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 Opposites attract because they learn from each other || Abigail

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MessageSujet: Opposites attract because they learn from each other || Abigail   Sam 4 Juil - 11:24

Ça faisait une heure que j’étais posé devant Fast and Furious sur Netflix, mais je n’avais encore rien retenu du film. Déjà j’avais du mal à me concentrer, vu que je répondais à des textos tous les deux minutes. Et puis j’étais incapable de rester en place. Adelaïda faisait le ménage en bas et elle m’avait bien fait comprendre de ne pas la déranger dans son travail c’était la raison pour laquelle je restais sagement en haut. Enfin, en principe, car je n’avais pas arrêté de faire des va-et-vient entre ma chambre et la cuisine. Cela avait commencé par un verre d’eau. La gouvernante n’avait rien dit. Puis j’étais redescendu me préparer un bol de popcorn. J’en renversai sur le comptoir, mais encore là, elle ne fit que grogner. Dix minutes plus tard, j’étais redescendu pour remplir un autre bol de maïs soufflés et je pris plus de précaution cette fois-ci. Quelques temps plus tard, alors que je courrais pour aucune raison valable dans la salle de séjour dans le but récupérer mes écouteurs que j’avais oubliés, je glissai presque sur le plancher. Je remarquai avec horreur qu’il était mouillé, mes pieds nus tâchant le sol fraichement nettoyé. Je me dirigeai vers la direction opposée, sur la pointe des pieds, dans l’espoir qu’Adelaïda ne remarquerait rien, sauf que je ne m’en sortis pas aussi facilement.

« FLETCHER POURQUOI TU PEUX PAS RESTER TRANQUILLE JE T’AI DIT QUE JE FAISAIS LE MÉNAGE BON SANG ! »

« Pardon, je voulais juste prendre mes écouteurs. »

Elle me regarda avec des gros yeux. Clairement, elle en avait rien à foutre de mes écouteurs. Je lui fis un petit sourire innocent et elle finit par rouler des yeux.

« Bon, sors d’ici. Va en ville, au studio, au parc, je sais pas, n’importe où mais tu restes pas ici. Tant que t’es là je vais pas pouvoir travailler normalement. »

« Tu me kick out de ma propre maison ? »

« Reviens dans une heure. »

« Je suis outré. »

« Allez, oust ! »

Rien de cela n’était sérieux ; nous deux avions régulièrement ce genre de conversation. Désirant lui faire regretter ses paroles, je la fusillai du regard, feignant d’être profondément offusqué. Sans crier-gare, nous finîmes par avoir une bataille de yeux de celui qui décrochera en premier. Comme d’habitude, un sourire se tortilla sur mon visage et je roulai des yeux en signe de défaite. Je retournai dans ma chambre, songeant à un endroit où je pourrais passer le temps. Charlie dormait encore sous mon lit, alors je ne pouvais pas le promener maintenant. Comme je n’avais qu’une heure à perdre, j’optai pour une petite course dans le quartier. Au moins j’aurais l’opportunité de dépenser tout mon excès d’énergie. Après avoir enfilé un short et un tank top, j’accourus en bas et la gouvernante fut soulagée de me voir partir.

Au final ce n’était pas une bonne idée d’entamer une course à 4 heures de l’après-midi, car le soleil ne m'avait pas épargné et la température était autour des 30 degrés. Je ne courus que pendant 30 minutes, avant de m’arrêter à un 7-Eleven se trouvant à proximité. Je m’achetai une bouteille d’eau afin d’éviter de mourir de déshydratation, puis repris le chemin de la maison en marchant tranquillement. La musique dans mes oreilles battait son plein, mais fut interrompu à plusieurs reprises à cause des notifications que je recevais. C’était soit une connaissance qui venait me parler soit quelqu’un qui venait d’aimer l’une de mes publications sur mes nombreux réseaux sociaux. Au début, j’essayais de ne pas y faire attention, mais accro que j’étais, je finis par craquer à la tentation. Je répondis aux messages que je recevais et je finis par m’asseoir sur un banc sous un arbre pour les conversations plus longues. Je passai plusieurs minutes sur mon téléphone, puis réalisai qu’une heure s’était déjà écoulée depuis ma sortie, alors je pouvais enfin rentrer à la maison.

Dès que j’arrivai à destination, je sautai dans la douche, vu que la sueur recouvrait tout mon corps et que ce n’était pas une sensation que j’appréciais. Par la suite, j’enfilai un jogging gris suivi d’un t-shirt rouge pourpre. Je séchai mes cheveux en les frottant vigoureusement contre une serviette, alors du coup ils étaient éparpillés dans tous les sens. Charlie s’était réveillé depuis lors et m’observai sans rien dire. Je me penchai à sa taille pour caresser sa tête et gratter son cou. Mon ventre cria soudainement famine et par conséquent, je me mus jusque dans la cuisine où la gouvernante préparait à présent le repas.

« Ad’, j’ai faim. Je veux manger.»

« Ah ben tu vas devoir attendre, mon beau. C’est loin d’être prêt. »

Je lâchai un gémissement pour faire comprendre à quel point je souffrais. La faim était mon plus grand ennemi et je préférais de loin éviter ses attaques fatales. Je m'installai nonchalamment sur un des fauteuils de la salle de séjour et zappa avec la télécommande jusqu'à ce je tombe sur la chaîne de sport. Alors que j'écoutais les résultats du match de football, le chien vint me voir avec sa laisse qui pendait dans sa gueule. Il me regardait avec ses yeux brillants et je soupirai, secouant vivement la tête.

