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 I am YOU; YOU are me — 100%

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MessageSujet: I am YOU; YOU are me — 100%   Jeu 28 Jan - 19:58




Elio Stoddeley
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Age : 20 ans
Date de naissance : 28 mai 1995
Lieu de naissance : Springfield, Massachusetts
Statut civil : Célibataire
Statut social : Aisé
Métier/Etudes : L3 Histoire — Sociologie, Anthropologie, Français
Groupe : Pi Bêta Phi, Lambda.
P.I ou Scénario : P.I.
Avatar : Kim Myung Soo — L
Secret envoyé ? Ok By Ricoco *-*
Code:
Kim Myung Soo (L) [color=#ff0000]~[/color] Elio Stoddeley
I AM YOU

Il était une fois, un jeune homme du nom d’Elio, qui, comme tous les étudiants de son âge, devait se lever pour aller en cours. C’était une chose fort peu accommodante pour le garçon, qui n’était pas un grand adepte du réveil le matin, comme le prouvait une énième fois son aventure rocambolesque. Alors qu’il dormait paisiblement, la sonnerie de son réveil l’avait tiré du doux rêve qu’il faisait, et l’obligeait à ouvrir ses petits yeux. Au départ, rien ne semblait l’alarmer, il se bataillait juste avec les rayons du soleil, qui venaient lui agresser les yeux. Encore une fois, il n’avait pas abaissé ses volets la veille. Puis, il regarda plus en détail les chiffres rouges, qui occupaient la totalité de l’écran de son réveil, et manqua de s’écrouler de son lit. Son réveil avait sonné trop tard. Ni une, ni deux, il se précipita vers sa penderie, pour prendre de quoi se fringuer, et en dix minutes, il était présentable pour sortir. Pas à son goût, certes, puisqu’en règle générale il lui fallait bien une demi-heure pour savoir quoi mettre, mais suffisant pour traverser les rues, qui le séparaient de l’université. Elio n’était pas d’un naturel ponctuel, à vrai dire, il avait bien du mal à savoir régler son réveil, ou plutôt oubliait-il régulièrement de changer l’alarme en fonction de ses horaires de cours. Pourtant, ça n’était pas un étudiant perturbateur et turbulent, qui faisait en sorte de ne pas avoir son année. Il avait beau ne pas avoir la tête de l’emploi, il tenait à un minimum de prestige, et c’était toujours mieux de se vanter d’être dans le peloton de tête de la promo, que de dire à tout le monde qu’il a les pires notes de tout Boston. Cela faisait partie de ce qui l’aidait à frôler la perfection.

Une fois arrivé devant l’université, il souffla un grand coup, priant pour passer inaperçu à l’entrée du bâtiment. Bien que les professeurs se fichent éperdument du retard de leurs étudiants, ce n’était pas toujours le cas des surveillants, ou miss Garner, qui était bien trop à cheval sur la ponctualité. En arrivant face à la porte d’entrée, il tomba sur un autre élève, qui dans la précipitation le bouscula, entrainant la chute de ses quelques livres tout juste empruntés. Cet élève, qui s’avérait être une jeune fille, s’excusa à multiples reprises, remettant sur son nez ses atroces lunettes rondes, ainsi que les quelques mèches de ses cheveux, qui avaient tendance à venir lui cacher la vue. Elle n’était pas plus jolie que ça, et Elio se fichait bien qu’elle soit désolée.

« - Tu peux pas regarder où tu mets les pieds ?
- Je… Je…suis désolée.
- Ouais c’est bon j’ai compris, mais c’est bien la peine d’avoir des loupes devant les yeux, si t’es aussi aveugle. »


Il ne l’aida même pas à récupérer les bouquins, ni même à se relever, et continua ce qu’il était en train de faire, c’est-à-dire, ouvrir la porte, pour se rendre dans l’amphithéâtre où son cours avait déjà lieu depuis vingt minutes. Elio n’était pas le gars le plus charmant du campus, à dire vrai, il se souciait plus aisément de sa propre personne, que des petits problèmes des autres. Ou du moins, de ceux qu’il considérait inférieurs à lui, parce qu’il n’était pas non plus aussi désagréable avec tout le monde. Il détestait la solitude, et aimait être entouré de gens avec qui il pouvait aisément se défouler, et montrer sa supériorité. Il faisait un peu partie de ce qu’on aurait tendance à appeler l’élite. Il n’hésitait pas à se servir de son argent, pour le faire savoir, ni même de son statut pour prouver sa notoriété. Être populaire, et au cœur des conversations d’autres étudiants, était ce qui le stimulait le plus. Cela ne pouvait que flatter davantage son ego.

