « ça passe », puis ils posent tout un tas de questions, et au final tu ressors de là comme tu étais entré : mal en point.

« - La bouffe de la cantoche est dégueulasse, y a un snack pas trop dégueu en face du lycée, t’aurais le droit de prendre une pause, ou tu préfères continuer ce que tu es en train de faire ? »
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Dim 20 Sep - 13:53


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes


Seung Joo, c'est une proie tellement facile. Il se repère à des kilomètres à la ronde. Il se sent. Il se chasse. Il s'abat. Et c'est exactement ce qu'est en train de faire le groupe en face de lui. Ils ont bien vu, qu'il ne savait pas se défendre. Ils ont bien vu, qu'il se cachait derrière ses habits pour ne pas qu'on vienne l'embêter. Ils ont bien vu, qu'ils allaient pouvoir se marrer un bon coup. Ils n'ont pas vu, qu'un jeune homme était dans le coin et qu'il n'allait certainement pas les laisser faire. Seung Joo, il n'a rien vu lui, trop occupé à rassembler son courage pour ne plus baisser les yeux. Dommage pour lui, parce que ce n'est absolument pas ce qu'il faut faire : les énerver. Il se défend assez pour qu'ils en rigolent encore plus devant cette tentative plus que minable, mais pas assez pour qu'ils le laissent tranquille.

Survient alors superman, le sauveur, Enzo pour les intimes. Il a un style très particulier et à vrai dire, s'il n'était pas là pour le secourir, Seung Joo aurait encore plus peur de lui. Il se fait remarquer en arrivant, c'est le moins que l'on puisse dire, tout le contraire du concierge qui essaie à tout prix d'être invisible aux yeux des élèves. L'adulte se met un peu en retrait, enfin débarrasser de l'emprise de ses agresseurs, mais ce n'est pas pour autant qu'il déguerpit. Pourtant, il en aurait envie, terrifié devant la violence qui pourrait être faite. A lui seul, l'élève réussit à faire partir tous les autres. S'il y avait eu bagarre, il n'aurait eu aucune chance et Seung Joo s'en serait voulu à mort, évidemment. Là, il est un peu soulagé, bien qu'il ait toujours aussi peur, même en voyant les silhouettes de ces idiots disparaître au loin. Quand le jeune homme lui adresse la parole, Seung Joo se fait violence pour ne pas reculer ou trembler. Il lui parle de son balai, qui peut lui servir pour frapper les élèves. Il comprend l'intention, mais il n'en a pas le droit. C'est interdit et en plus de ça, si Miss Garner lui tombe dessus, il risque d'avoir beaucoup plus d'ennuis qu'il ne le voudrait.

- Miss Garner accepte pas, après plus travail. Mais je peux essayer.

Il dit ça, mais Seung Joo, il sait qu'il n'osera jamais. Retourner le balai contre un élève, hors de question. Surtout qu'il ne saurait pas comment faire, un peu pataud. Ça ne ferait quand même pas de mal à certains, mais le brun ne veut pas suivre la trace de ses parents et de sa grand-mère. Il n'est pas un bourreau et il a du mal à se dire qu'il n'en sera pas un si c'est simplement de la défense et non de l'attaque, comme eux le font. Son sauveur lui pose alors une nouvelle question, que Seung Joo comprend même s'il ignore le sens d'un des mots. Naïvement, il demande quand même, pour être sûr et certain de ne pas passer derrière une information capitale. Au fond, ce n'est pas capitale, il ne pense pas réutiliser ce mot, mais au moins, il a compris ce que le garçon en face de lui a voulu dire.

- Je connais pas beaucoup mots. Je suis arrivé un an avant aujourd'hui. J'ai appris un peu anglais pour servir touristes, en Corée.

Il y a nombre de mots qu'il ne connaît pas en effet. En fait, il arrive beaucoup plus à comprendre qu'à parler. Pour ce qui est des phrases… C'est assez un désastre, il trouve. Ça le gêne souvent, il fait des efforts pourtant. Il ne voit pas trop comment s'améliorer d'ailleurs, il ne peut pas prendre des cours du soir ou quelque chose comme ça. Seung Joo, il répond quand même à la question, même s'il n'arrive pas à trouver une réponse exacte. Il aurait bien aimé savoir, pourtant, même si ça ne change pas la face du monde. Depuis un an, il est parfois la cible des méchants, bien que ça ne soit pas tous les jours non plus. Sans doute qu'un de ceux-là a dû passer deux fois. C'est la loi de la jungle. Tant que la gazelle court encore, elle est une proie. Et si elle boite, c'est normal que tous les lions soient sur elle.
Le garçon lui propose alors quelque chose. S'il a besoin, il peut venir le voir. Ce n'est pas vraiment le style de Seung Joo, qui pense ne pas avoir à importuner les autres. S'il se met seul dans ces situations, il doit s'en sortir seul sans embêter personne, pas vrai ? Et puis, il est convaincu de ne pas en valoir la peine, alors à quoi ça sert de faire appel à quelqu'un ? Néanmoins, par politesse et parce qu'il va essayer quand même de ne plus se laisser martyriser, il hoche la tête.

- D'accord, venir chercher toi.

Encore une fois, comme le coup du balai, il n'est absolument pas certain de le faire. Peut-être quand même, il faut un premier pas à tout. C'est juste difficile. Seung Joo, il se voit mal dire « attends, je reviens » en plein milieu d'une humiliation publique pour aller chercher son sauveur, peut-être occupé ailleurs. Non, le problème vient de lui, il faudrait qu'il change, mais ça, ce n'est pas prêt d'arriver. Seung Joo demande alors au jeune homme s'il connaît le petit malin qui a osé le choisir en victime. Ça ne change rien non plus à sa vie, mais il a envie de savoir. Visiblement non, il ne connaît pas plus que ça.

- Choix étrange, oui, mais pas drôle.

Seung Joo, il se dit que quand même, la lecture est un bien meilleur passe-temps. Est-ce que ça apporte du rêve d'insulter les autres ? Il ne voit pas comment ça pourrait. Peut-être que ça apporte du bonheur, il n'en a aucune idée. Tout ce qu'il souhaite, c'est ne plus jamais les recroiser, même si c'est impossible de part sa profession dans cette école. Il remercie quand même son sauveur, dont il ignore l'identité. Il n'était pas obligé et il l'a fait quand même, se mettant en danger.

- Content rencontre toi Enzo alors. Moi c'est Park Seung Joo.

Seung Joo s'incline alors en signe de respect. Il n'est certes plus en Corée, mais c'est quelque chose qui reste ancré en lui, comme un réflexe presque. Il ne fait pas ça avec tout le monde non plus, mais là, c'est quand même celui qui a pris sa défense, alors il peut bien faire ça. En effet, il dit ne pas avoir été obligé et il l'a fait quand même. Et puis ça lui évite, à Seung Joo, de terminer blessé. Cette révélation l'étonne plutôt, et lui fait un peu peur. Être insulté, bousculé un peu, tout ça, d'accord. Au point de finir à l'infirmerie ? Ça, ça ne lui est jamais arrivé. Il déglutit, peu sûr de vouloir en apprendre plus sur le sujet. Puis au final, il se lance quand même, il faut qu'il sache.

- A infirmerie ? Aussi grave pour aller à infirmerie ?