« Oh non, pas maintenant quand même ? »

Je le regardai, découragé, avant d’échapper un long soupir. Je me levai, lui attachai sa laisse et me dirigeai vers la porte d’entrée. À la dernière seconde, je tournai les talons pour me rendre dans la cuisine, où je saisis deux barres tendres au chocolat du placard et les enfouis dans ma poche. J’étais affamé et comme je ne savais combien de temps la promenade allait durer, je préférais prendre des précautions. Je marchai tranquillement dans les rues avec le chien en laisse jusqu’à arriver au parc. Je laissai à Charlie le plaisir de me guider et il renifla le sol en recherche d’un endroit où faire ses besoins. Tandis que mes yeux se promenaient un peu partout, mon regard se posa sur une fille avec un air familier. Elle se trouvait seule sur un banc, un peu à l’écart, avec un livre en main. Je fronçai les sourcils, me demandant où j’avais bien pu la rencontrer. Ah ! Adam, l’un de mes confrères, m’en avait vaguement parlé d'elle une fois. Il me l’avait pointé et m’avait dévoilé à quel point elle était bizarre et louche. Que le simple fait de s’approcher d’elle pouvait nous faire frissonner de trouille. Dès lors cela m'avait grandement intrigué. Enfin, maintenant que je la voyais de plus près, l’adolescente ne faisait pas si peur que ça. Elle était totalement aspirée par son livre et j’étais bien curieux d’en connaître le contenu. Maintenant que j’avais l’occasion de lui souffler quelques mots, j’allais peut-être pouvoir comprendre ce qu’Adam lui trouvait. Je tirai sur la laisse afin de forcer l’animal à me suivre, puis m’approchai de la jeune fille. Ma main libre se posa sur la tête de son banc et me penchai légèrement vers elle pour mieux voir les écrits dans son livre, mon souffle atteignant le derrière de son cou.

« Qu’est-ce que tu lis ? Ça a l’air intéressant vu que t’es carrément plongé dedans. »

Je lui fis un sourire qui dévoila toutes mes dents, puis pris place à côté d’elle. Je lui tendis ma main.

« Fletcher, ravi de te connaître ! »
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MessageSujet: Re: Opposites attract because they learn from each other || Abigail   Dim 5 Juil - 18:29

Tout va bien ? Tout va bien. Ces trois simples mots, combien de fois les avait-elle prononcés ? Un bon paquet de fois, au moins, chaque fois que la question qu'on lui posait correspondait à cette réponse. Elle avait longtemps utilisé cette phrase à tort et à travers, et surtout, de façon mensongère. Elle avait souvent balancé ces quelques mots insignifiants même si au contraire de ce qu'elle disait, rien n'allait. Et puisse qu'on ne change pas les bonnes habitudes, il fallait noter qu'elle continuait de le faire, de temps à autre, beaucoup moins régulièrement que lorsqu'elle avait encore à faire à la psychologue scolaire, mais elle ne s'en privait pas. Elle l'avait dû le dire au moins six fois à Hayden et Dwayne au cours de la dernière semaine, par message. Il ne passait pas deux jours, sans que l'un ou l'autre ne lui envoie un texto dans le but d'être sûr qu'elle n'avait pas recommencé ses conneries. Les questions revenaient souvent en boucle, et même s'ils changeaient parfois, elle tournait toute autour du même sujet : sa santé mentale et physique. Et puis, elle avait beau répondre que tout allait, elle pouvait être certaine qu'ils ne lâcheraient pas le morceau. En y réfléchissant, c'était parfaitement compréhensible. Elle avait tellement de fois feint que tout était au top pour juste après allait se mutiler qu'ils étaient devenus méfiants. Mais elle leur assurait et en était convaincue : elle allait mieux. Ou du moins, elle essayait d'aller mieux. Bien sûr, il y avait, quelque part en elle, quelque chose qui faisait qu'elle ne pouvait pas s'empêcher d'être tentée de se faire du mal à la vue d'un objet tranchant, mais elle ne pouvait pas lui dire ça, au téléphone, alors qu'il était sur le point de raccrocher. Elle ne pouvait pas non plus lui dire qu'elle s'entaillait de temps en temps les avant-bras dans le sens horizontal, perpendiculairement à ses anciennes cicatrices, et elle ne pouvait pas lui avouer qu'elle aimait ça, quelle que soit la douleur qu'elle pouvait ressentir. Non vraiment. Ils avaient beau être ses frères, il y avait grand nombre de choses qu'elle ne pouvait pas leur dire. Cette fois-ci, elle s'était contenté de répondre par oui, à la totalité des questions et avait affirmé que tout se passait pour le mieux pour l'instant. Elle avait été tentée de rajouter que les lames de rasoir n'avaient pas quitté leur étui et que du sang n'avait pas coulé. Mais cela aurait été provocateur et faux, et elle avait préféré s'abstenir...