Une fois dans l’amphithéâtre, il n’hésita pas à passer son temps à chercher une place, ainsi qu’à faire du bruit pour s’installer, et faire remarquer qu’il était là, au désarroi de ses camarades. Mais il avait voulu chercher la place idéale, c’est-à-dire, celle à côté de ses potes. Et les repérer d’emblée dans une foule aussi dense était un exploit, que malgré lui, il ne pouvait encore accomplir. Peut-être aurait-il du voler les loupes de la fillette de toute à l’heure.

« - Bah alors, tu t’es perdu en chemin ?
- Mon réveil n’a pas sonné à l’heure, puis j’ai été coupé dans mon élan par une véritable morue.
- Pas une seule fois, tu arriveras à avoir un début de journée normal toi.
- Que veux-tu, le talent. »


C’était quelque chose de récurrent. Il lui arrivait toujours quelque chose, mais arrivait plus ou moins à s’en tirer, même si évidemment ça ne pouvait pas toujours fonctionner. Pour preuve, le maitre de conférence ne le laissa pas sortir tout de suite à la fin du cours. Il n’en pouvait plus de voir, que c’était généralement à son cours qu’Elio prenait ses aises pour venir comme si c’était un simple moulin. Pour ce faire, il lui conseilla vivement, armé d’un petit papier signé, d’aller le signaler lui-même à la directrice.

« - En espérant que vous ayez de bons arguments Stoddeley. »

Le professeur, d’un sarcasme remarquable, lui adressa un sourire plus faux tu meurs, auquel Elio lui répondit sans grande peine, avant de prendre la direction du bâtiment administratif. Il n’aimait pas la directrice, cette vieille chose grouillante, qui n’avait que dans la vie sa cinquantaine de chats, son thé noir et sa bible de trois tonnes cinq. Elio et elle ne s’étaient pas beaucoup rencontrés, à vrai dire, il avait toujours fait en sorte de ne pas être en tête-à-tête avec un cadavre encore vivant, mais avait décidé de franchir le pas aujourd’hui. Du moins, c’était son but, mais un de ses potes sortait justement de là, quelque peu sur les nerfs. Il semblait effectivement avoir eu une séance de passage de savon avec la directrice, et n’avait bien qu’une envie, se défouler. En voyant Elio prendre la direction dont il venait, il pouffa légèrement.

« - Alors toi aussi, t’as rendez-vous avec la vieille pour prendre un thé à la menthe ?
- Ouais, il paraît.
- J’en sors, elle est d’une humeur exécrable, on va faire un foot avec les potes, ça ne te tenterait pas ? »


Il était dur de peser le pour et le contre face à une situation pareille, comment pouvait-on préférer un rendez-vous chez la directrice à une partie de foot ? Pas peureux des représailles, puisqu’il en avait clairement rien à foutre, Elio arracha le billet du professeur en quatre morceaux, qu’il balança dans la poubelle à côté de lui.

« - Comment refuser, quitte à me prendre des heures de colle en représailles, je préfère largement faire une partie que passer ma demi-journée à expliquer à cette bonne femme que la technologie déraille. »

Elio n’était pas si difficile à cerner, comme gamin. Il avait vingt ans, et toutes ses dents, et aimait profiter de la vie. C’était un bon élève, parce que ça le faisait bien, mais il n’en était pas moins obéissant comme un petit toutou. Il avait son caractère, qui lui était propre, et il n’aimait pas vraiment qu’on vienne à le réprimander de ci et là, et il trouvait toujours une parade pour s’en sortir d’une manière ou d’une autre. Parce qu’au fond, la chose qui pouvait facilement le faire céder c’était les loisirs, le plaisir d’aller jouer, d’aller s’amuser. Ce n’était pas une petite tête d’ampoule coincée à la bibliothèque universitaire toute la journée, il aimait bien sortir. Est-ce compatible avec ses notes, demanderez-vous ? Il ne travaille peut-être pas comme un forcené, ou du moins ne travaille-t-il pas dans un lieu « public », mais au calme dans sa chambre, son casque BEATS sur les oreilles.