Mon pauvre Seung Joo, que tu es bien naïf si tu penses que des gens comme ça se contentent de te décoiffer les cheveux sans rien de plus. La vrai vie des gens qui ne font pas que pleurnicher n'est pas comme ça. Ouvre tes yeux, il serait temps.
Pour le moment, Seung Joo, il n'est pas prêt à ouvrir les yeux, à être moins naïf. Il est simplement là, vivant au jour le jour et découvrant à chaque fois le monde pourri qui l'entoure. Oh, il était plus ou moins au courant, quand on voit sa famille, mais ça le rend quand triste. Enzo lui propose alors quelque chose, aller manger en dehors du lycée.

- J'ai pause mais…

A vrai dire, ce qui le gêne c'est l'argent. Il n'est pas très riche. Au pire, tant pis, il prend vraiment juste un petit truc et ça ira. Il a bien une pause en plus, même s'il n'en profite jamais pleinement. Il n'a rien d'autre à faire que manger, et une fois que c'est fini, retourner au travail pour être payé.

- Je peux aller.

C'est son dernier mot, il ne regrette pas. Seung Joo, il est prêt à suivre Enzo, mais il faut juste qu'il range ses affaires avant. Il demande une minutes ou deux à Enzo avant d'aller se débarrasser ce dont il n'a plus besoin pour sortir de l'école. Il est fin prêt en revenant vers l'élève qui l'attend. Sur le chemin, il est à nouveau curieux concernant cette histoire d'infirmerie.

- Toi déjà allé infirmerie à cause gars comme lui ? Est normal, courant ou est rare ?

Dans un sens, c'est étonnant qu'il se questionne sur la normalité d'envoyer les gens à l'infirmerie, lui qui a frôlé l'hôpital plus d'une fois à cause de sa famille. A croire qu'il n'a pas le même angle de vision maintenant, ou qu'il se met à part du monde. Légèrement tendu, il se passe une main dans les cheveux et soupire. C'est triste, tellement triste.

- Tu crois Miss Garner fait quelque chose pour arrêter ça ? Je n'aime pas Miss Garner. Elle fait peur à moi.

On aurait dit un enfant, et Enzo l'adulte. Finalement, le jeune concierge n'a rien d'autre à ajouter, toujours un peu honteux de la situation dans laquelle on l'a trouvé et intimidé -beaucoup- par Enzo, à côté de lui.

HRP : désolée, je trouve ça un peu pourrave

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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Ven 6 Nov - 16:49


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Il y a différents types de gens sur Terre. Les couillons qui frappent sans réfléchir, ceux qui frappent avec une idée derrière la tête, ceux qui ne veulent pas, et ceux qui n’osent pas, par principes, et ce même si en face la personne ne mérite que ça. Pour ma part, je n’ai pas besoin de disserter trois plombes, je suis dans la deuxième catégorie, puis faut être honnête, ça défoule bien de temps en temps de cogner. En revanche, pour mon interlocuteur et concierge du lycée, ça se discute. Quoiqu’il en soit, au contraire de moi, c’était un type bien. Qu’il n’ose ou ne veuille pas, il avait le sens du respect plus élevé que le mien. Mais le pire, dans cette affaire, c’est qu’il était sous la tutelle de Miss Garner, et avec elle, les gens ont tendance à avoir peur d’oser. Personnellement, j’ai l’habitude, alors depuis le temps j’adore l’embêter, mais d’autres ont si peur de la sentence, qu’ils préfèrent encore jouer les peureux. Mais là où ça devenait moins amusant, c’est qu’il faisait partie du personnel, et que contrairement aux étudiants, il avait une vraie bonne raison de ne pas sortir les crocs. Mais je trouvais ça d’autant plus injuste.

En gros pour résumer, les élèves ont le droit de s’en prendre aux membres du personnel, mais eux n’ont pas le droit de répliquer ? Honnêtement, j’ai toujours joué au con avec tout le monde, mais je n’ai jamais été jusqu’à agresser un professeur, ou autre. Je me limite aux cas sociaux de mon âge, et c’est déjà un travail suffisamment pénible. Mais en gros, ceux à qui on doit normalement le respect –parce que oui, même si j’ai l’air de ne pas posséder ce mot dans mon vocabulaire, on m’a appris tout petit, qu’on doit toujours respecter ses aînés, et j’ai toujours gardé ça bien collé au fond de ma tête-, n’auraient pas le droit de se défendre face à cette société de merde qui évolue mal ? Après je ne sais pas à quel point ce job est important pour lui, et je m’en fous, ça le regarde, la vie privée des gens ne m’intéressent qu’à certaines limites, mais si j’étais prof –ce qui n’arrivera jamais, soyez-en sûrs-, je pense que je ne me retiendrais pas pour mettre une raclée aux récidivistes, qui deviennent bientôt aussi nombreux que la population chinoise. Autant dire que ça fait un paquet de cons. Et ce même si j’ai l’épée de Garner au-dessus de la tête, d’autant que je doute que ça la dérange vu à quel point elle a l’air d’apprécier ses élèves, je la vois plus du genre à vouloir remettre le châtiment corporel. Ça se lit dans son regard, qu’à son époque, c’est-à-dire au temps de Jésus, on les flagellait en cas de conneries. Et je dois admettre que pour certains, ce n’est pas forcément inutile.

- Après c’est toi qui vois. Mais si tu veux une bonne nouvelle, vu le fossile à la tête du lycée, tu risques pas de la voir se dédoubler, elle a déjà du mal à décoller le cul de son siège pour aller pisser…

Preuve de tout mon amour pour Garner, ces déclarations perpétuelles se dégradent chaque jour un peu plus. Je n’ai aucune pitié à la détruire dans son dos, puisque je n’ai jamais eu aucun soucis à le faire en face, et qu’il puisse aller tout lui rapporter, et bah ça je m’en fiche éperdument. D’autant que depuis le temps, ça ne lui fait plus d’effet à la vieille.
Notre conversation découle naturellement sur là d’où il vient, puisqu’il est indéniable qu’il n’est pas natif de Boston, ou alors je ne m’appelle pas Enzo. Son accent, ses problèmes de syntaxe, plus la même face de citron que la mienne, on ne pouvait pas se tromper. C’est avec une pointe de curiosité que je m’intéresse sur sa venue à Boston. Là que depuis un an, il n’a appris l’anglais qu’en Corée, pour les touristes : donc en gros, les bons trucs de base. Bons trucs de base, qu’il semble plutôt maitriser, puisque je parle sans faire d’efforts à son égard, et il est capable de très bien me répondre. Certes, il manque parfois des mots, mais il arrive à se faire comprendre, alors malgré l’incertitude dans sa voix, mêlé à un sentiment de gêne de ne pas être capable de mieux, je le trouve malgré tout courageux et débrouillard. Je connais qu’une langue, et je ne fais pas vraiment d’efforts pour d’autres, et lui doit tout réapprendre et s’en sort plutôt pas mal.

- Quelques mots, quelques mots, tu t’en tires comme un chef. Tu sais, ici, il y a des gens qui savent parler moins bien que toi l’anglais, alors qu’ils sont ici depuis toujours. Alors je pense que tu peux te féliciter. Tu feras encore des progrès, donc ne t’inquiètes pas pour ça.