Heureusement pour elle, la conversation n'avait pas duré bien longtemps. Peut-être dix à quinze minutes, en comptant les longs, très longs silences. C'était souvent comme ça entre eux. Ils ne se disaient pas grand chose, ne parlaient pas de ce qu'ils ressentaient. Après tout, ce n'était pas réellement le style de la famille et c'était tant mieux. C'était aussi pour ça que la jeune fille était telle qu'elle était. Renfermée, froide, distante, bizarre pour certains, mais aussi intelligente et ... Intelligente. C'était surement son unique et principale qualité. Cela semblait même parfois incompréhensible pour les personnes des équipes pédagogiques de ses anciennes écoles, et même pour des gens beaucoup plus importants que cela. Tandis que certains se disaient qu'elle ne donnait vraiment pas l'impression d'être une élève aussi studieuse, et d'autres affirmaient comme pour la critiquer qu'elle n'avait que ça pour elle, et qu'il fallait bien qu'elle ait un moyen de s'en sortir. Les deux types de critiques avaient raison. Pourtant, Abigaïl seule, avait ce qu'elle valait vraiment, et il n'y avait que ça pour la satisfaire. Et il n'y avait que ça pour qu'elle puisse s'en sortir correctement. L'avis des autres l'importait peu. Il arrivait un stade où rien ne pouvait plus changer quelqu'un, l'ébranler ou la dévier de ce qu'il ou elle allait devenir. Et c'était le cas de la jeune fille. Elle n'était pas prête de changer et de s'amuser à devenir quelqu'un d'autre. Ce n'était pas en déménageant à Boston que les choses allaient changer. Ce n'était pas en intégrant une confrérie que l'adolescente allait s'entourer d'amis. Et ce n'était pas non plus en entrant dans un nouveau lycée loin de ses bourreaux qu'elle allait changer ce qu'elle était devenue. Tout avait une raison, et elle ne s'était pas endurcie ainsi, pour rien. A limite de l'infréquentable. Les gens ne trouvaient aucun bon prétexte de l'aborder. Ils n'avaient aucune envie de le faire juste en la regardant. Mais avait-elle vraiment besoin de quelqu'un de beaucoup trop vif, et plein de joie pour lui rappeler que la vie pouvait être belle ? La question méritait d'être posée, mais elle l'avait toujours évincé de son esprit chaque fois qu'elle le traversait. L'amitié, le plaisir, et l'amusement, ça ne lui correspondait pas, du tout. C'est pour cela qu'elle avait laissé tout cela aux autres, qui en profitaient bien mieux.

Décidément, ce livre l'amenait à beaucoup réfléchir. Il réveillait en elle des souvenirs grâce à ses axes psychologiques et profonds. Elle avait commencé à le lire à son arrivée chez les Theta Xi. Ce n'était pas la première fois qu'elle le lisait, ni même la dernière. Elle l'aimait tellement qu'elle était capable d'enchaîner plusieurs fois le bouquin, pendant un jour entier et de ne faire que ça. Ce n'était pas pour rien qu'une fois encore, assise sur ce banc, dans le parc, un peu en retrait, elle avait le nez plongé à l'intérieur. Elle le dévorait toujours de la même manière en prenant soin de retenir chaque passage important, chaque phrase intéressante qu'elle pouvait y trouver. Elle le connaissait par cœur. Livre préféré bonjour. En l'observant de loin, on pouvait lui trouver un aspect presque mystique. Elle avait l'air de sortir tout droit d'un tableau. Le vent caressait doucement ses longs cheveux châtains, blonds. Elle était jolie malgré son mauvais caractère, ses envies suicidaires et son rictus malsains. Quand elle lisait, là, à ce moment précis, elle avait l'air d'être comme tout le monde. Elle avait l'air d'être normale, et dieu sait si, dans son cas, c'était compliqué. Elle le savait et ne s'en cachait pas, elle n'était pas comme tout le monde. Et être différente était une parfaite raison de rejet dans le monde pourri où elle évoluait. Ça aussi, c'était une chose qu'elle n'ignorait pas et qui ne la gênait pas plus que cela. Elle préférait largement bouquiner tranquillement, seule, à l'ombre d'un arbre, légèrement protégée de la température beaucoup trop élevée, caressée par une brise à peine trop légère pour être sentie. Disons que si elle ne s'entourait pas et préférait tout ses avantages de la solitude, c'était pour éviter d'être ennuyé. Alors comment devait-elle s'y prendre pour expliquer à la personne qui se tenait derrière elle, qu'elle n'avait rien à faire là ?
Alors qu'elle était toujours en train de parcourir chaque ligne sur les feuilles de papier, elle avait senti cette présence dans son dos, et cette main appuyée sur le dossier du banc. Elle avait senti le regard qui, avec le sien analysait les phrases dans le désordre pour essayer de comprendre ce dont le livre parlait et elle avait aussi senti ce souffle chaud dans son cou, qui, elle en était sûre, n'était rien d'autre que le souffle respiratoire de l'inconnu.