« - On va vous faire la misère !
- N’y pense même pas ! »


Au milieu de la cour du campus se tenaient deux groupes distincts de jeunes adultes, un ballon en leur centre. Tous amis, mais tous des garçons, avec un sérieux esprit de compétition. Elio faisait partie de ceux-là. L’ego et la rivalité masculine, qui le poussaient parfois à être quelque peu sec et franc avec ses coéquipiers. Ça pouvait parfois être blessant, mais il ne le pensait jamais réellement.

« - Putain tu le fais exprès, c’est au milieu qu’il faut viser, pas dans la fenêtre de Garner. »

Disait-il par exemple, quand son pote venait de louper son tir magistralement. Heureusement, ça ne durait jamais bien longtemps et tout dépendait bien évidemment de l’issue du match.

Après de longues minutes à se jeter les uns contre les autres, et à tenter des tirs périlleux et acrobatiques, le score était sans appel, l’équipe d’Elio venait de perdre.

« - Tu parles, c’est de la triche, on m’a foutu dans l’équipe que des pieds cassés. »

Et Elio était très très très mauvais perdant. Quand il gagnait, il devenait un insupportable garçon, qui venait narguer les perdants, mais quand il perdait il devenait quelque peu désagréable, et ne se gênait pas pour le faire savoir. Pourquoi il était comme ça ? Impossible de vraiment le savoir, mais il n’aimait vraiment pas cette sensation là, et encore plus quand il était en équipe, parce que c’était souvent eux qui se prenaient tout dans la tronche. Alors, on le laissait dans son coin, ou on entrait dans son jeu et ça partait dans de violentes discussions pas très malines, qui ne volaient généralement pas bien haut. S’il y avait un brin de caprice là-dedans ? Peut-être. Elio avait en effet tendance à réclamer beaucoup de choses, et à les vouloir dans l’immédiat, mais ça c’est un sujet qui ne peut être développé pour le moment, alors contentons nous de dire tout simplement qu’il est mauvais joueur, mais pas rancunier. Ou du moins, tout dépendait de la fraude commise. Après un tel match, il lui suffisait de deux heures de calme pour oublier, mais après un coup bas, c’était moins sur qu’il pardonne. Parce que malgré tout, il avait pas le pardon facile, le jeune homme, ça lui arrache plus la gueule qu’autre chose de devoir s’excuser, ou s’avouer fautif.

Du coup, après cette défaite essuyée difficilement, il choisit de tout simplement partir, quelque peu énervé. Et rien ne s’arrangea, puisque c’était sans compter les crétins de bas étage qui trouvaient toujours le moyen de venir l’emmerder à cause de ses yeux bridés. Toujours les mêmes d’ailleurs. Ces derniers étaient là, assis sur le dossier du banc, une canette de Coca à la main et l’interpellèrent alors qu’il passait par là. Gros vent, évidemment, Elio ne faisait pas attention à ces gens-là.

« - HEY ! Shin shang ting tang ! »

En lança un, pas très malin, qui s’imaginait peut-être parler chinois comme un preux Shaolin. Cependant, Elio, qui au final trouvait ces têtes de cons fort convenables pour les cogner un peu, se tourna vers eux en leur lançant un regard noir.

« - D’où tu crois que tu peux m’insulter, p’tit con ? »

Effet garanti, éloignez les ennemis racistes en leur faisant croire qu’ils ont dit la pire connerie au monde. Elio s’arrêta net et s’approcha dangereusement des deux garçons, qui faisaient d’un coup moins les malins.

« - C’est pas ce que je voulais dire.
- Ouais, bah la prochaine fois que tu veux te foutre de la gueule de quelqu’un, tourne sept fois la langue dans ta bouche, crétin. »


Il haussa la voix, et lui enfonça le doigt dans le torse, lui donnant l’impression de vouloir le faire tomber de son banc.

« - Et qu’on soit d’accord une bonne fois pour toute, je suis pas chinois. Toi t’es con, mais c’est pas pareil, tu pourras rien y changer. »

Puis il partit avant de se mettre davantage en colère et de lui en loger une dans son bide. Son petit tour, le conduisit au couloir des casiers, et machinalement se dirigea vers le sien, qui semblait contenir quelque chose. Il prit la clé dans sa poche, l’inséra dans la serrure et tourna. Résultat, le contenu se déversa sur le sol.