Je ne m’évertue pas à lui poser des questions sur son passé du genre : pourquoi t’es parti ? Pourquoi ci ? Pourquoi ça ? Je doute qu’il ait forcément envie d’y répondre, puis je ne suis pas assez curieux pour vouloir m’y intéresser. Je ne me préoccupe que de l’essentiel. Beaucoup auraient sautés sur l’occasion : la Corée ? Vraiment ? Ça me rappelle l’ami de mon cousin, qui est lui aussi coréen ! Genre l’info du siècle, qui sert à rien. J’aurais pu en faire de même. Mes grands-parents maternels sont de là-haut, mais honnêtement ça mène à rien. A la rigueur peut-être à un « cool, tu veux un cookie ? », mais rien de bien enrichissant. A la place, je continue sur la lancée, en lui demandant de ne pas hésiter à venir me trouver en cas de pépins, j’aime régler leurs comptes aux pauvres débiles du coin. Puis, je ne saurais pas comment l’expliquer, mais je n’ai pas vraiment l’envie qu’il se fasse maraver, alors qu’il demande mais genre vraiment rien. Comme un petit oisillon qui veut juste vivre sa vie, en paix. Mais comme je ne veux pas le forcer, je me limite à la proposition, qu’il accepte, avec un semblant de gêne dans la voix. J’ignorais s’il allait vraiment le faire, mais j’osais espérer que oui, dans la mesure où, la prochaine fois ils ne le laisseraient pas s’en tirer aussi facilement.

- Choix étrange, oui, mais pas drôle.
- Pas drôle du tout même, mais c’est comme ça, la vie est une jungle. Tu auras toujours une bande de bons à rien, prêts à tout pour semer la zizanie.


Bon, ok, j’en fais partie. En partie. Je ne sème la zizanie que pour mon plaisir personnel, et ça ne se limite généralement qu’à de bonnes vieilles conneries pas bien méchantes. Juste parce que je suis un lutin farceur, qui a la phobie de l’ennui. J’aime m’amuser et rire, et je ne voyais pas ce qu’il y avait de mal là-dedans, mon but réel n’étant aucunement de blesser les autres, malgré ma violence verbale très réputée, et ma tendance à m’emporter aussi vite qu’un volcan en éruption. Mais jamais je n’étais allé me livrer à des corps à corps sans pitié, parce que ouais c’est cool le sang, c’est cool la bagarre gratuite. Non, jamais.

- Enchanté Seung Joo.

Son nom rajoute une couche, on ne peut pas le louper, il est bien coréen. Je lui assène une petite tape amicale sur l’épaule, pour accompagner mes paroles, tout en lui adressant un sourire mutin. J’ignorais s’il allait apprécier le geste ou non, mais c’était un peu ma marque de fabrique, et il allait devoir s’y faire. Lui, ne fait que s’incliner, et continuer à se renseigner sur la manière dont ces types peuvent être vraiment bourrins.

- Ça dépend s’ils sont de bonne humeur ou pas. Je ne dis surtout pas ça pour t’effrayer ou quoi, mais les gars comme ça, il faut s’en méfier, ils n’ont peur de rien, surtout pas de faire souffrir, ça leur fait davantage plaisir. Mais je te rassure tout de même sur un point, ils ne te démontent pas comme un meuble Ikéa, ils ont pas non plus le cran d’aller trop loin, au fond ce sont de vraies mauviettes.

Surtout quand ils sont isolés. En groupe, étrangement, toute la confiance du monde est portée sur leurs frêles épaules, mais seuls, ils sont totalement inoffensifs, et généralement ils ne cherchent pas les noises, ils restent étonnamment calmes. Mais ça n’arrive jamais bien souvent…

L’heure et mon estomac me rappellent à l’ordre. Il est temps de bouffer, et par simple réflexe, je propose à Seung Joo de se joindre à moi. Au début, il semble hésiter, malgré le fait qu’il a une pause, et je m’apprête à lui dire que je ne l’oblige pas, s’il ne veut pas, je ne lui en voudrais pas. Après tout il a le droit de refuser de déjeuner avec un demeuré comme moi. Pourtant, il accepte avant même que j’ai pu ouvrir la bouche, et me demande de l’attendre, le temps qu’il range tout son barda, ce que je fais avec grand plaisir. Je ne le connais que depuis quelques minutes, mais je l’aime déjà bien, et il arrive même à me toucher, au point, que sans réellement le comprendre, je n’ai qu’une envie : qu’il ne lui arrive rien. Allez chercher une explication, moi je n’en ai pas, mais je n’en chercherais pas. Je suis plutôt instinctif comme gars, et je regrette rarement mes choix.

- Tu es déjà allé infirmer à cause gars comme lui ? Est normal, courant ou est rare ?
- Ça m’est arrivé que deux fois. La première, parce qu’il faut être honnête, je les avais un peu cherché, et la deuxième, parce que ce jour, ils avaient décidé de lancer une guerre contre des gars de ma confrérie. Ce n’était pas un jour très rigolo. Garner nous avait passé un sacré savon d’ailleurs.


Comme si c’était hier, les souvenirs de cette baston restaient gravés. Ces Pi Bêta Phi de mes deux, et leurs égos surdimensionnés au cul, avaient parfois tendance à dépasser les bornes. Autant parfois, le courant passe très bien, autant parfois pas du tout et ce jour-là ça avait littéralement éclaté. Chaque jour, j’essaie que ça n’arrive plus, d’autant plus depuis que je suis chef et qu’il vaut mieux que je prenne soin de mes recrues.

- Elle fait peur à tout le monde, tu sais. Même à moi. On dirait qu’elle sort tout droit de la série The Walking Dead. Fort heureusement, elle n’a pas assez de dents pour nous mordre… Mais tu m’as l’air d’être un type bien, t’as aucune raison de la craindre. Par contre, si elle fait quelque chose pour arrêter ça, je ne sais pas vraiment. Mais malheureusement, je doute que coller ou punir les récalcitrants change quelque chose. Ils sont plutôt bornés.

Et je parlais aussi pour moi. Les heures de colle c’était quelque chose de naturel chez moi, et si carte de fidélité il y avait, j’aurais la carte V.I.P, et ça ne me donnait pas envie de changer, alors je doutais fort que ça marche pour eux.

Avec Seung Joo, nous prenions donc la direction du petit snack, et une fois à l’intérieur, je me dirigeais vers le comptoir.

- Choisis ce que tu veux, c’est moi qui régale. Et pas de mais, non, ou je ne sais quoi, ça me fait plaisir, ok ?

Non, je n’impose pas du tout mes idées. J’attendais qu’il choisisse, pour passer à mon tour, puis une fois à table, une idée me vint en tête. D’habitude avec mes potes, on parle naturellement de tout et n’importe quoi, mais ici la situation était bien différente.

- J’te propose un truc. T’es pas obligé d’accepter, mais je pense que ça pourrait être sympa d’en savoir un peu plus l’un sur l’autre, non ? Chacun son tour on pose une question à l’autre, ça te va ? Tu peux commencer, si tu veux.