Immobile. Elle avait décidé de rester immobile et de faire comme si de rien n'était dans l'espoir que son perturbateur du jour s'en aille, en faisant également comme si rien ne s'était passé. Malheureusement pour elle, on pouvait bien le dire, la technique avait monumentalement échoué. Pire, elle avait carrément eu l'effet inverse de celui escompté. « Qu’est-ce que tu lis ? Ça a l’air intéressant vu que t’es carrément plongé dedans. » Immédiatement, l'idée qu'il allait s'installer avait agacé la jeune fille, qui directement, se mit à espérer que cela n'arrive pas. Elle l'observa quelque instant, remarqua le chien, se reconcentra sur lui et avant même qu'elle ne lui réponde, si seulement elle avait voulu le faire, il s'installa à ses côtés, exactement sur le même banc, lui sourit et lui tendit la main, tout en se présentant. Fletcher. Finalement, elle regrettait de ne pas lui avoir répondu froidement et méchamment, à sa première question. Ça aurait surement éviter de passer par l'étape "présentation" et bonnes manières. S'il y avait bien un truc pour lequel elle n'était pas doué, c'était bien ça. Et pourtant, elle était tombée dans le piège qu'elle aurait préféré éviter. Taper la discut'. Abigail. Elle aurait pu ajouter qu'elle était également ravie de le rencontrer, mais ce n'était pas vraiment l'expression qu'elle aurait utilisée. Loin de là.
Un instant, elle le scruta, presque de haut en bas. La couleur de ses yeux, la forme de sa bouche et les boucles ultras souples, presque invisibles de ses cheveux. Elle était en train de le dévisager, et elle s'en rendait compte toute seule. C'était peut-être un peu gênant. Puis, elle se souvint. Glissant un doigt entre les pages de son livre pour éviter de perdre le fil, elle le referma et le plaça entre son visage et celui du jeune homme, lui laissant tout le temps d'en voir le titre. The Alchemist. C'est un excellent livre. J'ai dû le lire au moins ... Dix-sept fois. Paulo Coelho. Excellent écrivain brésilien. Pas de sourire aveuglant comme il avait pu le faire. Pas de grands signes de gentillesse. Seulement une courte réponse, mais vraiment la plus courte possible. Un dernier coup d'oeil vers lui, et l'adolescente se replaca correctement, perpendiculaire au banc, le lire rouvert, sur les jambes. Un silence s'installa. Un silence qu'elle rendait pesant par son propre manque de paroles. Et malgré tout le jeune homme restait là. Tu comptes rester là longtemps ? Parce que, je suis pas très bavarde au cas où tu n'aurais pas remarqué.
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MessageSujet: Re: Opposites attract because they learn from each other || Abigail   Mer 8 Juil - 10:19

« Abigail. »

Réponse sèche, froid, brève. Je grimaçai. Elle me daigna à peine un coup d'oeil tandis que moi, de mon côté, l’aspirais du regard le plus que je le pouvais. À vue d’oeil, l’adolescente ne ressemblait pas aux filles qui passaient des heures devant le miroir à se refaire une beauté uniquement pour passer dix minutes dans un supermarché. En fait elle semblait être le genre à se foutre carrément de son apparence. Son look naturel la rendait jolie en quelque sorte, même si elle était loin d’être mon genre. Enfin, pas que je préférais un type en particulier, mais déjà la façon dont cette fille m’avait accueilli, cela serait un miracle qu’on devienne amis. Pas grave, j’adorais les défis.

Abigail posa finalement ses yeux sur moi et nos regards se croisèrent. Elle me dévisageait silencieusement du regard et malgré tout, je continuai de sourire, m’attendant à avoir une réponse de sa part dans les secondes qui suivent. Charlie tortillait sa corde et je me contentai de le faire patienter un petit peu. Puisque j’étais sur la bonne voie, je n’allais pas quitter le terrain maintenant. À ma grande surprise, l’adolescente accepta de coopérer. Elle me présenta son livre et évidemment, il ne me disait rien. Je ne faisais pas partie de ces gens qui lisaient un livre par semaine. À vrai dire, je détestais. Les livres étaient longs, ennuyants et bons pour dormir. De plus, je n’avais jamais la patience - ni le temps - de me poser pour lire en tant que tel.

« Quoi, dix-sept fois ? Comment c’est possible ? T’en as pas marre de relire la même histoire encore et encore ? Et puis tu sais déjà comment ça se finit, c’est con. »

Remarquant que mon commentaire pouvait être jugé comme étant déplacé, je me repris aussitôt.

« Enfin, j’essaye pas de t’insulter. J’aime pas trop lire en fait. »

Même si je m’efforçais à garder un grand sourire sur mon visage, la jeune fille ne fit aucun effort pour me rendre la pareille. Les rumeurs disaient vraies, elle n’était pas très amicale. Avait-elle des amis ? Se retrouvait-elle souvent toute seule ? Aimait-elle la solitude ? Je ne comprendrais jamais ces personnes qui aimaient rester seules et préféraient se priver d’amis. Je veux dire, qu’est-ce qu’elles faisaient de leur journée ? Comment pouvaient-elles s’amuser sans quelqu’un d’autre pour les accompagner ? Sans mes amis, je n’étais personne. C’était eux qui me permettaient de vivre, de s’amuser ou de rire. Je faisais tout avec eux et ne pouvais imaginer une vie sans eux. Par conséquent, ne pas avoir de potes, c’était impossible et inimaginable pour moi.

Abigail s’installa plus confortablement sur le banc et je la regardai faire silencieusement, une lueur d’espoir dans les yeux. Peut-être allait-elle enfin accepter d’avoir une conversation normale avec moi. Tout ce qu’elle avait fait jusqu’ici était me répondre brièvement, comme si elle ne me voulait pas sur le banc avec elle. Mes espérances s’éteignirent dès qu’elle reprit son bouquin et se mit à le lire sous mon nez, comme si de rien n’était. Je l’observai silencieusement, ébahi par son geste, avant de pouffer de rire. Moi, Fletcher Collins, me déplaçait jusqu’à elle ; elle avait une opportunité de se faire un nouvel ami, sauf que tout ce qu’elle avait l’intention de faire était de lire sous mon nez. C’était tout comme lire en plein milieu du salon alors qu'une fête animée avait lieu dans la même pièce.

« Tu comptes rester là longtemps ? Parce que, je suis pas très bavarde au cas où tu n'aurais pas remarqué. »

Oh que non, je refusais d’abandonner.