C’était, encore une fois, une volée de lettres, qui sentaient les admiratrices à plein nez. Elio soupira. Il se baissa, et ramassa chacune des lettres, dont certaines étaient roses, avec des petits cœurs partout. Des lettres, qui parlaient d’amour et de sentiments, et qui d’habitude étaient accompagnées de petits chocolats –seul point positif de la chose, puisqu’Elio raffolait du chocolat- mais là non, que des parchemins dégoulinant d’amour. Il ferma son casier, et jeta les lettres dans la première poubelle qu’il trouva. Sans état d’âme.

« - Tu pourrais me les donner, au lieu de les jeter égoïstement. »

Elio se retourna, son pote de fac du matin venait lui aussi checker le contenu de son casier, et comme toujours était jaloux du succès de son pote.

« - Je sais vraiment pas ce qu’elles te trouvent, pourquoi ça marche pas avec moi ?
- Tu tiens vraiment à ce que je te le dise ?
- Bah si ça peut m’aider à savoir quoi changer, ouais, je suis partant, ça fait longtemps que j’ai pas pêcho en boite.
- Change de tête. »


Et même si son pote explosa de rire, Elio était on ne peut plus sérieux. Il ne mâchait pas ses mots, et était franc, même avec ses amis, il ne trouvait pas l’intérêt de mentir. Bon pour le coup, ça passa comme une blague, mais Elio pensait vraiment que son cher camarade n’avait aucune chance et n’avait pas été gâté par la nature. Le pauvre. Elio passa donc ainsi une journée, comme les autres, et la finit dans sa chambre, endormi profondément dans son lit.

En plus:
 
L'effet papillon:
 
YOU ARE ME

« - Si tu devais changer le cours de ta vie, que changerais-tu ?
- Tout.
- Tout ?
- On n’est jamais satisfait de ce qu’on a pas vrai ? Puis on n’a jamais vraiment le choix, alors oui, tout.
- Même les meilleurs moments de ta vie ?
- Même ceux-là. Pour les rendre encore meilleurs.
»

Ne vous êtes vous jamais demandé ce que votre vie aurait pu être, si vous aviez pu revenir en arrière à chaque fois, pour corriger toutes les erreurs ? Je suis sûre que si. On a tous à un moment donné, plus ou moins regretté un acte, et il continuera à vous peser toute votre vie.

« - Tu as beaucoup de regrets ?
- Comment ça ?
- De remords pour des actions que tu aurais commises.
- Non. J’assume pleinement toutes mes conneries.
- Bah alors pourquoi vouloir venir parler de ton passé ?
- Parce qu’il y a certaines personnes que j’ai le regret de ne pas avoir pu connaître.
»

Si Elio est un bon sujet pour cette expérience, relevant du domaine des souvenirs, c’est avant tout parce qu’il est orphelin. Qu’est-ce que ça peut bien changer, me direz-vous, et bien tout. Un enfant qui a vécu sans parents évoluera différemment, que quelqu’un qui a eu la chance d’en avoir.

« - Tu parles de tes parents ? »

Elio hoche la tête.

« - De quoi tu te souviens ?
- D’un doux parfum de fleurs. Et d’une brise d’air frais. Il faisait beau ce jour-là. Je m’en souviens, parce que j’avais tendance à vouloir m’asseoir sur le bord de la fenêtre alors que je n’avais pas le droit. Je devais avoir cinq ou six ans, mais je trouvais le ciel fascinant. Je ne comprenais pas pourquoi il changeait de couleur. Et la dame en noir était venue me gronder ce jour-là. Encore une fois. Puis était venue pour m’annoncer l’heure du déjeuner. J’aimais pas l’heure du déjeuner, je revois les brocolis et le blé dans mon assiette, sans rien pour assaisonner. Mais aussi, je vois le siège à ma gauche, vide. « Où est Joe ? » Ais-je alors demandé. Et c’est ce jour-là que j’ai compris. Compris ce que c’était des « parents ». Ils venaient vous cueillir à l’aube du printemps pour vous élever. Je n’avais jamais pris conscience qu’on puisse en avoir, d’aussi loin que je me rappelle, je n’ai toujours eu que le visage austère de cette sœur comme figure d’autorité. Puis j’ai fini par entendre un beau jour, qu’on m’avait abandonné à l’hôpital. Et c’est l’orphelinat des sœurs qui m’a trouvé ce nom : Elio.
»

Si l’évocation de souvenirs passe beaucoup par les images, les odeurs et sensations faisaient partie de ces déclencheurs, qui mettaient en marche le système complexe qu’était notre cerveau. Elio étant après tout, comme tout le monde, avait besoin d’être stimulé pour se rappeler, sinon quoi il était toujours dur de se souvenir de sa première dent ou ses premiers pas.