Je n’avais pas du tout l’habitude de ça, et j’allais expérimenter pour la première fois, le fait de m’intéresser à quelqu’un.
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Dim 8 Nov - 18:41


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes


Seung Joo, il ne demande jamais rien à personne. Il fait sa vie comme s'il était seul, parce que c'est un peu le cas quand même. Pas de famille, pas d'amis, pas d'ennemis même, simplement des collègues et des inconnus dans la rue ou dans l'école. Alors non, il ne demande rien à personne, et pourtant, il a quand même. Oh, pas ce qu'il aimerait, mais il a. Il a ce mépris de la part de petits cons et de petites connes, qui se pensent certainement supérieurs à lui, pour il ne sait même pas quelle raison. Parce qu'ils sont riches, parce qu'ils sont jeunes, parce qu'ils sont beaux. Parce qu'ils sont Américains. Tout ce que le jeune homme n'est pas, en somme, et c'est ce qui semble les déranger. Ou les amuser, au choix, parce qu'ils se marrent bien, à tenter de lui faire peur et de l'intimider. Ça marche d'ailleurs très bien, le jeune homme ne sait pas vraiment où se mettre dans un premier temps. Et puis après il décide de ne pas se laisser faire mais tout ne va pas comme il le voudrait.
Parce qu'il fait l'erreur de leur dire non, de leur faire face. S'il avait vraiment ce qu'il fallait pour leur tenir tête, ça aurait été. Sauf que ça se voit tout de suite qu'il n'est pas du genre à ne pas les laisser faire Seung Joo, il dirait amen à tout, parce qu'il pense toujours qu'il mérite le pire des traitements, ou du moins qu'il ne peut pas l'éviter. Là non, il a eu le courage -ou la bêtise- de se dresser contre eux et on peut sentir tout de suite que ça ne leur plaît pas. Heureusement pour le Coréen, une bonne âme passe par là et vient à sa rescousse. Seung Joo, il ne le connaît pas et il est intimidé, mais il n'a pas peur comme il a peur des autres. Au final, il se retrouve là, un peu bête, à ne pas savoir quoi faire pour aider son sauveur qui est seul contre plusieurs. Celui-ci s'en sort sans son aide, mais le concierge s'en veut quand même de l'avoir entraîne là-dedans. Il est comme ça : il s'en veut pour la misère du monde alors qu'elle existait bien avant lui.

Le groupe part sans demander son reste et son sauveur décide alors de lui parler. Bien qu'intimidé, notre jeune homme l'écoute sans toutefois tout comprendre. Il saisit l'essentiel mais se trouve un peu surpris. Frapper les élèves ? Jamais il ne pourrait faire ça ! Même pour se défendre, il ne pourrait pas. Même si les autres sont les pires, il ne pourrait pas. Même face à de la pourriture pure, il ne pourrait pas. C'est Seung Joo et jamais il n'oserait faire de mal à quiconque, cela même si on lui a fait les pires crasses du monde un instant plus tôt. Le garçon en face de lui a plutôt l'air de penser que dans son cas, ça serait une bonne option. C'est sûr que si ce n'est que de la défense… Ce n'est quand même pas possible. Il a trop peur de perdre son travail, même si son interlocuteur lui assure que Garner ne se lèverait même pas pour voir. Cependant, il garde l'idée dans un coin de sa tête.

- Merci conseil.

Quiconque n'est pas un imbécile peut remarquer l'accent de Seung Joo. En effet, le garçon n'est pas natif des USA et même s'il a appris les bases vraiment basiques, il ne considère pas qu'il parle bien la langue. A la longue, il arrive à la comprendre plutôt très bien, mais pour ce qui est de parler, c'est plus problématique. Il fait des efforts et un jour, il arrivera peut-être à ne plus passer pour un enfant en parlant. Quand il était en Coréen, ça allait encore, les touristes ne disaient rien. Mais ici, il a quelque fois des remarques désobligeante. Comme par exemple, il vit dans ce pays, il pourrait au moins faire l'effort d'en parler la langue, non mais plus aucun respect ces étrangers. Sauf qu'il ne parle pas non plus sa propre langue, il n'a personne avec qui la parler. Le garçon en face lui dit qu'il se débrouille très bien, et Seung Joo en est presque gêné. Des compliments, il n'en a pas l'habitude. Il tente un petit sourire, pas bien marqué, parce qu'il a toujours ce réflexe presque vital de penser qu'il va se ramasser un coup sur la tête. Il ne répond cependant pas.
Le jeune homme lui propose alors son aide, en quelques sortes. Il lui dit que Seung Joo, il peut aller le chercher en cas de besoin. Que Seung Joo, il peut aller lui demander si, encore une fois, un groupe ou une personne ont décidé de venir l'embêter. Encore et toujours gêné, le concierge accepte d'une petite voix. Cette fois-ci, il va vraiment tenter de s'y tenir, de le faire. Peut-être pas à tous les coups, parce qu'il serait vraiment honteux, mais il va le faire quand même. Comment autant de gens peuvent aimer persécuter les autres hein ? C'est ce que le jeune homme se demande. Ça n'a pas de sens, pas à ses yeux, et il doute qu'il y en ait un aux yeux de ces élèves pour qui la méchanceté gratuite est courante. Ça n'a rien de drôle non plus.

- Jungle oui…

Seung Joo, il n'a pas compris le mot zizanie, mais il a compris le sens général de la phrase. Il aime bien la comparaison à la jungle, puisque ces jeunes fauteurs de troubles peuvent être comparables à des animaux. Mais sa grand-mère lui a déjà dit que lui aussi en était un, alors comment différencier un animal comme lui d'un animal comme eux ?
Sans plus y réfléchir, c'est l'heure des présentations et Seung Joo apprend enfin le nom de celui qui est venu à sa rescousse. Enzo. Bien, ça ne devrait pas être si difficile que ça, il espère juste ne pas écorcher ce nom qu'il n'a pas l'habitude de prononcer. Ce même Enzo lui apprend qu'il peut aller à l'infirmerie après une rencontre avec ces gens, ce qui effraie Seung Joo. Il a plus ou moins l'habitude qu'on vienne le chercher un peu et il se laisse faire, mais jamais on est allé aussi loin avec lui ou sous ses yeux. Il n'est pas très sûr quand il demande des précisions, et quand il en a, il regrette un peu. Bon, d'un côté on le rassure, de l'autre…

- Je n'aime pas gens.

Seung Joo, il n'a pas vraiment réfléchi avant de sortir ça, c'est spontané. Il ne parle pas de tous les gens, même s'il ne fait pas la précision. Il parle simplement de gens comme ce groupe, ou comme tous ceux qui, un jour, ont décidé de faire souffrir pour le plaisir. Leur plaisir, évidemment. Visiblement, seul, ils ne sont plus aussi méchants. Ça dépend peut-être des personnes, parce que Seung Joo, il a déjà eu affaire à des persécuteurs seuls. C'est peut-être un autre type d'animal de la jungle, qu'il se dit.
Enzo pose alors une question, qui étonne un peu Seung Joo, et qui le prend de court. Aller manger quelque chose avec lui. Ce n'est pas habituel, personne n'est jamais aussi gentil avec lui. Même avec la plupart de ses collègues, il n'a pas de relation comme ça. C'est simple : avec personne. Il ne connaît personne, ne parle à personne, ne mange avec personne, ne sort avec personne. Ne vit avec personne. Et même s'il a une pause, il hésite. Il est gêné -à croire que ce mot va revenir tout le temps- mais il finit par accepter. Il est content quand même, même s'il ne le montre pas. Il va ranger ses affaires pour ne pas avoir à sortir avec son balai, c'est mieux, et rejoint son compagnon de repas. Il ne sait même pas ce qui le pousse à poser encore une question, lui qui n'aime pas déranger avec sa curiosité qu'il juge mal placée. Pourtant, Enzo lui répond sans problème. Il est allé deux fois à l'infirmerie. La première fois par sa faute, en quelque sorte, et la deuxième sans rien demander. Sans compter Garner, à qui ça n'a pas plu. L'adulte en écarquille les yeux.

- Mais toi rien fait, pourquoi Garner dire ? Ce n'est pas juste.