« Oh t’inquiète, j’ai remarqué. Moi je suis bavard, alors ça devrait pas causer de problème, non ? Je parle, t’écoutes. »

Je relâchai le chien qui commençait à remuer sous sa corde. Il ne causait pas beaucoup de problèmes, alors je n’avais pas à m’inquiéter. Il traîna son museau au sol et avança doucement jusqu’à tomber sur un ballon que quelqu’un avait dû oublier sur les lieux. Il commença par jouer avec et je le laissai faire. Je reportai mon attention sur la fille à côté de moi, ne voyant aucune amélioration de sa part. Je trouvais la situation assez marrante en fait. On n’était clairement pas fait pour socialiser tous les deux et pourtant, je persistais à vouloir faire connaissance avec elle. Cette audace devait faire partie de ma personnalité. Je reposai ma tête dans l’une de mes mains, observant intensément l’adolescente.

« Est-ce que je te dérange ? »

Si elle avait un problème, elle pouvait toujours me le dire. Je la trouvais ridicule en ce moment. Elle n’avait pas à m’ignorer de la sorte. Mon chien revint parmi nous et je caressai vivement sa tête. Il me lécha la main et le visage, tout en agitant joyeusement sa queue. Il regarda Abigail et jappa continuellement avant de se poser devant elle et de lécher son bras. Je lâchai un petit rire.

« On dirait qu’il veut faire ta connaissance. Il s’appelle Charlie. Charlie, voici Abi. Je peux t’appeler comme ça, hein ? »

C’était un chien qui n’avait pas peur des inconnus et allait facilement vers eux. Charlie se mit à tourner en rond en jappant et je quittai le banc pour me diriger vers lui. J’examinai le terrain, en recherche d’un jouet abandonné qu’il pouvait utiliser pour se tenir occupé. Mon regard se posa sur un Freesbee non loin de là et je me déplaçai pour le récupérer. Une fois l’objet dans mes mains, j’attirai l’attention de l’animal de compagnie.

« On va jouer un peu, ok ? »

Il adorait ce jeu, alors sautait déjà sur place, à l’afflue d’un mouvement du jouet. Je finis par l’envoyer au bout du terrain et Charlie courut précipitamment dans le but de le récupérer. Entre temps, j’avais repris ma place aux côtés d’Abigail. Encore une fois, j’aurais pu repartir à la maison avec Charlie, mais ma conscience me forçait à rester. Il y avait quelque chose de mystérieux avec cette fille et j’avais envie de rester pour découvrir ce qu’elle cachait. Enfin, je ne m’attendais pas à réussir en une soirée, mais j’étais motivé. Le désir de lui avouer la raison de ma présence me traversa l’esprit, alors je me lançai.

« J’ai beaucoup entendu parler de toi. Des drôles de rumeur en fait. »

Je tâtai doucement le terrain, guettant une quelconque réaction de sa part.
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MessageSujet: Re: Opposites attract because they learn from each other || Abigail   Lun 13 Juil - 11:49


Elle ne demandait pas la lune. Juste la tranquillité, ce qui, pour elle, signifiait pouvoir faire ce qu’elle voulait sans être déranger. Elle avait pensé qu’en venant à Boston et en quittant le Missouri, elle parviendrait à trouver ce qu’elle n’avait jamais pu avoir chez elle, et, quand elle y repensait, elle se demandait si elle n’avait pas un peu trop rêvé. Rêver était un mot bien trop grand et inapproprié. Rares étaient les fois où elle l’avait employé. Disons tout simplement qu’elle avait plutôt tendance à se servir de « cauchemarder ». Il correspondait mieux à ce qui se passait en elle, la nuit, ou plus généralement à ce qu’elle avait vécu. En regardant de plus près sa vie, il n’y avait pas vraiment la place pour les rêves et les nuits tranquilles. Il n’y avait pas non plus la place pour la tranquillité. Les seules choses qui étaient parvenues à s’installer étaient la souffrance, la douleur, et le noir. Du noir partout, jusque dans ces vêtements. Sa vie n’avait jamais été rose et ne risquait pas de le devenir d’un simple claquement de doigts, avec un simple déménagement. Elle ne risquait pas de devenir parfaite et joyeuse comme celle de nombreuses personnes. Tout pouvait changer, c’était certain, mais tout pouvait également rester comme ça avait toujours été. Et puis, pour que les choses changent, il fallait faire des efforts, le vouloir vraiment et ça n’avait pas l’air d’être réellement son cas. Pour que les choses changent et s’améliorent, il fallait qu’elle se socialise, s’entoure, se fasse des amis. Et tout cela, elle en était incapable, ou ne s’en donnait juste pas les moyens. Elle n’avait jamais fait une chose pareille. Les seules personnes avec qui elle s’entretenait été ses frères. Avec ses parents, il n’était jamais vraiment question de discuter, et quand elle se retrouvait dans le bureau de la psychologue scolaire ou d’un professeur, la seule chose qu’elle savait faire été de faire semblant d’écouter, d’acquiescer et de s’en aller. Avec les autres, les jeunes de son âge, rien n’arrivait jamais. Il y avait bien sûr, eu à quelque reprise des âmes charitables et aimables qui avaient essayé de s’approcher d’elle, et même de se lier, mais en vain. Elle avait toujours fait en sorte que ça n’arrive pas. Et ce, pour une raison inconnue, même d’elle-même. Elle n’était pas faite pour avoir des gens aimants autour d’elle et elle ne voulait pas que ça se fasse. Peut-être par peur de l’inconnu, ou par peur de blesser. Peut-être aussi par peur de tout faire échouer, ou de se faire du mal à elle-même. Elle était incapable de l’expliquer. Elle savait juste, que la solitude lui allait parfaitement bien, et que pour rien au monde elle ne changerait ça contre l’amour des autres. Ou du moins, c’était ce dont elle s’était convaincue, seule, avec le temps.