« - De quoi tu te souviens d’autre à l’orphelinat ?
- Pas grand chose d’autre. Du moins, je ne crois pas avoir envie de m’en rappeler.
»

Et parfois, il y a des souvenirs qui ne veulent pas sortir. Soit parce qu’ils sont trop enfouis, soit parce que la personne cherche à les supprimer. Il va s’en dire qu’un orphelinat de bonnes sœurs, ça ne devait pas être la fête à la maison tous les jours. Autorité, simplicité… Pour des enfants en quête d’épanouissement, ce n’était pas le pied, et Elio a très mal vécu cette enfance, où ses seuls moments de liberté étaient l’école, où il échappait à cette éducation militaire. Il ne s’entendait pas non plus avec les autres enfants. Il se battait avec les garçons, et faisait vivre un enfer aux petites filles. Autant dire que c’était un beau souk.

« - Je me souviens.
- Quoi donc ?
- J’entends encore la pluie s’abattre sur le carreau, l’ambiance humide et pesante qui régnait ce jour-là. C’était très désagréable. Je n’aimais déjà pas la pluie, à cette époque. J’avais grandi aussi, et j’étais un des rares de mon âge à avoir survécu à la vague d’adoption. J’avais perdu tous ceux avec qui j’avais grandi jusqu’à présent, et n’arrivaient que des bébés, bambins et petits marmots à quatre pattes. Rien n’avait évolué, c’était même pire. Vous savez, on ne se soucie guère des petits orphelinats de quartiers, bénévoles et peu prestigieux, et l’établissement s’est dégradé. C’était une période sombre, je réentends le coup de tonnerre qui gronde au loin, et le bruit des roues de ma valise sur le plancher qui grince. La poignée qui s’abaisse, et la pluie glaciale qui s’abat sur moi. J’ai couru, couru, couru. Je mourais de froid.
- Tu t’es enfui de l’orphelinat ?
- C’est bien ce que j’aurais voulu oui, mais j’ai vite été pioché par deux agents de police, un pâté de maisons plus loin. Ils me connaissaient que trop bien, pour être un petit merdeux pouilleux, qui ne trouve rien d’autre à faire que de vouloir vivre sa vie. Ils m’ont ramené à l’orphelinat. J’ai été privé de sortie pendant des jours. Je ne sais pas pourquoi je me rappelle de ça, exactement.
»

Peut-être que lui ne savait pas, mais si c’était encore frais dans sa tête, c’était sans doute parce que ça avait du le marquer tout particulièrement.