Lui, il n'aurait rien oser dire, parce que Miss Garner lui fait peur. Enzo a quand même l'air d'être quelqu'un d'assez visible, d'assez actif, pas le gens à se cacher dans un coin pour qu'on oublie son existence. Seung Joo, il se demande bien pourquoi quelqu'un comme lui est venu l'aider, lui qui n'en vaut pas la peine. Peut-être qu'il ne vaut pas non plus la peine que la directrice fasse arrêter les insultes. Elle est spéciale, comme femme, et il n'y a pas qu'à Seung Joo qu'elle fait peur. Le jeune homme ne comprend pas la référence à la série, évidemment, mais il ne veut pas montrer qu'il est complètement inculte. Elle a beau faire peur, cette vieille femme, ça n'a pas l'air de calmer tout le monde et c'est déplorable. Qu'est-ce qu'il faut faire alors ? Laisser faire n'est pas la bonne solution, mais c'est la plus facile, malheureusement.

- Toi, peur ? Pourquoi ? Toi connaître bien Miss Garner ?

Parce que malgré sa peur, malgré le manque de sympathie de cette femme, Seung Joo ne peut pas lui manquer de respect en oubliant le miss devant son nom. Il ne juge pas ceux qui le font, mais lui, ce n'est pas possible. Les deux garçons arrivent alors au snack dont Enzo a parlé et le jeune concierge se rend compte qu'il a quand même faim. Parfois, il ne mange pas par manque d'argent, et le soir il ne se sent pas très bien. Aujourd'hui est un jour d'économie, il comptait faire pareil. Le fait que l'élève l'invite, ça le gêne plus que tout, même si dans un sens ça le soulage un peu. Il n'a pourtant pas l'habitude de s'empiffrer et un petit truc lui suffira, manger trop le rendrait certainement malade. Il allait protester quand même, au départ, mais Enzo ne lui en laisse pas la possibilité. Il baisse donc légèrement la tête, ayant l'impression d'être un assisté, même si ce n'est pas le cas.

- D'accord, ce que je veux.

Seung Joo, il ne sait pas trop quoi choisir, alors il prend ce qu'il y a de plus basique dans ce fast-food. Il n'est même pas sûr d'y avoir déjà goûté, ce n'est pas le genre de nourriture que faisait ou servait sa grand-mère. Une fois installés à une table, il souffle un « merci » à ce sauveur qui, en plus de ça, l'invite à manger. Celui-ci lui propose un truc dont Seung Joo n'a pas l'habitude, mais qui lui plaît quand même. Se poser des questions pour apprendre à se connaître. Bon, il a peur de poser des questions dérangeantes, mais il a compris que si ça ne plaît pas à Enzo, il ne répondra pas. Pourtant, l'employé est très curieux, son ami ne sait pas dans quoi il s'engage !

- Je veux bien. C'est idée gentille, merci, je commence.

Seung Joo, il est souvent maladroit dans sa manière de parler. Il réfléchit un peu, ne sachant pas trop quoi demander au final. Il a déjà poser plein de questions avant et il ne veut pas se montrer indiscret. Il aimerait bien savoir pourquoi il mange avec lui, s'il n'a pas des amis à retrouver à la place, par exemple. Pourquoi l'aider lui, aussi. Pourquoi, si on oublie ses yeux, il a tout l'air d'un Américain. Pourquoi il semble vouer un amour fou à Garner, bien plus que les autres. Finalement, il opte pour une autre question, parce que c'est aussi une impression qu'il a eu.

- Toi être dans école depuis longtemps, Enzo ?

Parce que oui, à sa manière de parler, on dirait. Et parce que Seung Joo, il a l'impression de l'avoir déjà croisé. Lui qui se fait discret, il ne retient pas forcément le visage des élèves. Si ça arrive, c'est qu'il les a croisés plus d'une fois. Enzo, c'est le genre de type qui le porte en lui. Ce n'est pas une mauvaise chose, mais à son assurance, à sa manière de parler des autres élèves ou de la directrice, ça se sent qu'il ne vient pas d'arriver. Lui, il est arrivé à la dernière rentrée. Ça ne fait pas très longtemps, mais ça ne fait pas que quelques semaines. Il connaît l'école beaucoup plus d'une vision spatiale que d'une vision sociale. C'est dommage, parce que dans cette foule, il doit y avoir quelques personnes avec qui il pourrait très bien s'entendre. Peut-être qu'avec le temps il pourra les découvrir, et c'est d'ailleurs ce qu'il est déjà en train de faire avec Enzo et avec plaisir.

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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Dim 20 Déc - 1:20


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes
featuring. Seung Joo <3

Ce n’était malheureusement pas quelque chose qui allait changer, cette mentalité de débile suprême, qui se croit supérieur à quiconque, soit parce qu’il a le compte en banque de Crésus, soit tout simplement parce que c’est un crétin fini. Des comme eux, il y en avait trop pour que j’arrive à les compter, et le chiffre ne cessait d’augmenter. Le pire, ça restait pour ceux qui avaient à subir leur terrible courroux, comme ce pauvre Seung Joo, qui au fond n’était là que pour travailler et certainement pas pour se faire insulter. Je trouvais ça bas, lâche et totalement pitoyable. Mais comme tout problème a une solution, ils ont fini par tout simplement se tirer, et je faisais part de quelques conseils à son égard, en tout bien tout honneur. Je n’étais certes pas le mieux placé en terme de conseils, mais pour faire la misère à quelqu’un je ne me défendais pas trop mal. Et il était bien connu que je débordais d’imagination. Surtout pour des conneries. Le concierge me remercia, mais il était clair qu’il n’avait pas le cran nécessaire pour se battre et au fond même si ça avait un côté un peu trop niais et bisounours, il n’avait au fond pas le choix. Un membre du personnel ne frappe pas un élève, et le renvoi serait sans appel. Ce pourquoi je le respectais. Mais dans un sens, un élève avait-il vraiment le droit de s’en prendre à un membre du personnel ? Ce dont j’étais tout à fait moins sur, mais qui ne m’étonnait clairement pas dans la société pourrie dans laquelle on vivait. Ils ont bien changé les temps où le respect ne s’était pas encore trop perdu dans les méandres de la connerie humaine…

Notre première partie de la conversation consistait surtout à dénigrer ces singes sans cervelles, tout en comparant le monde à une véritable jungle. Cherchez la métaphore mesdames et messieurs, 7 de moyenne en anglais, un vrai génie. Je ne savais pas bien pourquoi on continuait à parler du fait que ces trous de balles avaient bien pu lui causer du tort, ou du fait que c’était un plaisir peu compréhensible, mais c’était ainsi que le fil de la conversation continuait son bout de chemin. Et finissait par déboucher sur la conclusion suivante, lui comme moi on avait du mal avec les gens. Certes, il l’avait exprimé d’une façon tout à fait ambiguë, mais si je n’avais pas eu la confirmation qu’il était coréen, j’aurais pu voir ça comme une pensée asociale. Mais en l’occurrence, il parlait du genre de gens que je reniais également, ce qui nous mettait sur une bonne longueur d’ondes. Il faut dire que c’était rare de tomber sur un abruti, qui disait adorer ce genre de personnalité creuse, et plus facile de rencontrer quelqu’un qui trouvait cette mentalité à chier. Mais étrangement le ratio était incohérent avec le nombre de déficients mentaux sur la planète. Cherchez l’erreur et la logique. Mais il n’y en a pas.

Peu après vint la mini heure de gloire consistant à narrer mes incroyables rencontres avec la bande à Bader. Deux courts meetings, qui m’auront valu de les détester bien comme il faut, et surtout de me faire coincer en beauté. Un triste épisode, qui ajoutait une raison supplémentaire de détester Garner.