En s’installant sur ce banc, en fin de journée, c’était ce qu’elle espérait trouver. La tranquillité. Elle y était. Elle la frôlait du bout des doigts. Il n’y avait qu’elle et Paulo Coelho. Juste eux deux et le livre entre. Il n’y avait qu’elle et les mots qu’elle dévorait les uns après les autres pour une énième fois, encore. Elle le connaissait presque par cœur, savait ce qui allait se passer, comment et pourquoi, et pourtant, ça ne l’arrêtait jamais. Elle le lisait et le relisait encore et encore, parce qu’elle ne pouvait pas s’en empêcher. Tandis que certains ne peuvent s’empêcher de jouer aux jeux vidéo ou de sortir faire la fête, elle, elle lisait. Elle lisait, chaque fois qu’elle en avait l’occasion parce que ça lui permettait de sortir de sa tête toutes les mauvaises idées qui pouvaient lui traverser l’esprit. Ça lui permettait d’oublier les lames de rasoirs et le sang, le temps de quelques pages. C'était aussi pour cette raison qu'elle était sortie aujourd'hui, de sa chambre de lycéenne qu'elle occupait dans la confrérie. C'était beaucoup trop tentant, ça lui reprenait. Les pulsions, l'envie de se faire du mal. The Alchemist dans la main, elle avait l'espoir de pouvoir bouquiner en paix, mais on pouvait penser que quelque chose de supérieur à tout être ne voulait pas que les choses se passent ainsi et avait décidé de mettre sur le chemin d'Abigaïl, un mec et son chien. Un mec plutôt mignon, soit dit en passant. Un mec pour lequel n'importe quelles filles ordinaires craqueraient et pour qui les filles se battraient afin de l'avoir à leurs côtés sur un banc. Dans le cas de l'adolescente, le simple fait de l'avoir senti derrière elle, d'avoir senti son souffle dans sa nuque l'avait agaçé. Elle avait compris qu'il n'allait pas se contenter seulement d'une question. Et comme elle s'y était attendu, l'inconnu avait contourné le banc, et s'était assis à côté d'elle, se présentant tout sourire. Fletcher. C'était une prénom original. Et là, où n'importe quelle personne normalement constitué et agréable aurait tendu la main pour saisir celle du jeune homme, Abigaïl, elle, s'était contenté de le fixer et de répondre séchement son prénom. Juste son prénom. « Abigail. » Rien de plus, rien de moins. En fait, suffisamment pour qu'il n'insiste pas. Ou du moins, c'était ce qu'elle pensait. Le jeune homme grimaça. A voir sa tête, il était évident qu'il ne devait pas vraiment être habitué à ce genre de refoulement, totalement froid. ant pis. Au fond, ça n'intéressait pas vraiment la demoiselle. Pourtant, prise d'un élan de bon sens, elle se dit que lui répondre, à sa première question était surement la seule manière pour qu'il lui foute la paix. Après l'avoir observé, elle placa le livre entre eux deux et le lui présenta.

« Quoi, dix-sept fois ? Comment c’est possible ? T’en as pas marre de relire la même histoire encore et encore ? Et puis tu sais déjà comment ça se finit, c’est con. -Pause- Enfin, j’essaye pas de t’insulter. J’aime pas trop lire en fait. » Abigaïl retint un soupire. Ce type n'avait pas l'air d'être le plus intelligent qu'elle allait ou avait rencontré, c'était sûr. « Les gens comme toi, ne peuvent surement pas comprendre. Lire, c'est plus qu'une activité. Quand tu regardes un film, plusieurs fois, c'est la même chose, sauf que lire, c'est beaucoup plus intéressant. » Oui, lire était beaucoup plus qu'un simple passe temps, pour elle. C'était une passion, quelque chose dont elle ne pouvait pas se passer et qu'elle se plaisait à faire, mais comme elle lui avait dit, les gens comme lui n'étaient pas en mesure de comprendre. Une nouvelle fois, elle s'était montrée désagréable. Et poursuivit dans son élan en l'ignorant totalement et s'installa sur le banc, plus confortablement avant de reprendre sa lecture. Elle n'était pas prête pour ce genre de choses. Elle n'était pas prête pour les discussions amicales et les relations. Ce n'était pas son truc. Et ce n'était pas une surprise. Alors, elle l'ignorait, totalement, espérant qu'il s'en aille. Pourtant, le rire qu'il laissa échapper fit disparaître la possibilité qu'il décide de partir. Ce mec était tétu. Et ça ne faisait qu'agaçer la jeune fille. S'il croyait pouvoir s'en faire une amie, il se trompait. Sur le même ton que ses interventions précédentes, la jeune fille, demanda à Fletcher s'il comptait vraiment rester là. « Parce que, je suis pas très bavarde au cas où tu n'aurais pas remarqué. » Ah ça, pour ne pas le remarquer, il faudrait être aveugle, et elle commençait par croire que c'était ce qu'il était. « Oh t’inquiète, j’ai remarqué. Moi je suis bavard, alors ça devrait pas causer de problème, non ? Je parle, t’écoutes. » Intérieurement, l'envie de lui couper la langue devenait de plus en plus présente, pourtant, à défaut d'avoir un objet tranchant, Abigaïl leva les yeux au ciel et se reconcentra sur son livre. Cette histoire risquait de durer un long, très long moment, parce qu'elle n'était pas prête à changer d'avis et lui non plus, visiblement. Tant pis. Elle n'avait qu'à poursuivre dans l'indifférence et se disait que ça finirait bien par marcher. Il fallait compter sur ça, ou sur le chien. Ah ! Ce chien. Si seulement son maître pouvait l'emmener se promener pluôt que simplement relacher la corde... Ça aurait arrangé les affaire de la jeune fille, pourtant, il était encore là, et elle le voyait du coin de l'oeil, le regard fixé sur ce qu'elle était en train de faire, dans un parfait silence, qui ne dura pas vraiment longtemps. « Est-ce que je te dérange ?» La réponse était oui. « Non. Pas quand tu te tais.» En fait, sa seule présence la dérangeait. Elle détestait être observée comme elle l'était à cet instant précis. Elle détestait être le centre de l'attention, et elle détestait avoir un regard fixé sur elle, comme c'était le cas avec lui.