« - J’ai entendu dire que ton orphelinat a été fermé en 2005.
- Plus assez de subventions de l’état, déclaré comme insalubre, dirigé par des sœurs ce qui était démodé. Bref, indigne d’accueillir des enfants à l’intérieur.
- Du coup, qu’est-ce qu’il s’est passé pour toi ?
- Famille d’accueil. Ils ont du s’amuser à trouver des familles pour tous les rejetés de la société, qui ne pouvaient pas vivre seuls. Autant vous dire qu’elles étaient contentes, les familles.
- La tienne l’était ?
- Au début non. Faut dire qu’ils avaient déjà deux gosses à leur charge, et ils se tapaient un « gamin de la rue » en plus. C'était pas l'argent qui manquait, mais c'était déjà deux sacrées têtes, du coup au début, la cohabitation a été pire que compliquée, mais je n’avais pas le choix et eux non plus. Seulement les années ont passées, et comme leurs gosses étaient plus vieux que moi, ils sont partis faire leurs études et tout a bizarrement commencé à évoluer. En bien. Je crois que ça devait leur manquer de plus avoir leurs mômes à la maison.
- Du coup tout se passait bien. Mais comment t’as atterri à Boston ?
- Rien de plus simple. Leurs enfants, avec le niveau d’études devaient partir plus loin, les parents ont juste voulu suivre, moi avec. Je n’étais pas majeur, puis je crois qu’ils ne voulaient pas me faire vivre l’enfer de devoir me faire balader de famille d’accueil en famille d’accueil, puis ils avaient largement les moyens. C’est juste qu’au début, ils ne voulaient pas m’en faire profiter. Maintenant je fais partie intégrante de leur famille, même si ce n’est pas toujours la joie avec les deux grands. Disons que je n’ai pas à me plaindre, ils me considèrent comme leur fils, alors ils me paient mes études, tout ça. Bon ce n’est pas toujours rose, j’ai un caractère qu’ils n’arrivent pas à dompter, mais je leur en suis reconnaissant malgré tout. Sans eux, je ne sais vraiment pas où je serais aujourd’hui.
- Bien et donc aujourd’hui, tu fais des études d’histoire à l’université de Boston, c’est ça ?
- Ouais, et il me reste quelques semaines à tirer avant d’être majeur et être maître de mon destin. Enfin.
- Tu vas quitter ta famille d’accueil ?
- Pas complètement, mais maintenant que je vais avoir l’accord légal de le faire, je ne vais pas me gêner, on n’a pas arrêté de choisir des voies pour moi, à moi de prendre ma vie en main.
- Qu’est-ce que tu entendais par changer tout alors ?
- Avoir pu faire mes propres choix. Franchement, vous ne voyez pas ce que j’aurais pu avoir envie de changer ? Vous ne comprenez pas que j’aurais eu envie de savoir comment ma vie aurait été si j’avais eu des parents ? Si j’avais pu choisir, peut-être que tout serait différent, et que je ne serais même pas avec vous à faire cette expérience stupide. D’ailleurs qu’est-ce que je fous là ?
- Vous êtes un des rares à pouvoir nous parler de l’orphelinat, et de ce qu’il s’y passait, voilà pourquoi.
- Vous savez, j’étais pas le seul là-haut, puis venir me cueillir à Boston c’est un peu glauque. Enfin, je suppose qu’on a fini là ? De toute façon, ce n’est pas comme si vous pouviez y changer quelque chose, j’ai parlé pendant deux heures de ma vie, je peux partir maintenant ?
- Oui oui. »


Seulement, le hic, c’est que quoiqu’il arrive, il faut vivre avec ses regrets, et avec son passé, qui chaque jour un peu plus vous rattrape. Et c’est le cas de tout le monde. Peu importe le statut, le sexe ou l’âge de la personne. Et Elio continuait à vivre avec, chaque jour, bien que 2016 semblait signer enfin le début d’une nouvelle vie.
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Dernière édition par Elio Stoddeley le Lun 1 Fév - 9:54, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Jeu 28 Jan - 21:12

love dance
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Ven 29 Jan - 16:53

REBIENVENUE *___* J'ai hâte de voir ce que donne ton perso *____* ♥
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Ven 29 Jan - 18:04

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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Ven 29 Jan - 22:50

OH ENZO !!!!!! (si j'ai bien suivi ?)

Encore bienvenue
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Dim 31 Jan - 10:41

Mon dieu Sashou, ce que j'aime quand tu crées des nouveaux persos, parce que c'est toujours de la bombe *o* J'ai tellement hâte de voir

Rebienvenue et bon courage <3
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Dim 31 Jan - 11:44

Vous êtes adorables, je vous aime <3

MERCI *O*


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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Lun 1 Fév - 10:45

Tu es validé(e)

Félicitations ! MA FEMME *.* J'aime ton personnage et l'idée des situations est tellement bien choisie ! Félicitation, JE (Cool) te valide et je te souhaite un bon jeu *.*. J'ai hâte de voir comment tu vas tourner tout ça

Maintenant que tu es accepté dans la magnifique ville enneigée de Boston, tu peux aller à la rencontre d'autres gens, en postant ton avis de recherche, et même lister tes plus belles rencontres. Tu peux aussi demander ton plan de la ville et tout un tas de trucs pour découvrir Boston en toute sérénité dans le couloir des requêtes. Si tu es un jeune étudiant, tu peux aller lire les mémoires de leurs ancêtres. En tous les cas, si tu as la moindre question, n'hésites pas à solliciter le Staff en passant par les liens disponibles sur la page d'accueil.
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MessageSujet: Re: I am YOU; YOU are me — 100%   Aujourd'hui à 23:05

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