- C’est là qu’est le fond du problème, Garner est injuste. Puis pas franchement fut-fut, mais ça faut pas lui dire, je crois qu’elle n’aimerait pas.

Même si personnellement, je lui avais déjà fais comprendre de mille façons que je la trouvais arriérée, et de ce fait pas très maline. Mais bon, il valait mieux pas pour le pauvre Seung Joo d’aller dire à son employeuse, que cette dernière n’avait rien dans le ciboulot. J’avais fort à parier, qu’il risquait de sévères remontrances. Ce pourquoi, je ne lui suggérais pas l’idée de lui en faire baver, avec quelques collègues téméraires on se vengeait suffisamment pour le peuple.

- Peur oui, mais plus dans le sens où elle est vraiment très laide. Tu ne trouves pas qu’elle ressemble à l’horreur sans nom dans le film Kuzco ? Fin si tu as déjà vu ce film, auquel cas je te le filerai sur clé, il est vraiment tordant puis si tu veux mes grands-parents sont coréens, je peux même te le faire sous-titrer. Mais bref, tu verras l’incarnation de Garner en dessin animé. Et sinon oui, je la connais bien, malheureusement, pour toutes les heures que j’ai eu à passer dans son bureau. Elle m’adore.

J’ajoutais à mon « elle m’adore »  un ton ironique affreusement exagéré pour montrer à quel point je trouvais ça génial de faire tous mes « tea time » en sa présence. Surtout que la plupart du temps je devais la mater siroter dans un bruit atroce, son doux breuvage qui pue la mort, sans avoir le droit à rien d’autre qu’à un regard de tueur. Parfois en été elle a pitié, j’ai le droit à sa vieille eau minérale chaude, mais souvent, je dois subir ses heures de colle en sa présence, ayant trop peur de me confier à des pions pour que je glande rien pendant une heure. Du coup c’est ambiance party, tous les mardis. Tout en repensant à ça, et à ses gâteaux moisis secs, mon estomac me fait penser à autre chose, et je proposais dans la foulée une virée au snack d’en face à ma nouvelle connaissance du jour. Ce dernier acceptait, gêné, et revint très vite me rejoindre après avoir déposé tout son barda. L’idée du jour : l’inviter, ayant déjà honte de peut-être le soustraire à un job alors qu’il n’avait pas de pause, mais j’y tenais, parce qu’au fond il méritait bien ça après avoir du subir quelques désagréables remarques. On ne s’y fait jamais vraiment. On apprend à les encaisser, mais ce n’est jamais bien agréable de s’en prendre plein la tronche, même si ça passe au-dessus du cigare.

Seung Joo passa sa commande, et j’en fis de même et répondis avec un grand sourire à son merci.

- Mais y a pas de quoi.

D’autant que j’étais pas quelqu’un d’avare, mais plutôt généreux, même si mon compte en banque n’était pas aussi impressionnant que celui d’un PBP, je ne pouvais pas me vanter de pouvoir me payer des sorties exorbitantes, et je préférais cent fois plus l’économiser pour les autres. Déjà, pour ne pas foutre mes parents dans la merde, et ensuite parce que j’avais eu une enfance suffisamment joyeuse pour savoir me distraire et survivre avec juste mon imagination et ma joie de vivre débordante.

Une fois à table, alors que je déposais mes frites dans un compartiment de la boîte de mon hamburger, j’eus l’idée de génie de jouer à questions/réponses avec mon interlocuteur, pour faire passer le temps et pour apprendre à le connaître, puisqu’au fond il devait être pas beaucoup plus âgé que moi et qu’au final en dehors de son statut de concierge, il pouvait devenir un bon pote.

- Quatre longues années, et ce n’est pas fini… Si je ne me loupe pas encore cette année, c’est l’université, avec toujours la même directrice pour embêter son monde…

Je soupirais rien qu’à me dire qu’elle ne me lâchait vraiment pas celle-là, puis elle était pas prête de crever, malgré les apparences, alors j’étais fini jusqu’à la fin de mes études. J’en déduisais néanmoins, après avoir répondu à la question, que c’était à mon tour de poser une question.

- Ok à moi. Pourquoi tu es venu à Boston ? Si tu ne veux pas y répondre rien ne t’y oblige, je peux changer de questions.

Mon but n’était surtout pas de le mettre à l’aise, hors de question. Et je n’avais pas besoin de savoir tout de sa vie non plus, il y avait des choses qui restaient personnelles et je le respectais tout à fait, du coup je pouvais comprendre qu’il puisse refuser, auquel cas, je ne lui en voudrais pas du tout.

- En tout cas, ça a l’air d’être un chouette pays, la Corée.

Finissais-je tout en engloutissant une poignée de frites. Un pays dont j’avais entendu parler toute mon enfance, mais qui au fond ne me concernait pas le moins du monde.

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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Dim 17 Jan - 2:18


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes


Seung Joo, il a plus ou moins pris l'habitude maintenant, que des jeunes viennent lui chercher des ennuis. Parfois, ce sont juste des insultes gratuites. Bien qu'il en comprenne la plupart, ce n'est pas le cas de toutes. Il continue son travail, blessé mais professionnel. Parfois, ils sont un peu plus virulents et insistent un peu, pour le voir soit s'énerver, soit partir en étant triste. Le voir craquer quoi. Mais devant son absence de réaction, ce sont souvent eux qui s'en vont, déçus de ne pouvoir déverser leur venin sur lui, mais déjà en quête d'une autre victime. Et dans de rares cas, ils insistent encore plus, comptant bien réellement le pousser à bout. Ce n'est pas arrivé très souvent, mais suffisamment pour que Seung Joo sache qu'il n'aime vraiment pas ça. Il n'a pas le choix que de continuer sa vie et son travail, c'est comme ça.

Sauf qu'aujourd'hui, le jeune homme a eu la merveilleuse idée de leur répondre et heureusement qu'un autre élève est venu l'aider. Il s'en veut un peu d'être aussi faible mais il sait qu'il ne changera jamais. Les deux garçons échangent quelques banalités sur les idiots qui viennent de s'enfuir et le plus vieux est vraiment perdu, il a du mal à comprendre ce genre de personne. Il n'est de toute façon pas à l'aise dans ses relations avec les autres, même s'il essaie de faire des efforts au moins dans le cadre du travail. Pour autant, avec une bande d'adolescents en pleine ébullition, ça semble tout à fait inefficace et inutile. Peut-être qu'un jour… Non en fait, il n'y avait pas vraiment d'espoir qu'un jour, les jeunes de cet âge deviennent autre chose que des trous du cul. Cependant, Seung Joo, il doit noter qu'ils ne sont pas tous comme ça et qu'il a désormais face à lui l'un des seuls à encore se soucier de l'avenir de ce monde et à pratiquer ce qu'on appelle la gentillesse et le respect. Ou encore la justice. En parlant de justice, justement, elle est un peu absente du vocabulaire de Miss Garner, qui se veut autoritaire mais certainement pas juste dans ce qu'elle fait. Le garçon en face de Seung Joo en a eu la preuve plus d'une fois,d 'ailleurs.

- Miss Garner aimer rien, de toute façon.

Seung Joo, un instant, il ouvre de grands yeux, s'étonnant lui-même du ton employé. Il a bien remarqué que la vieille dame n'appréciait pas toujours qu'on lui fasse des remarques, même justifiées. Lui, il n'en a jamais faite, mais il en a déjà entendu de la part de collègues, qui étrangement n'en sont plus aujourd'hui. Jamais il n'aurait pensé critiquer son employeuse comme ça, mais c'est ce qu'il pense. La directrice est le genre de personne à lui faire peur et il le fait comprendre. Non, il n'aime pas vraiment être en sa présence, même si c'est parfois inévitable. Enzo lui parle alors d'un film que Seung Joo ne connaît évidemment pas.