Puis, l'espoir revint parmis eux. Le chien était de retour et semblait s'ntéresser énorément à son maitre qui, inversement, s'intéressait aussi à lui. Pendant une demi seconde, Abigaïl espéra que l'animal veuille rentrer chez lui et de ce fait, que le maître serait obligé de suivre. Ô désespoir, quand tu nous tiens. Comme si l'attention de Fletcher ne suffisait pas, il fallait que le sbire décide de se faire ami-ami avec elle. La poisse. La langue du truc lécha son avant bras, qu'elle décala légerement afin d'éviter que le livre soit touché. La bave de chien n'était pas vraiment conseillé pour le bon entretien des bouquins. « On dirait qu’il veut faire ta connaissance. Il s’appelle Charlie. Charlie, voici Abi. Je peux t’appeler comme ça, hein ? » Sans le vouloir, elle écarquilla légérement les yeux. Personne n'avait jamais utilisé de surnom avec elle. Abi. Bêtement, elle ne sut pas vraiment comme réagir. Elle le regarda, puis se reconcentra sur le chien. « Charlie .. Je vois .. » Rapidement, elle effleura le sommet du crâne de l'animal et retira sa main. Elle n'était pas très animal non plus. Elle n'en avait jamais eu ... Et n'était pas vraiment habitué. De même que les humains, les animaux avaient tendance à la fuir. Et là, dire que l'animal était comme le maître prenait tout un sens. Ils étaient pareils. Têtus et aimables. Puis le moment semblait être enfin venu. Le chien tourna autour du banc, aboya et Fletcher se leva et se dirigea vers lui. Ils allaient s'en aller, cette fois c'était la bonne et elle y croyait. Elle allait enfin être tranquille. Enfin ... C'était beau de rêver. Après avoir envoyer un truc pour que le chien s'amuse, il était revenu, à la charge, encore et toujours. Il s'était installé de nouveau à ses côtés. Il ne lacherait jamais l'affaire et l'idée de coopérer traversa l'esprit agacé d'Abigaïl. « J’ai beaucoup entendu parler de toi. Des drôles de rumeur en fait. » Et voilà, tout s'expliquer. Le livre se ferma. De toutes façons, elle ne lisait plus depuis qu'il s'était incrusté, alors, ça ne servait à rien. Donc voilà, pourquoi il voulait tellement lui parler. Il avait entendu parler d'elle. Déjà. Son rictus habituel prit possession de ses lèvres à l'instant où elle posa ses yeux sur lui.

« T'as entendu de drôles de rumeurs ? Eh bien ... Je suis même pas curieuse de les connaître, mais si l'envie te prend, puisque tu sembles avoir envie de parler, je t'en prie, vas-y. »  Désormais, elle ne quittait plus le jeune homme du regard. S'il voulait parler, alors allons-y. Puisque pour une fois, il avait quelque chose d'un peu intéressant à dire, elle n'allait pas le priver. Et puis, c'était amusant de voir que de pauvres abrutis lancaient de "drôles de rumeurs". « Vous devez franchement vous ennuyer dans ce lycée. Ça fait ... Une semaine à peu près que je suis à Boston et déjà, des gens dont je n'ai jamais entendu parler, me connaissent ... Ce que c'est ennuyeux. »
 
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MessageSujet: Re: Opposites attract because they learn from each other || Abigail   Sam 1 Aoû - 20:47

« Les gens comme toi, ne peuvent surement pas comprendre. Lire, c'est plus qu'une activité. Quand tu regardes un film, plusieurs fois, c'est la même chose, sauf que lire, c'est beaucoup plus intéressant. »

Je plissai les yeux avant de hausser mes épaules.

« Euh d’accord, chacun son avis. »

Déjà, même regarder un film n’était pas aussi simple pour moi. C’était carrément plus rapide qu’un bouquin, certes, mais je n’avais aucune patience en général. Mon attention finissait toujours par divaguer et dans ce cas, je devais faire quelque chose d’autre, obligé. Dans un cinéma, c’était pire. Enfermé dans une salle sombre, avec qu’un seule option qui s’offrait à moi - qui était de regarder un écran géant pendant deux bonnes heures -, je ne pouvais point le supporter. C’était la raison pour laquelle que, comparé à mes amis, j’évitais le cinéma le plus possible. Pour que je puisse regarder un film, je devais absolument le regarder chez moi, à mon propre rythme, sinon je devenais fou. Alors un film de une heure et demi pouvait me prendre huit heures. Et regarder plusieurs fois la même pellicule ? Jamais ! C’était d’un ennui extrême de connaître tous les pièges d’un film d’action.