- Je ne connaître pas ce film. Merci mais je n'ai rien pour regarder film chez moi.

Ce qui est totalement vrai. Pas de télévision, pas de lecteur, pas d'ordinateur même, rien. Pourtant ça lui plairait de découvrir un peu ce dont parle le garçon et bien d'autre chose, mais c'est trop inhabituel pour lui et il n'en a pas les moyens. En tous les cas, les relations ont l'air d'être tendues entre l'élève et la directrice et quelque chose dit à Seung Joo que ça ne pourra jamais s'arranger. En même temps, vu le caractère de la vieille…
Les deux jeunes viennent cependant à parler d'autre chose, de plus intéressant et de plus cool pour eux surtout. Ils sont certes dans le cadre de l'école mais ils sont tous les deux en pause, bien que Seung Joo ne prenne jamais réellement de pause. Pour faire quoi de toute façon ? A part lire, il n'a rien à faire, et comme il a des difficultés, il préfère faire ça posé chez lui. Enzo lui propose donc d'aller manger, pas très loin d'ici. C'est plus une invitation qu'une proposition d'ailleurs et l’aine accepte, non sans être gêné quand même. Il va déposer ses affaires et il est prêt à partir.

Les deux garçons arrivent alors au snack et commandent à manger. Le plus vieux n'ose pas prendre énormément de choses et de toute façon, il ne mange jamais vraiment beaucoup. Sans compter qu'il n'a pas l'habitude de ce genre de nourriture, c'est la première fois qu'il vient dans un endroit pareil. Ça fait certes plus d'un an qu'il est aux États-Unis, mais il a toujours tendance à cuisiner comme en Corée, n'ayant personne pour lui apprendre autrement. Il n'est pas mauvais cuisinier, loin de là, mais il n'est pas gros mangeur et ça se voit à sa silhouette. Il remercie son nouvel ami, quand même très content de pouvoir goûter autre chose que ce qu'il a l'habitude. Ils s'installent tous les deux et l'élève a une idée. Ils posent chacun une question à tour de rôle et y répondent. Seung Joo, il n'a pas l'habitude d'autant de gentillesse à son égard, ça le perturbe légèrement. Il essaie de ne pas le montrer et commence donc à poser sa question. Il a bien compris qu'Enzo est ici depuis longtemps, mais il aimerait savoir depuis quand. Lui, ça ne fait qu'un an et bien qu'il ne déteste pas son job, il n'aime pas particulièrement celle qui gère l'école, ainsi que la plupart des élèves. Il a l'impression que la barrière élève/personnel est un peu en train de tomber et ça lui fait du bien, parce qu'il n'est pas très vieux et qu'il a moins peur, s'il n'est pas tout seul. Il apprécie bien Enzo lui, alors il aime bien discuter un peu, même si le Coréen n'est pas très bavard.

- Oh, quatre années, long ! Université, intéressant.

Seung Joo, il ne sait pas bien comment s'exprimer, mais ce qu'il veut dire, c'est qu'au moins, l'université, ça sera sur ce qu'il a envie de faire, pas un cursus général. Ça sera donc, logiquement, plus intéressant que d'apprendre des choses qui ne vont plus servir après. Après, il pense que c'est dommage que ça soit encore la même directrice, qui ne va pas le laisser en paix, mais au moins elle a l'air d'être moins affreuse avec les universitaires qu'avec les lycéens, et c'est toujours ça de pris. Le brun a eu sa réponse, c'est donc maintenant à son ami de poser une question. Il n'est absolument pas dérangé de la question. A vrai dire, il répond toujours d'une manière normale, même s'il sait plus ou moins que ses parents et sa grand-mère n'auraient pas dû agir comme ils l'ont fait avec lui. Pourtant, il ne rentre pas dans les détails, vu que ce n'est pas la question.

- Mes parents morts pendant que j'étais enfant. Après grand-mère a élevé moi, mais morte un an en arrière. Famille a toujours été méchante, parents, grands-parents, tout le monde. Alors je suis partir de Corée pour trouver monde moins méchant. Ils sont moins, à Boston.

Ça peut paraître étonnant comme réponse, en fait. Parce que justement, la rencontre des deux jeunes homme s'est faite après la méchanceté de Bostoniens, alors comment penser que la famille de Seung Joo ait été pire que ça ? Elle l'était, pourtant. Il ne l'a pas dit directement, mais beaucoup sous entendu. A vrai dire, il lui reste de la famille là-bas, des cousins, des oncles et tantes, mais il ne les connaît pas vraiment et ils le détestent. Il n'a plus rien à faire là-bas, il est mieux ici, même s'il n'a pas une vie très heureuse ou très ambitieuse. Il a surtout une vie esclave de ses peurs, mais tant qu'il arrive à continuer ainsi, ça ne le dérange pas.

- C'est beau pays, quand on a pas mauvais souvenir. C'est différent de ce pays.

Seung Joo, il n'est pas tout à fait habitué au mode de vie des Américains, mais il s'y fait petit à petit. Timidement, il vient manger quelques frites lui aussi. C'est étrange, ça a pas mauvais goût, mais c'est étrange. Il a retenu que les grand-parents d'Enzo sont Coréens mais visiblement, le garçon ne connaît rien de ce pays qui est ses origines. Est-ce qu'il s'en fout où est-ce parce qu'il n'a jamais eu l'occasion de le découvrir ? Au moins, c'est une autre petite chose qui les lie, bien que ça soit sans importance.

A moi vrai ? Tu as déjà cherché à apprendre sur Corée ou ça ne intéresse pas toi du tout ?

Seung Joo, à vrai dire, pourrait lui en parler, mais le jeune homme risquerait d'être déçu. Il ne connaît pas vraiment son pays, il ne l'a pas beaucoup visité. Il est sorti deux fois de Corée d'ailleurs, il essaie d'oublier la première fois, et la deuxième l'a amené directement à Boston. Non, il n'a pas grande culture sur ce pays pourtant extraordinaire, si tenté qu'on ne soit pas seul pour le découvrir. Si ça ne l'intéresse pas, c'est son droit d'ailleurs, Seung Joo ne juge pas. Il n'affectionne pas plus son pays parce qu'il a un lien étrange avec celui-ci, mais s'il avait eu une famille aimante et exemplaire, nul doute qu'il ne serait pas là, à parler avec Enzo, dans le pays du rêve américain.

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Seung Joo parle en navy
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Jeu 28 Jan - 18:25


Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes
featuring. Seung Joo <3

S’il y avait bien une chose sur laquelle j’étais d’accord avec Seung Joo en ce moment même, c’était bien évidemment sur le fait que Garner n’aimait rien. Il l’avait dit clairement, et je ne pouvais qu’acquiescer, n’ayant aucun argument pour le contredire. Elle n’aimait rien, et surtout pas les élèves, ce qui pour sa profession est remarquablement dérangeant, mais nous n’avions pas le choix que de spéculer sur les raisons qui la poussaient à venir malgré tout, chaque jour, dans ce monde peuplé de tout ce qu’elle déteste le plus au monde : les jeunes. Et là elle était servie. Cela m’avait permis néanmoins, de me rendre compte que le masochisme n’était pas que physique, mais aussi mental, puisqu’elle s’infligeait tous les jours un peu plus, une douleur qu’elle ne pouvait combattre. Du moins, il n’y avait que la retraite, mais vu la carcasse, la retraite n’était pas prête d’arriver. Je me demandais d’ailleurs, comment il était possible que le gouvernement laisse un tas de chair en décomposition à la tête d’une école. A Miami, d’après les dires, ils ont un jeune frais comme un gardon, qui a au moins l’avantage d’apporter de réels changements, et d’innover, ce qui dans le cas de la vieille n’est pas gagné. Elle a tendance à régresser, et on se croirait dans les internats des années trente. Pas mixtes, couvre-feu, pas d’alcool, uniformes obligatoires… Le même genre que dans les vieux films de nos grands-parents. Et encore, contrairement à l’époque, où la punition par les professeurs étaient autorisée, et rendait le tout plus effrayant, aujourd’hui, ça n’existait plus et donc tout partait en vrille.