« Et puis qu’est-ce que tu veux dire par, ‘les gens comme moi’ ? Tu me prends pour qui ? »

Je ne l’attaquais pas, j’étais simplement curieux de savoir où elle voulait en venir. Abigail ne parlait pas beaucoup et me regardait à peine, sauf qu’elle devait me juger intensément si elle avait déjà sa propre idée de ma personne. Je n’avais rien contre, le jugement des autres ne me faisait pas peur et je doutais que la jeune fois voit quelque chose de mauvais en moi. Pourtant, tout ce que je lui avais fait était de lui tendre la main pour une amitié. Et si elle n’était pas contente… et bien je ne pouvais rien faire pour elle. De toute façon, qui était assez fou pour refuser une amitié ? J’étais quelqu’un qui adorait les gens et cherchais tout le temps à être bien entouré. Par conséquent, j’allais facilement vers les inconnus et me faisais des amis en moins de deux. À mes yeux, les amis étaient importants, car plus j’en avais, plus j’avais de valeur. Et ça devrait être le cas de tout le monde. Franchement, personne ne voulait rester seul.

Je continuais de parler dans le vide tandis que la jeune fille m’accordait à peine son attention. Elle ne me connaissait vraiment pas, car si c’était le cas, elle saurait qu’il fallait mieux réagir aussitôt avec moi parce que je ne lâchais pas prise facilement. Oui, j’étais du genre - très - chiant, mais tout le monde aimait avoir des réponses à ses questions. Abi voulait clairement que je m’en aille, sauf que j’avais décidé que je n’en irais pas tant que ces mots ne sorte pas de sa bouche de façon nette et précise. Par ailleurs, j’avais encore envie de jouer avec, alors je n’avais nullement l’intention de la quitter aussi vite. J’aimais bien énerver les gens en fait.

J’étais même allé jusqu’à lui demander si je la dérangeais et devinez quoi ? Même pas ! Donc il n’y avait aucun problème. Je m’imposai 10 secondes de silence, histoire que l’adolescente ait son temps de répit. J’eus le temps d’observer vaguement les environs. À l’heure qu’il est, il n’y avait pas grand monde dans ce parc, ni grand bruit d’ailleurs. C’était une place vaste, vert et calme, alors je pouvais comprendre pourquoi Abigail s’était réfugiée dans cet endroit. Je ne venais que pour promener Charlie, alors comme je n’avais jamais pris le temps de me poser dans ce parc, je n’avais jamais réalisé que c’était un lieu très paisible. Bon. Les 10 secondes passées, je rompis mon propre silence.

« Tu traines souvent seule comme ça ? T’as pas d’amis ? Enfin, à part tes livres. »

Même les rares fois que je l’avais aperçu au lycée, je ne l’avais jamais vu en compagnie d’une autre personne. Même Charlie avait envie de faire sa connaissance. Il avait beau être un chien, on avait beaucoup de points communs, lui et moi. Il sauta sur elle et non sans surprise, Abi prit du recul. Si elle me rejetait, elle allait probablement faire de même avec Charlie. Ce dernier avait envie de jouer alors j’improvisais une partie du Freesbee où par évidence, il était le seul à s’en réjouir. De mon côté, j’essayais de gagner du temps. Je repris ma place à côté d’Abigail, la tête du banc couvert de long en large par mes deux bras. Je poursuivis mes piques sur la jeune fille dans l’espoir d’avoir son attention et je hurlais mentalement de joie au moment où les pages de son livres disparurent de son champ de vision. Alors c’était des rumeurs, la clé du succès. En même temps, c’était une fille, et de ce que j’en savais, les filles avaient toujours besoin de savoir ce que l’on pensait d’elles. Surtout du point de vue d’un garçon. Même si elle avait l’air complètement hors de contexte, Abigail ne semblait pas faire exception à cette règle. Histoire de la faire mijoter un peu, je ne lui répondis pas tout de suite, préférant tenir occuper mon animal de compagnie un peu plus longtemps. Je me levai, fis un petit tour tout en lançant le jouet à plusieurs reprises à Charlie. Une minute plus tard, je me dirigeai une nouvelle fois vers le banc afin de porter mon attention sur Abigail.

« J’ai pas trop envie de te le dire en fait. Parfois c’est mieux de rester dans l’ignorance, non ? »

Je n’avais pas envie de la décourager. Et puis j’avais un coeur, j’allais quand même pas lui balancer des propos négatifs en plein visage.

« Vous devez franchement vous ennuyer dans ce lycée. Ça fait ... Une semaine à peu près que je suis à Boston et déjà, des gens dont je n'ai jamais entendu parler, me connaissent ... Ce que c'est ennuyeux. »

Je haussai les épaules.

« Oh tu sais, y a des gens, qui, dès qu’ils voient une cible ne peuvent s’empêcher de lui vouloir du mal. En fait, si tu ne fais pas partie des confréries ‘fortes’, tu peux facilement te faire abattre. C’est ça le lycée. »

Ma faim se fit de nouveau ressentir, alors je ne perdis pas de temps avant de sortir une barre de nutriments de ma poche. Je mordis dedans avec passion - comme si c’était la meilleure nourriture au monde - puis dévisageai Abigail. J’avalai rapidement dans le but de pouvoir lui parler sans avoir la bouche pleine.

« T’en veux ? »

Je sortis de ma poche mon autre barre et le lui donnai sans attendre sa réponse. Une barre n’allait probablement pas me suffire, mais il était de mon devoir de me montrer galant avec une fille. Je repris rapidement la conversation, comme c’était moi le plus bavard des deux.

« T’as dit que tu venais d’arriver dans ce lycée. T’étais où avant ? »
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Opposites attract because they learn from each other || Abigail
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