Non mais honnêtement, dites-moi, qui a déjà mis son fucking uniforme pour venir en cours ? Je suis curieux de voir le nombre de doigts levés. Même les Thêta Xi ont oublié que c’était une réforme non négociable, pour dire à quel point c’est inutile d’être tous sapés pareils, ça ne nous fait pas étudier différemment. On a juste l’air d’une bande de clones. Et de toutes manières, quoiqu’il arrive, je ne comptais pas le mettre, cet uniforme, qui a pris la poussière depuis les années qu’il dort dans mon placard.

« - T’as pas à avoir peur de dire qu’elle n’aime rien, je te rassure, elle le sait très bien. Et je suppose qu’elle ne doit pas beaucoup vous aimer non plus, toi et les autres professeurs. »

Enfin, supposer, j’en étais certains. Il n’y avait qu’à voir la relation tendue entre miss Garner et mademoiselle Nguyen pour s’en rendre compte. Elle, elle était jeune, dynamique, pleine de bonnes idées, et avait presque été freiné pour le voyage aux Berkshires. J’avais trouvé l’initiative sympa –sauf peut-être le covoiturage explosif- et je n’étais pas contre renouveler l’expérience. Mais ça, tout dépendait de la vieille, qui n’avait qu’en projet des visites de cathédrales, et musées, tout ce que seuls quelques étudiants appréciaient. En bref, un conflit de génération qui étaient flagrants sur bien des points.

« - Ah bah dans ce cas, tu passeras à la confrérie, tu viendras le voir avec nous sur la télé de notre salle commune, y a pas de problème. »

Non pas que je veuille lui obliger de voir ce film, mais je voulais au moins qu’il voit la tronche de la vieille sorcière, pour qu’il puisse avoir moins peur de Garner, en s’imaginant ce dessin ignoble à la place de son patron. Parfois suffisait de décrédibiliser une chose, pour la rendre moins effrayante. Comme le professeur à Poudlard, avec son épouvantard. La même thérapie. Et autant dire, que ça marchait plutôt bien. Du moins, pour moi. Sauf pour les araignées et autres petites bêtes.

En bref, je n’excluais pas la possibilité de revoir le jeune homme. Déjà, je lui proposais un repas au snack, ensuite de se faire un film. Ce qui pouvait être difficilement envisageable en temps normal. Fallait dire que normalement, membres du personnel et étudiants devaient avoir une relation formelle, mais je mettrais ma main à couper qu’il avait l’âge d’étudier encore, et que le vouvoyer ou même utiliser des formules de politesse pouvait le mettre mal à l’aise, ou encore lui donner l’impression d’être un vieux. Ce qu’il n’était assurément pas.

« - D’ailleurs, excuse-moi si je suis indiscret, mais tu as quel âge ? »

Le tact, on repassera, mais j’étais trop curieux pour laisser passer ça. En attendant sa réponse, tout ça, on passa notre commande, et on partit s’installer à table, ou je continuais à faire un peu mon curieux, en posant des questions, ou du moins en incitant à se poser des questions.

« - Disons qu’on a plus le choix quant à ce qu’on veut vraiment étudier, donc oui plus intéressant. Tu n’as jamais été tenté pour intégrer l’université ? »

Maintenant qu’il m’avait partagé son âge, je me demandais si lui n’avait pas rêvé d’intégrer une université. Ce n’était pas ce que je désirais le plus, et je faisais un peu le con alors que d’autres n’avaient pas ma chance, mais je comprenais qu’il puisse avoir une passion pour les études, même si ça n’était pas mon cas. Du moins, je n’allais en rien le forcer, ce n’était qu’une question comme une autre, comme le fait de connaître la raison de sa venue aux Etats-Unis. C’est plutôt basique, et chacun a sa raison, et j’étais étonné de voir qu’il me parlait plus ouvertement que prévu sur son expérience, pas très chanceuse. Cependant, je n’étais pas le genre à apitoyer les gens sur leurs sorts, ni même à les plaindre, ce que je suppose n’était pas ce qu’il attendait de moi, et puis qu’est-ce que ça changerait, dans le fond ? Oh je suis désolé que tes parents soient morts. Certes, mais ça les ramènera pas à la vie, je suis pas Jésus. Ce que j’en retenais, en revanche, c’était sa capacité à avoir réussi à aller de l’avant après tous ces tragiques évènements, et qu’aujourd’hui il puisse enfin croquer la vie à pleines dents, de ses propres moyens.

« - C’est courageux. Franchement, c’est courageux. Faut réussir à tout plaquer pour une autre vie. Et ça va, la ville te plait ? »

Comme prévu, je ne le plaignais pas, ni autre, et tentais juste de tirer parti de son acte audacieux, en le mettant en confiance, j’allais pas l’accabler de remords, alors que ce qu’il avait fait était tout à fait légitime. Qui n’essaierait pas de se défaire d’une telle emprise pour avoir une vie meilleure ? Je pense que même un fou finirait par se tailler.

« - Un jour tu y retourneras pour t’y créer que de bons souvenirs. »

Parce que dans la vie, fallait savoir retourner à ces instants qui ont troublé toute notre enfance pour y mettre un terme définitif. D’autant que là, il était pépère, s’il y retournait dans quelques années, il ne pourrait être plus qu’un touriste, redécouvrant son propre pays à nouveau, et en conserver des images plus positives. C’était ça qui fallait se dire. Néanmoins, je le respectais pour son acte, n’ayant jamais quitté Boston de ma vie.

« - Oh si, fin ça m’intéressais beaucoup plus quand j’étais petit, mais ça n’empêche que j’ai toujours voulu en savoir plus. »

Mais ça c’était surtout avant que tout s’effondre dans la famille. Ma mère possédait un restaurant chinois fantastique, et j’avais baigné dans la culture asiatique dès petit, et tout nous avait été substitué, d’un coup d’un seul, alors depuis j’avais perdu ce contact et ce goût de la culture qui m’animais étant enfant, ce qui ne m’empêchait pas d’en garder de bons souvenirs.

« - En tout cas, si jamais t’as besoin d’aide ici sur Boston, ou que tu veux tout simplement en savoir plus, je suis là. »

Et là ce n’était plus un conseil du style « si y en a qui te fais des misères, viens me chercher » mais plus une proposition davantage amicale. Bref, un moyen pour lui de l’aider aussi à évoluer, parce qu’il m’avait touché ce petit bonhomme, qui semble farouche, mais possède une force de caractère qu’il ignore lui-même.
© Sashette


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SIGMA NUENZO MILLER
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MessageSujet: Re: Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]   Aujourd'hui à 23:02

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Aucune violence n'a jamais ajouté à la grandeur des hommes [Enzo ♥]
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